•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mikaël Kingsbury plus déterminé que jamais à rester au sommet de la montagne

Mikaël Kingsbury
Mikaël Kingsbury Photo: Radio-Canada

La médaille d'or olympique décrochée à Pyeongchang a complété la collection de Mikaël Kingsbury. Le skieur acrobatique qui a tout balayé sur son passage lors des sept dernières saisons pourrait donc être rassasié à force d'empiler les honneurs. Ce serait mal le connaître.

Un texte de Félix St-Aubin

Mikaël Kingsbury est en terrain connu. Ce n'est pas la première fois qu'il est considéré comme l'homme à battre dans sa discipline, comme il est bien installé au sommet des pentes depuis des lustres.

Sa récolte de 14 globes de cristal consécutifs, 7 au classement général et 7 en bosses, témoigne de sa domination sans précédent. Les sept médailles empochées aux Championnats du monde, dont deux en or, et les innombrables records abattus ajoutent à sa suprématie.

Kingsbury amorcera la prochaine campagne de Coupe du monde avec le statut de champion olympique.

Fidèle à lui-même, au lieu de s'asseoir sur ses lauriers, l'athlète de 26 ans a redoublé d'ardeur à l'entraînement durant l'intersaison pour être fin prêt lorsque le coup d'envoi sera donné le 7 décembre, à Ruka, en Finlande.

J'ai eu un été chargé. Les gens pensent parfois que j'ai pris des vacances et que je me suis reposé puisque j'ai gagné aux Jeux olympiques, mais au contraire. Je pense que je suis celui qui a le plus skié. Je suis allé à Whistler deux fois, en France, en Australie et je reviens tout juste de la Suisse.

Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury
Il se tient au pied de la pente olympique de bosses en se recouvrant du drapeau canadien.Mikaël Kingsbury après sa conquête de la médaille d'or aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Photo : AFP / Getty Images / Martin Bureau

Et pas de répit pour la concurrence.

« Je suis dans la meilleure forme physique de ma vie. Mon ski a vraiment évolué, j'ai beaucoup travaillé sur les points techniques, sur la vitesse et sur certaines combinaisons de grab [prise de skis] dans mes sauts. J'ai hâte de commencer la saison, je me sens d'attaque. »

Carburer à la passion

L'amour de Kingsbury pour son sport rejaillit sur sa méticuleuse préparation et fait en sorte qu'il ne se lasse toujours pas d'accumuler les honneurs. Au grand désarroi de ses adversaires.

« Le fait d'avoir tout gagné peut laisser penser [que je suis rassasié], mais j'adore ce que je fais et je sais que je n'ai pas encore atteint mon plein potentiel. J'ai hâte de voir où le ski peut me mener, explique-t-il.

« Je m'améliore tout le temps, j'ai une belle gang de gars qui voyage avec moi, j'ai beaucoup de compétition [de mes rivaux] et je suis encore au sommet de mon art. Je n'ai pas le goût de me retirer nécessairement tout de suite. C'est pour ça que je veux continuer au moins jusqu'en 2022 [aux Jeux de Pékin]. Et on verra ce qui va se décider avec Calgary 2026. »

Le baptême olympique de Kingsbury est survenu aux Jeux de Sotchi, en Russie, à l'hiver 2014, quatre années après ceux de Vancouver. Il n'a donc jamais eu l'occasion de défendre l'unifolié en sol canadien avec ses plus fervents supporteurs massés dans les gradins.

« Ce serait un rêve, répond-il au sujet de la candidature de Calgary pour l'obtention des Jeux de 2026. J'ai eu la chance d'être à Vancouver en tant qu'ouvreur de piste, je n'étais pas un athlète, mais j'ai vu c'était quoi compétitionner au Canada. »

De terminer ma carrière aux Jeux olympiques en 2026, à la maison, devant mes proches et mes amis, sur une piste que je connais très bien à Calgary où j'ai déjà sept victoires en Coupe du monde, ce serait la cerise sur le sundae pour une carrière qui a été exceptionnelle.

Le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury

L'or et rien d'autre

Sa feuille de route garnie de succès a eu pour effet de rehausser les attentes des amateurs de ski acrobatique à son égard. Le roi de la montagne n'a maintenant plus le droit à l'erreur dans l'esprit de plusieurs et une médaille d'argent ou de bronze est perçue comme une défaite par certains. Et pourtant.

« C'est un peu de ma faute, dit à la blague Kingsbury. J'ai habitué tout le monde à des victoires, mais je pense que les gens qui connaissent le sport savent que ce n'est pas facile de simplement terminer dans le top 10 mondial ou de faire un podium. »

« Parfois, je termine 2e après une série de victoires, et les gens se disent : "Qu'est-ce qui s'est passé avec Mikaël?" On apprend de nos erreurs, mais en même temps, une 2e position n'en est pas une, souligne-t-il. Ça n'a jamais été facile pour moi de gagner, il a fallu que je travaille fort. »

Il a de nouveau pris les moyens de ses ambitions cet été afin de continuer d'exercer une hégémonie sur la compétition.

Mikaël KingsburyMikaël Kingsbury Photo : Instagram/mikaelkingsbury

Ski acrobatique

Sports