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Lawrence Stroll garde Sergio Pérez, Lewis Hamilton près d'un 5e titre

Le directeur général de Force India Otmar Szafnauer (à gauche) discute avec le pilote Sergio Perez.
Le directeur général de l'équipe Force India Otmar Szafnauer (à gauche) en discussion avec le pilote Sergio Perez Photo: Getty Images / Charles Coates

Sergio Pérez était un homme convoité dans le paddock d'Austin, au Texas, jeudi. Il conservera son volant en 2019 dans l'équipe de Lawrence Stroll. Par ailleurs, Lewis Hamilton pourrait remporter dimanche un cinquième titre mondial.

La nouvelle n'est pas une surprise, car Sergio Pérez savait que sa place n'était pas menacée.

C'est à son initiative (avec l'appui de Mercedes-Benz et de l'entreprise BWT, commanditaire en titre) que l'équipe Force India a été convoquée au tribunal des faillites de la Haute Cour de Londres le 27 juillet.

Le consortium dirigé par l'homme d'affaires canadien Lawrence Stroll était prêt à racheter les actifs de l'équipe. Et le pilote mexicain de 28 ans s'est assuré que, dans l'opération, il puisse garder son volant.

Il a fait ses débuts en F1 en 2011 et s'est joint à Force India en 2014 après une saison très difficile dans la McLaren.

Il est monté à huit reprises sur des podiums de F1 : trois fois avec Sauber (2e Malaisie et Italie 2012, 3e Canada 2012) et cinq fois avec Force India (3e Bahreïn 2014, Russie 2015, Monaco et Europe 2016, Azerbaïdjan 2018).

Le nom de son futur coéquipier n'a pas encore été annoncé, mais on attend l'arrivée de Lance Stroll dans l'équipe.

Le nom Force India disparaîtra du paddock. Radio-Canada Sports a appris jeudi que le nom Racing Point n'apparaîtra plus. L'équipe aura une toute nouvelle identité.

Rappelons que l'équipe Force India a été créée en 2008 par l’homme d’affaires indien Vijay Mallya, qui avait racheté l'équipe Spyker. Aujourd'hui, Vijay Mallya est poursuivi à titre personnel par la justice de son pays qui a lancé à son encontre un mandat d’arrêt international.

Retranché en Angleterre, criblé de dettes, il a dû se départir de son équipe de F1. L’administrateur judiciaire (FRP), qui avait auparavant déjà aussi géré la faillite de l'équipe Marussia, avait été chargé de trouver un repreneur.

Hamilton dans les rétros de Fangio

Le pilote britannique pourrait faire plier et casser Ferrari, et du même coup mettre fin au suspense dès ce week-end, au terme du Grand Prix des États-Unis.

Lewis Hamilton à l'arrivée du Grand Prix du JaponLewis Hamilton à l'arrivée du Grand Prix du Japon Photo : Getty Images / Clive Rose

Avec 67 points d'avance sur Sebastian Vettel au classement du championnat du monde, il peut aborder le week-end américain avec toute la sérénité du monde.

Lewis Hamilton a besoin de marquer 8 points de plus que Sebastian Vettel à Austin pour être sacré champion

Voici les scénarios :

Envisageons le meilleur pour Mercedes-Benz : si Lewis Hamilton gagne la course, il sera champion si Sebastian Vettel finit au mieux 3e.

Envisageons le pire pour Ferrari : si Vettel abandonne, Hamilton sera champion s'il finit 6e.

Et les autres :

  • Si Hamilton finit 2e, il sera champion si Vettel ne finit pas mieux que 5e;
  • Si Hamilton finit 3e, il sera champion si Vettel ne finit pas mieux que 7e;
  • Si Hamilton finit 4e, il sera champion si Vettel ne finit pas mieux que 8e;
  • Si Hamilton finit 5e, il sera champion si Vettel ne finit pas mieux que 9e.

Les premiers essais libres à Austin commencent vendredi à 11h, HAE. La séance de qualification est prévue samedi à 17h, et la course dimanche à 14h10.

Le Grand Prix des États-Unis est la 18e étape de la saison 2018 (sur 21).

De Fangio à Hamilton

Si Lewis Hamilton remportait un cinquième titre mondial, il rejoindrait Juan Manuel Fangio.

L'Argentin, que l'on appelait El Chueco (jambes arquées), a remporté ces titres de champion du monde de F1 en 1951, 1954, 1955, 1956 et 1957.

Juan Manuel Fangio en 1953 dans une MaseratiJuan Manuel Fangio en 1953 dans une Maserati Photo : Getty Images / Express

Il est le seul pilote à ce jour à avoir été sacré champion du monde avec 4 équipes (Alfa Romeo, Maserati, Mercedes-Benz et Ferrari).

Aucun pilote n'a gagné ses titres avec trois équipes.

Plusieurs pilotes ont obtenu leurs titres avec deux équipes :

  • Michael Schumacher a remporté ses 7 titres avec Benetton (2) et Ferrari (5)
  • Lewis Hamilton et ses 4 titres avec McLaren (1) et Mercedes-Benz (3)
  • Alain Prost et ses 4 titres avec McLaren (3) et Williams (1)
  • Jack Brabham et ses 3 titres avec Cooper (2) et Brabham (1)
  • Niki Lauda et ses 3 titres avec Ferrari (2) et McLaren (1)
  • Nelson Piquet et ses 3 titres avec Brabham (2) et Williams (1)

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