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Le cannabis demeure interdit pour les athlètes de haut niveau

Image de feuille de cannabis entre deux joueurs de football et hockey.

Les équipes sportives et l'impact de l'entrée en vigueur de la loi sur le cannabis

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Que ce soit pour les athlètes du Rouge et Or de l'Université Laval ou pour les joueurs des Remparts de Québec, la légalisation du cannabis n'entraînera aucun changement : la substance était interdite avant le 17 octobre 2018 et elle continuera de l'être.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Au Canada, tous les athlètes de haut niveau doivent se soumettre au Programme canadien antidopage, administré par le Conseil canadien sur l’éthique dans le sport (CCES), et les directives n’ont pas changé.

« Le CCES n’a pas changé sa politique, explique Jean-Noël Corriveau, responsable du programme d’excellence sportive de l’Université Laval. L’usage du cannabis est toujours interdit. »

Les dirigeants du Rouge et Or ont tout de même pris le temps de rencontrer leurs athlètes pour s’assurer qu’il n’y ait pas de confusion sur la réglementation.

« On a fait un rappel en début de saison. Nous avons eu une rencontre avec les étudiants-athlètes pour leur rappeler les règles. Nous avons eu une rencontre aussi avec les entraîneurs », mentionne M. Corriveau.

Toujours sur la liste noire

De leur côté, les joueurs des Remparts de Québec, comme tous les autres joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), ont aussi revu la politique antidopage avec les dirigeants du circuit.

La LHJMQ a jugé bon, elle aussi, de rappeler aux joueurs que malgré la position du Canada par rapport au cannabis, ce produit ne sera pas retiré de la liste noire par la communauté mondiale antidopage.

« Lors du week-end d’intégration, au début de la saison, les joueurs ont visionné une vidéo dans laquelle on parlait de la légalisation et du fait que ça demeure illégal et comment ils doivent faire attention à la consommation de cette substance », explique Maxime Blouin, directeur des communications de la LHJMQ.

Ce sont des jeunes qui côtoient d’autres jeunes, donc il se peut qu’ils consomment de la marijuana. C’est dans cet état d’esprit qu’on a envoyé un message clair de prévention.

Maxime Blouin, directeur des communications, LHJMQ

Selon Maxime Blouin, une rencontre spéciale avec les thérapeutes sportifs de chacune des équipes a aussi eu lieu lors des assises annuelles de la Ligue en juin dernier à Shawinigan.

« On a fait une réunion spécifiquement là-dessus avec eux, car ils sont les responsables du volet antidopage. Ils ont reçu la trousse de formation sur le cannabis dans le sport du CCES, qui a aussi été remise aux joueurs. »

Un technicien manipule des échantillons d'urine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le laboratoire antidopage de Chatenay-Malabry, près de Paris, en France, le 15 décembre 2015

Photo : Getty Images / AFP/Franck Fife

Avertissement ou sanction

Au sport universitaire canadien, une suspension de deux mois est imposée à tout étudiant-athlète qui échoue à un test antidopage en raison de la présence de cannabis dans son organisme.

Sur plus de 500 étudiants-athlètes évalués au hasard entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018, quatre ont été suspendus pour avoir consommé de la marijuana.

Le hockey junior québécois ne suspend pas un joueur qui se fait prendre une première fois. Un avertissement est envoyé, mais ce dernier n’est pas publié par la Ligue. Le joueur pris en défaut doit ensuite passer un autre test antidopage dans les mois qui suivent.

Une récidive entraîne une suspension de 25 matchs alors qu’un joueur coupable une troisième fois est banni pendant 2 ans.

Selon nos recherches, aucun joueur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec n’a été sanctionné pour avoir consommé du cannabis depuis l’entrée en vigueur de la politique antidopage, en 2004.

Selon Maxime Blouin, aucun avertissement n’a même été servi à un joueur fautif « ces dernières années ».

« Ça peut paraître surprenant, concède-t-il, parce que ce sont quand même des jeunes entre 16 et 20 ans. Mais il faut penser aussi dans leur mentalité, ils sont des sportifs de haut niveau et dans le sport de haut niveau, on ne consomme pas ce genre de substances. »

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