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Procès Dave Brubaker : la plaignante raconte avoir embrassé son entraîneur sur la bouche à 12 ans

Dave Brubaker
Dave Brubaker Photo: courtoisie: CIO
Radio-Canada

Le procès pour agression sexuelle de Dave Brubaker, ancien entraîneur de l'équipe canadienne féminine de gymnastique, a commencé mardi matin avec une journée de retard, à Sarnia, en Ontario.

Brubaker a plaidé non coupable à un chef d'agression sexuelle et à un chef d'incitation à des contacts sexuels.

L'homme de 55 ans devait faire face à 10 chefs d'accusation, mais à la lueur de nouvelles informations et après une suspension d'une journée, le nombre a été réduit à 2.

La première personne à se présenter à la barre des témoins est une victime alléguée de Brubaker.

La femme, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, a déclaré que l’accusé avait commencé à l’embrasser sur la bouche quand elle n’avait que 12 ans.

L’entraîneur, qui allait occasionnellement chercher son athlète à l’école, la ramenait ensuite chez lui, où il l’incitait à faire une sieste en sa compagnie. L’homme, maintenant âgé de 55 ans, en profitait pour la chatouiller autour du ventre.

« Je me rappelle que c’était comme des insectes sous ma peau et ça me donne des nausées », a témoigné la femme.

La plaignante a également parlé de massages inappropriés pratiqués par Brubaker. Ces massages pouvaient avoir lieu au gymnase ou encore à la résidence de l’entraîneur.

Lors du contre-interrogatoire, l’avocat de l’accusé a soulevé le lien très proche entre l’enquêteur au dossier, qui est le cousin de la victime alléguée et qui a été garçon d’honneur à son mariage.

« L’officier m’a aidé à aller de l’avant et à parler de choses dont je n’avais jamais parlé auparavant, » a-t-elle expliqué.

Une deuxième témoin, dont l’identité est également sous ordonnance de non-publication, est venue confirmer que la plaignante était la seule athlète à embrasser l’entraîneur sur la bouche.

Les deux jeunes athlètes ont habité chez Brubaker et son épouse pendant une période d’environ un an.

La femme a décrit en détail une soirée où Brubaker a fait un massage à la plaignante pendant que celle-ci ne portait que des sous-vêtements.

L’entraîneur lui aurait dit qu’elle serait la suivante. Elle est alors allée revêtir des collants, car elle se sentait mal à l’aise.

Après une pause et quelques échanges entre les avocats et le juge, le policier responsable de l'enquête a été appelé à la barre.

Il n'a pas eu le temps de témoigner, puisque la Couronne a présenté une vingtaine de minutes de l'interrogatoire de Brubaker lors de son arrestation.

Sur la bande vidéo, Brubaker déclare qu'on l'a avisé de garder le silence.

Néanmoins, il a fait certaines déclarations. Il a notamment dit : « Ce n'était pas un abus de pouvoir. J'admets que j'aimais beaucoup les filles à ce moment. Ce n'était pas d'une manière sexuelle. »

Le juge a ensuite procédé à l'ajournement. Le procès reprendra mercredi matin.

Dans cette cause entendue devant juge seul, Dave Brubaker est visé pour des gestes qui se seraient produits entre 2000 et 2007. Les accusations émanent d’une série d’incidents mêlant Brubaker et une athlète qu’il entraînait et qui était âgée de moins de 16 ans pendant au moins une partie de cette période.

Il est bien connu dans le monde de la gymnastique canadienne et internationale. Il était entraîneur de l’équipe nationale féminine pendant les Jeux olympiques de 2012 et 2016 et a dirigé le club Bluewater Gymnastics de Sarnia de 1985 à 2017.

Avec les informations de CBC

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