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L'impartialité de l'enquêteur mise en doute au procès de Dave Brubaker

Dave Brubaker (à gauche)
Dave Brubaker (à gauche) au palais de justice de Sarnia Photo: The Canadian Press / Geoff Robins
Radio-Canada

Au deuxième jour du procès de l'entraîneur de gymnastique Dave Brubaker, accusé d'agression sexuelle et d'incitation à des contacts sexuels, la défense a mis en doute l'impartialité de l'enquêteur en raison de son lien familial avec la plaignante.

L’enquêteur est le cousin de la plaignante. Il a agi comme garçon d’honneur à son mariage. La victime alléguée est la marraine de l’enfant du policier.

L’avocat de la défense a martelé l’accusé de questions sur ces liens lors du contre-interrogatoire en après-midi.

« Vous n’y avez pas vu un conflit d’intérêts », a demandé Patrick Ducharme.

L’avocat a suggéré avec insistance que le policier était biaisé dans son approche envers l’accusé.

L’agent soutient qu’il avait avisé la Couronne en décembre de l’existence de ses liens familiaux avec la plaignante.

La défense ne l’a appris que samedi dernier, ce qui a mené à un ajournement de 24 heures en ouverture de procès lundi.

Rien de sexuel selon Brubaker

L’avant-midi a été consacré au visionnement de l’interrogatoire de Dave Brubaker par le policier lors de son arrestation en décembre.

Le juge n’a pas encore statué sur l’admissibilité de cet interrogatoire en preuve.

Contrairement à ce que la plaignante a déclaré la veille, l’ex-entraîneur de l’équipe olympique canadienne soutient que les massages administrés à ses gymnastes étaient thérapeutiques et n’avaient rien d’inapproprié.

Lors de l’interrogatoire du jour de l’arrestation, l’accusé a affirmé qu’il n’y avait aucune intention sexuelle dans ses contacts avec les gymnastes.

« Je suis très très désolé. J’aime ces filles, a-t-il dit. J’aimais passer du temps avec leurs familles. C’était une partie importante de nos vies. »

« Elles étaient comme mes filles. Ce n’était pas sexuel d’aucune façon », a-t-il réitéré.

Lors de cet interrogatoire, Dave Brubaker a tenu à se distancer des scandales qui ont touché la gymnastique au cours des dernières années.

Il a notamment fait référence à l’autre entraîneur canadien accusé d’agression sexuelle, Michel Arsenault.

« Je vois Michel comme un monstre. Ça me rendait malade, » a-t-il dit de son ancien collègue.

Au cours de l’interrogatoire, l’enquêteur lui a suggéré d’écrire une lettre d’excuses aux victimes alléguées.

Brubaker l'a lu devant le policier en salle d’interrogatoire.

« Je savais au fond de moi que ce moment viendrait, a-t-il dit. Je suis content que vous ayez trouvé la force de me confronter. »

Brubaker a mentionné au policier qu’il s’inquiétait des mauvais traitements qu’il pourrait subir si les gens le considéraient comme un agresseur d’enfants. « Je suppose que c’est le châtiment que je mérite », a-t-il ajouté.

Le procès devait initialement durer trois jours, mais a été prolongé. Il se poursuivra les 13 et 14 décembre.

Me Ducharme a confirmé en fin de journée que Dave Brubaker serait son premier témoin le 14 décembre.

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