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Après Beckie Scott, Edwin Moses se dit aussi victime de pression de l'AMA

Edwin Moses (à droite) à la réunion de l'Agence mondiale antidopage tenue à Colorado Springs en novembre 2015
Edwin Moses (à droite) à la réunion de l'Agence mondiale antidopage tenue à Colorado Springs en novembre 2015 Photo: The Associated Press / Brennan Linsley
Agence France-Presse

Edwin Moses, président du conseil d'administration de l'Agence américaine antidopage (USADA), a raconté vendredi comment les instances de l'Agence mondiale antidopage (AMA) lui avaient ordonné de se taire lors d'une récente réunion et a déploré l'atmosphère hostile qui règne au sein de l'organisation.

Ces propos, publiés dans une tribune du Sydney Morning Herald, surviennent après ceux de la Canadienne Beckie Scott, présidente du comité des athlètes de l'AMA, qui a également affirmé avoir été « intimidée » par des cadres de l'instance quand elle s'était opposée à la réhabilitation de l'Agence russe antidopage (RUSADA).

« Malheureusement, Scott n'est pas la seule à avoir été attaquée pour sa volonté de faire le ménage », a écrit Moses.

« En mai, à la dernière réunion du conseil de l'AMA, plusieurs personnes m'ont ordonné brutalement de ne pas parler. On m'a dit de me taire », a ajouté le double champion olympique du 400 m haies, qui est également physicien et considéré comme l'un des pionniers de la lutte contre le dopage.

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L'ancienne championne canadienne de ski de fond a démissionné le mois dernier de la commission qui avait recommandé la levée de la suspension de la Russie, exclue en 2015 après les révélations d'un système de dopage institutionnel. Cette décision avait été largement critiquée par de nombreux athlètes et d'autres agences nationales antidopage.

« Cela pourrait paraître insultant si ce n'était surtout déroutant. Pourquoi des personnes qui prétendent représenter un sport propre essayent-elles de museler les interventions d'autres personnes avec lesquelles elles sont en désaccord », a ajouté Moses.

Selon lui, une « atmosphère hostile » est en train de devenir la norme dans le monde de l'antidopage.

L'AMA n'a pas pu être jointe dans l'immédiat, mais a nié dans un communiqué à la BBC avoir demandé le silence du double champion olympique.

« Personne n'a demandé à M. Moses ni à personne d'autre de se taire lors de la réunion du conseil en mai. Si cela avait été le cas, cela aurait été rapporté par les médias présents dans la salle », a affirmé l'instance.

David Sharpe, patron de l'Agence australienne antidopage, a demandé qu'une enquête indépendante soit ouverte après les accusations de Scott, une demande qu'a soutenue Moses.

« Sharpe a raison de dénoncer cela, car c'est une attitude qui dure depuis longtemps et qui est totalement inacceptable », a-t-il affirmé.

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