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L’Impact n’a plus les mains sur le volant

Il parle aux micros des journalistes.
L'entraîneur-chef de l'Impact de Montréal, Rémi Garde Photo: Radio-Canada Sports
Radio-Canada

L'Impact de Montréal se voit à présent à la merci des résultats de ses principaux rivaux dans la course aux éliminatoires de la MLS.

Un texte de Jean-François Chabot

La réalité frappe durement en ce début de semaine, notamment en raison de la victoire du D.C. United à Dallas le week-end dernier.

Le court gain de 1-0 a permis à Washington de se hisser au 6e rang dans l’Est et de ravir au onze montréalais la dernière place donnant accès aux éliminatoires.

Si personne n’a encore jeté la serviette, on sent bien chez les joueurs un mélange de fierté professionnelle et de résignation.

Le sens du devoir exige d’eux de ne pas afficher leur inquiétude. En même temps, leur côté humain fait en sorte que la tentation est grande de donner libre cours au découragement.

Malgré tout, Daniel Lovitz n’est pas dans cet état d’esprit et refuse, pour le moment, de songer à toutes ces occasions ratées au cours de la saison.

« Je n’en suis pas là et je ne crois pas que quiconque devrait l’être, a dit le défenseur mardi. Tant que ce ne sera pas fini, nous ne devrions pas chercher la petite bête ou les raisons de ces rendez-vous manqués. Bien sûr qu’il y en a eu. Nous en avons tous fait partie. Nous les connaissons par coeur. Pour l’instant, on doit se concentrer sur le prochain match, sur les 90 prochaines minutes. Il est inutile de gaspiller mes énergies sur les choses du passé au lieu de travailler sur les deux prochaines rencontres. »

Les frères ennemis pour trancher

Le Toronto FC sera la prochaine équipe, et peut-être la dernière, à se présenter au stade Saputo en 2019.

Les champions en titre de la MLS sont déjà exclus des éliminatoires. Ils sont quand même appelés à jouer le rôle d’arbitre dans la lutte à finir entre l'Impact et le D.C. United.

Toronto sera à Washington mercredi. Mais il est déjà acquis que les représentants de la Ville Reine ne présenteront pas une formation de premier plan.

La pause internationale offrira une excuse toute prête au TFC pour ne pas faire jouer ses meilleurs joueurs.

En effet, sept des membres de l’équipe seront fraîchement rentrés de matchs avec leur sélection nationale : Sebastian Giovinco (Italie), Michael Bradley et Marky Delgado (États-Unis), de même que Jonathan Osorio, Tosaint Ricketts, Ashtone Morgan et Jay Chapman avec le Canada.

Samuel Piette (no 6) et Sebastian Giovinco (no 10)Samuel Piette (no 6) et Sebastian Giovinco (no 10) Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

En tenant compte de ses deux matchs en l’espace de cinq jours, Toronto pourra ensuite envoyer sa formation de premier plan dans la mêlée, dimanche, à Montréal.

Là encore, Rémi Garde souhaite s’occuper de ce qu’il peut maîtriser en tant qu’entraîneur-chef.

« Je le répète souvent. Ce qu’on peut contrôler, c’est ce qu’on peut faire, nous. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire. On se prépare de notre côté. On connaît assez bien Toronto puisqu’on les a joués deux fois. De notre côté, on a aussi un autre visage à montrer par rapport à la dernière fois où on les a rencontrés. Ce sera aussi une source de motivation pour nous », a expliqué Garde.

Rudy Camacho abondait à peu près dans le même sens.

« Ils n’auront pas leurs meilleurs joueurs disponibles à Washington. Après, ça reste un match de soccer. On ne sait pas ce qui peut se passer », a indiqué le défenseur français en souhaitant que le D.C. trébuche.

C’est comme ça quand notre propre survie dépend des autres.

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