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Misères et grandeurs de la vie d’un botteur

Chandler Catanzaro
Chandler Catanzaro Photo: icon sportswire via getty images / Icon Sportswire

Le botteur des Buccaneers de Tampa Bay Chandler Catanzaro a donné la victoire à son équipe avec un retentissant botté de 59 verges en prolongation contre les Browns de Cleveland. Mais son équipe n'aurait jamais eu besoin de minutes supplémentaires s'il avait bien fait son travail plus tôt dans le match.

Un texte de Jean St-Onge

Le dimanche après-midi de Catanzaro illustre bien les hauts et les bas dans la vie d’un botteur au football professionnel.

À sa troisième équipe en cinq ans dans la NFL, il a eu l’occasion de donner la victoire aux Bucs au dernier jeu du match, mais il a raté un botté de 40 verges.

Pire encore, il n’aurait pas eu besoin de faire ce botté de fin de match s’il n’avait pas manqué sa troisième transformation de la saison plus tôt dans la rencontre.

Et il n’est pas le seul à avoir connu l’extase de la victoire et l’agonie de la défaite parmi ses confrères botteurs ce week-end.

Jason Tucker, des Ravens de Baltimore, n’avait jamais raté un converti en plus de six saisons dans la NFL. Il a échoué dimanche à sa 223e tentative à moins de 30 secondes de la fin du match. Résultat : les Ravens ont perdu 24-23 contre les Saints.

Brett Maher, un ancien de la Ligue canadienne, a gagné le poste de botteur avec les Cowboys de Dallas aux dépens de Dan Bailey, le deuxième botteur pour la précision dans l’histoire de la NFL.

Dimanche, Maher a touché le poteau en fin de match sur une tentative de 52 verges et, plutôt que de se retrouver en prolongation, les Cowboys ont perdu contre leurs ennemis jurés, les Redskins de Washington.

Au fil des ans, les botteurs de précision n’ont jamais cessé de s’améliorer, ce qui a amené la NFL à étirer les convertis de 20 à 33 verges. Les botteurs les réussissent quand même à 94,52 %.

Pour ce qui est de bottés de précision, ils ont une moyenne de plus de 84 %.

Jusqu'aux années 80, même les meilleurs botteurs de la ligue ne parvenaient pas à maintenir une telle moyenne.

Bref, les botteurs n’ont jamais été aussi bons qu’aujourd’hui, mais ce seront toujours leurs bottés manqués qui retiendront l’attention.

Un grand petit botteur

Trevor Harris, Lewis Ward et Jean-Christophe BeaulieuTrevor Harris, Lewis Ward et Jean-Christophe Beaulieu Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Le botteur le plus efficace du football professionnel joue dans la Ligue canadienne.

La recrue Lewis Ward, du Rouge et Noir d’Ottawa, vient de battre le record d’Adam Vinatieri avec 45 bottés de précision consécutifs.

Ward a fracassé la marque avec panache. Il a effectué un botté de 52 verges, son plus long cette saison, dans une victoire de 35-31 contre Hamilton.

Ward est aussi en voie d’établir le record de la LCF avec 97,9 % d’efficacité (46 en 47).

Son seul botté raté était une tentative de 48 verges juste avant la mi-temps au premier match de la saison.

Ward, à qui le Rouge et Noir accorde une généreuse taille de 1,70 m (5 pi 7 po), n’a jamais été repêché, même s’il vient au 3e rang de l’histoire du football universitaire canadien avec 412 points.

Il faut dire que son pourcentage de réussite de 74 % à l’université ne laissait pas entrevoir qu’il battrait des records du football professionnel dès son année recrue.

L'an dernier, il a agi comme gardien de sécurité aux parties locales du Rouge et Noir et au match de la Coupe Grey.

Cette année, il pourrait réussir le botté décisif pour le Rouge et Noir au match de la Coupe Grey.

C'est aussi ça, la vie de botteur professionnel. Garde de sécurité un jour, héros le lendemain. Ou l'inverse...

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