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Valérie Maltais allonge son parcours

La patineuse de vitesse Valérie Maltais
La patineuse de vitesse Valérie Maltais Photo: Sarah Champagne
Radio-Canada

À 28 ans et après trois Jeux olympiques en patinage de vitesse sur courte piste, Valérie Maltais a fait la transition vers le longue piste. Quelques mois plus tard, elle a atteint un premier objectif en se qualifiant pour les épreuves de Coupe du monde.

Un texte de Jean St-Onge

C’est en assistant aux Championnats canadiens de courte piste, il y a quelques semaines, qu’elle a été convaincue d’avoir pris la bonne décision.

« J’ai regardé les compétitions et, pour moi, c’était un peu un test pour voir si je passais émotionnellement à autre chose, a-t-elle raconté lundi à Radio-Canada Sports. J’ai vraiment apprécié regarder les courses, mais je ne me voyais pas à cet endroit-là. Je me voyais plutôt à mon championnat canadien en longue piste. »

Et, de retour à Calgary, ses performances se sont améliorées de façon substantielle, comme si une page avait été tournée officiellement.

Contrairement à Olivier Jean, Valérie Maltais n’a pas l’intention de se spécialiser dans les courses de départ groupé, qui ressemblent à ce qui se fait en courte piste.

Elle apprécie la bataille contre le chrono, comme c’était le cas également lors des entraînements en courte piste.

« J’adore ça, dit l'athlète de La Baie. C’est ce que j’avais envie de faire. »

« J’ai toujours cru que j’avais de bonnes capacités physiques, mais en courte piste, par moments, tu te sens un peu limitée par les stratégies de course contre les autres patineurs. J’avais vraiment envie d’essayer ça au meilleur de ma forme et de réussir la performance qui reflète idéalement comment je me sens. »

Valérie MaltaisValérie Maltais en courte piste Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

L’adaptation semble s’être bien déroulée, mais n’a pas nécessairement été facile. Surtout que des problèmes de réfrigération à l’anneau de glace de Calgary ont précipité sa transition. Il lui a fallu s’ajuster à la nouvelle technique plus rapidement que prévu.

« Une fois que t’es sur l’anneau de 400 mètres avec tes patins à clap, c’est une tout autre adaptation. Au début, quand j’ai embarqué, je me suis dit : "O.K., la tâche va être plus ardue que prévue." »

On m’a mise dans un groupe d’élite immédiatement. C’est quand même une tâche difficile, juste de suivre les entraînements. Au début, je voyais ça comme une grosse montagne. Je savais que j’étais bonne physiquement, mais j’étais techniquement limitée.

Valérie Maltais
Valérie Maltais dans un virageValérie Maltais Photo : Instagram/Valérie Maltais

La semaine dernière, elle a participé à ses premiers Championnats canadiens et elle est montée sur un premier podium avec une 3e place au 3000 m. Elle aura maintenant un mois pour peaufiner sa préparation en vue de ses premières épreuves en Coupe du monde.

Question d’épargner un peu, le Canada envoie une équipe de six hommes et de six femmes aux deux premières étapes au Japon (à Obihiro du 16 au 18 novembre, et à Tomakomai du 23 au 25 novembre).

C’est à compter des épreuves européennes en décembre que Valérie Maltais rejoindra l’équipe nationale. Elle devrait participer aux épreuves de 1500 et 3000 m et peut-être aux départs groupés.

L'objectif à court terme : se qualifier pour les mondiaux à Calgary en mars prochain.

L'objectif à long terme : une quatrième participation aux Jeux olympiques, à Pékin, en 2022.

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