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Les Flames veulent se réhabiliter

Photo: Getty Images / Bruce Bennett
Radio-Canada

De jeunes joueurs qui se taillent une place dans la formation, une attitude renouvelée dans le vestiaire, un petit prodige finlandais : il y avait comme un air de déjà-vu autour des Flames de Calgary lundi.

Un texte d’Alexandre Gascon

Toutefois, la comparaison avec le Canadien s’arrête là.

Avant que la saison commence, les attentes envers les Flames étaient bien plus élevées que celles à l'égard des joueurs du CH.

Le magasine The Hockey News leur a même prédit la première place de la Division pacifique qui comprend pourtant le toujours menaçant trio de la Californie.

En 2017-2018, les Flames se sont forgé une fiche de 6-3-0 pour amorcer la saison, mais ont terminé avec seulement 3 victoires à leurs 13 derniers matchs. Cela les a laissés à 11 points des séries éliminatoires.

Le rendement décevant et la chute vertigineuse de fin de campagne ont coûté son poste à l’entraîneur-chef Glen Gulutzan, remplacé par Bill Peters, qui a quitté la Caroline pour revenir dans sa province natale.

Alors, oui, le début de saison est crucial, a rappelé Matthew Tkachuk, mais c’est insuffisant pour garantir quoi que ce soit.

« Notre fin de saison a été terrible. On n’en a pas vraiment parlé, mais on le savait qu’on avait besoin d’un bon début. Mes deux premières saisons ici, on était bons pendant les 15 premiers matchs, mais après ça s’est écroulé », a poursuivi le frère de Brady.

« Normalement, les équipes qui ont un bon début de saison se mettent dans une position favorable pour participer aux séries éliminatoires. Ça s’en vient », a estimé le capitaine Mark Giordano.

Valimaki impressionné par Kotkaniemi

En l’absence de Travis Hamonic, toujours sur la touche, les Flames comptent trois défenseurs de 21 ans et moins au sein de leur brigade.

Noah Hanifin n’est certainement pas une verte recrue. Il s’appuie déjà sur 247 matchs d’expérience dans la LNH, mais on ne peut en dire autant de Rasmus Andersson (17) et de Juuso Valimaki (8).

Le dernier de la liste émane d’ailleurs du plus prolifique repêchage de l’histoire de la Finlande. Seizième choix au total de l’encan 2017, Valimaki est l’un des six joueurs de cette nation à avoir été choisi au premier tour, avec notamment Miro Heiskanen et Eeli Tolvanen.

Comme les Finlandais sont friands d’un jeu collectif homogène et croient à l’importance de la cohésion d’une équipe de hockey, la plupart des meilleurs joueurs du même âge se sont croisés dans des camps d’entraînement avec l’équipe nationale.

C’est le cas de Valimaki et de Jesperi Kotkaniemi.

Ils se sont connus brièvement pendant un camp d’évaluation à Washington, l’an dernier, en prévision du Championnat mondial junior.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Valimaki n’a pas tari d’éloges lorsque questionné sur son jeune compatriote. Ce qui l’impressionne le plus? Sa capacité d’adaptation, évidemment.

« Il jouait en Finlande, il est arrivé et il a déjà un impact. Je suis vraiment content pour lui, mais je suis aussi très impressionné parce qu’il y arrive dans une si grande ville de hockey et une grande organisation. C’est génial », a raconté le sympathique jeune homme.

Le défenseur a quitté sa famille à 16 ans pour poursuivre son développement dans la Ligue junior de l’ouest avec les Americans de Tri-City, justement pour faciliter une transition souvent pénible de l’Europe à l’Amérique.

« Le hockey est très différent de ce qu’on connaît à la maison. C’est beaucoup plus rapide, beaucoup plus physique. Je pense que oui, venir au Canada a probablement aidé beaucoup. La langue aussi. La culture, les règles du jeu. Même dans le junior, tu as beaucoup plus de matchs qu’en Finlande, les voyages et tout. Ça te prépare pour ça, c’est clair. »

Un rite de passage dont n’a pas profité Kotkaniemi.

Et pourtant...

En rafale

Les Flames (5-3-0) sont plutôt mécontents de leur jeu en début de campagne, en dépit de leur rendement positif.

« Notre fiche est probablement meilleure que de la façon dont on a joué », a laissé tomber Tkachuk.

Dimanche soir, contre les Rangers, les Calgariens ont accordé 45 tirs au filet, dont plusieurs de grande qualité, et n’en ont dirigé que 26 sur Henrik Lundqvist. Ils s’en sont tirés malgré tout avec une victoire de 4-1. Ils ont remporté trois de leurs quatre derniers matchs.

Le changement d’air semble bénéfique jusqu’à présent à Elias Lindholm. Le cinquième choix du repêchage de 2013 a déjà huit points, dont cinq buts, en huit rencontres depuis son arrivée en Alberta. Son sommet personnel est de 17, une marque réussie en 2014-2015 avec les Hurricanes, qu’il est en voie d’éclipser avant la fête des Rois.

Le trio qu’il forme avec Johnny Gaudreau et Sean Monahan totalise 28 points en 8 matchs.

« On s’est bâti une cohésion dès le début de la saison, a expliqué Gaudreau dans le vestiaire des Flames.

« C’est un bon coéquipier, il est intelligent et on est amis en plus. Espérons qu’on va continuer à progresser ensemble parce qu’il nous reste, tous les trois, cinq ou six ans à nos contrats respectifs. »

Ce qu'il serait convenable d’appeler une bonne nouvelle.

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