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Hugo Barrette plus expérimenté, plus reposé et plus rapide

Hugo Barrette

Hugo Barrette

Photo : Getty Images / Kevin Lee

Radio-Canada

La deuxième étape de la Coupe du monde de cyclisme sur piste a lieu ce week-end, à Milton, en Ontario. Et Hugo Barrette trépigne d'impatience à l'idée d'y participer.

Un texte de Michel Chabot

L’athlète de Cap-aux-Meules a d'autant plus hâte qu'il a choisi de faire l’impasse sur la première étape, le week-end dernier, en France.

« On essaie de prendre les Coupes du monde les plus opportunes pour nous et ça ne valait pas la peine d’y aller, raconte celui que l'on verra en sprint et en keirin à Milton. C’est un gros voyage, le décalage horaire aurait un peu aplati mes performances à la maison, ce qu’on ne veut pas. »

Il ne croit toutefois pas que sa décision de rester au pays l’avantagera par rapport à ses rivaux.

Je vois déjà quelques bons coureurs qui sont arrivés à Milton. Souvent, les équipes sont grosses et ont beaucoup de coureurs d’excellence. Elles sont capables de se séparer en deux groupes. Nous n’avons pas cette profondeur ni ce luxe-là au Canada.

Hugo Barrette

Le cycliste de 27 ans veut être à son apogée sur la piste où il s’est paré d’or deux fois aux Jeux panaméricains en 2015. D’ici 2020, dans le but de se qualifier pour les Olympiques de Tokyo, il dispose de 10 courses, dont trois Coupes du monde à chacune des deux prochaines saisons.

Il veut donc performer de façon optimale au cours de la fin de semaine qui vient. Milton pourrait être l’une des trois seules Coupes du monde auxquelles il participera cette saison, les autres étant Berlin et Londres en décembre.

« Après ça, on regarde où j’en suis et, s’il le faut, peut-être que j’irai en Nouvelle-Zélande en janvier. Mais idéalement, je me préparerais pour les mondiaux, mon objectif ultime de la saison. »

Le costaud Madelinot de 1,78 m (5 pi 10 po) et 86 kg (190 lb) désire donc profiter de cette nouvelle saison parce qu'accéder aux Jeux de Tokyo sera plus ardu qu'à Rio.

« C’est extrêmement difficile! Seulement sept coureurs se qualifient sur une base individuelle [le Canada n'a pas d'équipe masculine en sprint­, NDLR]. Mon objectif est de faire comme l’an passé, dit-il. J’étais constamment sur le podium ou proche. Je me sens bien, même un peu plus rapide que l’an passé. Il y a de bonnes choses qui s’annoncent, je pense. »

La force de l'expérience

Hugo Barrette, 13e du keirin aux Jeux olympiques de Rio, est maintenant un jeune vétéran. Après huit saisons en Coupe du monde, il est plus aguerri et plus mature.

Dans les six derniers mois, c’est vraiment la réalisation que oui, j’ai plus d’expérience. Ça fait quand même longtemps que je fais ça. Je profite du bagage de connaissances acquises au cours des années pour m’enligner dans une nouvelle direction.

Hugo Barrette

Mieux se connaître lui permet de se préparer plus adéquatement. Ainsi, il a quelque peu modifié sa routine afin de progresser davantage.

« Je me suis plus reposé que d’habitude, raconte-t-il. Avant, je ne me reposais jamais, j’étais toujours à fond. En juin, j’ai décidé de prendre une petite pause pour être capable de me ressourcer. Après ça, les qualifications olympiques, ça peut devenir stressant. Il y a beaucoup de pression. »

Hugo Barrette aux Jeux olympiques de Rio

Hugo Barrette aux Jeux olympiques de Rio

Photo : La Presse canadienne / Pavel Golovki

À son retour en piste, Barrette a constaté les bienfaits de ce repos estival. Aux Championnats panaméricains du 29 août au 2 septembre au Mexique, il a mis la main sur l’or au keirin ainsi qu’au sprint individuel.

« Avec l’équipe, on essaie de faire attention à mon niveau de fatigue. M’entraîner trop fort, ça m’arrive souvent, dit-il en rigolant. Je suis un passionné d’entraînement. Ça prend une personne sur le côté pour me dire : "OK, c’est assez là." Quand tu arrives fatigué dans une course, ç’a un gros impact sur tes performances physiques. »

C’est frais et dispos qu’il aborde donc son début de saison. Et l’idée de courir devant famille, amis et partisans le galvanise au maximum.

Ça me rend excité! Je suis content, je suis heureux. Je suis dans une bonne zone. Quand je suis à la maison, je suis non seulement confiant, mais j’utilise cette énergie-là, celle des gens qui me soutiennent, pour aller chercher de grosses performances.

Hugo Barrette

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