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Le procès de Dave Brubaker commence lundi

Le directeur de l'équipe nationale féminine de Gymnastique Canada, Dave Brubaker, a été accusé de multiples infractions sexuelles.
Le directeur de l'équipe nationale féminine de Gymnastique Canada, Dave Brubaker, a été accusé de multiples infractions sexuelles. Photo: YouTube/Gymnastique Canada
CBC

Un procès pour accusations d'agressions sexuelles contre l'ancien entraîneur de l'équipe nationale féminine de gymnastique commence lundi, à Sarnia, en Ontario.

Dave Brubaker fait face à plusieurs chefs d’accusation pour des gestes qui se seraient produits entre 2000 et 2007. Les allégations émanent d’une série d’incidents mêlant Brubaker et une athlète qu’il entraînait, qui était âgée de moins de 16 ans pendant au moins une partie de cette période.

Il est accusé d’un chef d’incitation à des contacts sexuels, de trois chefs de contacts sexuels, de trois chefs d’exploitation sexuelle et de trois chefs d'agression sexuelle.

Brubaker est bien connu dans le monde de la gymnastique canadienne et internationale. Il était entraîneur de l’équipe nationale féminine pendant les Jeux olympiques de 2012 et 2016 et a dirigé le club Bluewater Gymnastics de Sarnia de 1985 à 2017.

Son arrestation en décembre a bouleversé la communauté de la gymnastique canadienne. Gymnastique Canada a reconnu être « profondément troublée par cette information », dans un communiqué.

« Notre priorité au sein de Gymnastique Canada est la sécurité des athlètes, a dit Richard Crépin, qui était président du conseil d’administration. Le sport devrait être un milieu sécuritaire pour tout le monde. Nous travaillons fort pour que nous ayons des structures et des politiques, de même que les ressources et les informations nécessaires pour garantir la sécurité de nos participants. »

Suspendu

Après que la police a déposé les accusations, Brubaker a immédiatement été suspendu par la Fédération canadienne. Le conseil d’administration de Bluewater l’a également suspendu, indéfiniment sans salaire, et a indiqué qu’il n’aurait plus le droit de se trouver sur leur propriété.

Brubaker a été mis en liberté sous caution. Il ne peut pas prendre contact avec la plaignante ni travailler ou faire du bénévolat avec qui que ce soit de moins de 16 ans. Le procès sans jury devrait se terminer mercredi.

Le Calgarien Kyle Shewfelt, champion olympique en 2004, connaissait Brubaker depuis des années. Désormais entraîneur, Shewfelt s’est dit sous le choc quand il a appris la nouvelle des accusations.

« Je crois que le monde de la gymnastique retient son souffle, en attendant de voir ce qui va se passer », a dit Shewfelt après avoir consulté d’autres entraîneurs et athlètes.

« Je pense qu’il y a encore beaucoup de gens qui ne savent pas encore quoi penser de cela. Je pense qu’il leur faudra une décision d’un juge pour prendre une décision et s’engager fermement pour l’avenir. »

Pas le seul

Brubaker n’est pas le seul entraîneur canadien de gymnastique à être accusé d’agression sexuelle.

En mai dernier, Michel Arsenault a été arrêté et accusé d’agression sexuelle envers trois anciennes élèves au Québec dans les années 1980 et 1990. Son procès doit commencer en 2019. Il a lui aussi été suspendu par Gymnastique Canada.

Scott McFarlane, un entraîneur basé à Ottawa, a été accusé d’agression sexuelle, de leurre d’enfant et d’attentat à la pudeur contre une mineure en janvier. C’est une fille de 15 ans qui a communiqué avec la Police régionale de Peel au sujet d’incidents s’étant produits pendant quatre années durant lesquelles McFarlane était son entraîneur au club Manjak’s Gymnastics, à Mississauga.

Les accusations contre Brubaker font surface au moment où le sport est déjà sous les projecteurs pour les mauvaises raisons. Le procès de Larry Nassar, ancien médecin de l’Université de l’État du Michigan et de l’équipe nationale américaine, battait son plein quand l’affaire Brubaker a été mise au jour. Plus de 150 gymnastes ont partagé leurs histoires dans des détails poignants. Nassar a finalement reconnu avoir agressé certaines des meilleures gymnastes américaines pendant plusieurs années. Il a été condamné à 175 ans de prison.

Shewfelt n’y va pas par quatre chemins quand il est question d’éradiquer ce problème.

« Les pervers auront toujours un plan, a dit Shewfelt. On doit avoir une politique de tolérance zéro. Il faut que ça soit noir ou blanc. »

D'après CBC Sports

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