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Nathalie Lambert veut voir Calgary rallumer la flamme olympique en 2026

Gros plan de Nathalie Lambert en conférence de presse
Nathalie Lambert a été chef de mission du Canada aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010. Photo: The Canadian Press / JONATHAN HAYWARD
Radio-Canada

Nathalie Lambert, médaillée olympique en patinage de vitesse sur courte piste, espère que la population de Calgary donnera le feu vert, le 13 novembre, à une candidature pour les Jeux olympiques d'hiver de 2026.

Les Calgariens doivent se prononcer à cet effet dans le cadre d’un référendum qui fera foi de tout.

« J’aimerais que l’on obtienne un vote favorable et qu’on aille de l’avant avec la candidature de Calgary. C’est la ville parfaite pour y tenir des Jeux d’hiver », estime-t-elle.

Lambert, rencontrée dimanche à Calgary dans le cadre de la Coupe du monde de patinage de vitesse sur courte piste, s’inscrit totalement dans la nouvelle approche du Comité international olympique (CIO) qui consiste à réutiliser des installations olympiques préexistantes.

« Je trouve intelligent de retourner dans des endroits où il y a déjà des infrastructures existantes, explique celle qui a été chef de mission du Canada aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010. Il faut en rénover quelques-unes, mais on sait qu’à Calgary, les installations servent. Pour la candidature de l’Italie, on ne retourne même pas à Turin. On s’en va complètement ailleurs. On va aller créer un autre ovale [en patinage de vitesse sur longue piste, NDLR] dont on n’aura pas besoin. Ça fait moins de sens que de revenir à Calgary. »

Craintes des contribuables?

Nathalie Lambert ne partage pas les craintes des citoyens qui ont peur de voir leurs impôts grimper en flèche en raison des dépenses publiques liées à la présentation des Jeux olympiques.

« Je comprends que personne ne veut payer de taxes. En même temps, c’est une opportunité, dit-elle. Si tu as bien pensé à tes installations, tu as une possibilité d’aller chercher du financement de tous les paliers de gouvernement. Ces derniers ne vont pas revamper une ville sans une occasion comme celle-là. »

En 88, les Jeux ont mis Calgary sur la carte du monde. Il faut par contre avoir un plan pour tes infrastructures. Il suffit de voir l’héritage sportif découlant de ces Jeux. Si on procède de la même façon pour 2026, ce sera encore un bel héritage pour la ville de Calgary.

Nathalie Lambert

Elle cite en exemple la reconversion de l’anneau de vitesse de Jeux olympiques de Vancouver, à Richmond, en un centre communautaire dont bénéficie à présent la population locale.

Bon pour le sport et les athlètes

En y regardant de plus près, les athlètes sont les grands gagnants de la tenue de Jeux en sol canadien, poursuit Nathalie Lambert, qui a vécu des Jeux dans son pays comme spectatrice, athlète et accompagnatrice.

« J’ai eu la chance de les voir, directement ou indirectement, à trois reprises. Ceux de Montréal m’ont donné le goût de devenir une athlète. Ceux de Calgary ont été mes premiers Jeux. Et, finalement, Vancouver comme chef de mission. De voir le pays triper comme ça, c’est quelque chose d’assez puissant », indique-t-elle.

Pour illustrer les retombées directes des Jeux de Vancouver sur les athlètes canadiens, l'ancienne championne de courte piste rappelle que le financement à la hausse des sports d’hiver a commencé en 2004, en préparation de 2010.

Nous n’aurions jamais récolté autant de médailles autrement à ces Jeux, et ça continue aujourd’hui.

Nathalie Lambert

En cas de rejet de la population dans le cadre du référendum du 13 novembre, Nathalie Lambert croit qu’il ne faudrait pas baisser les bras.

« J’aime ce que le CIO a offert en confirmant, dans un même élan, Paris pour 2024 et Los Angeles pour 2028. Ce serait bien de pouvoir choisir les villes pour couvrir deux ou trois cycles olympiques à la fois, au lieu de toujours chercher de nouvelles candidatures », conclut-elle.

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