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chronique

Cinq histoires qui marquent le début de saison dans la LNH

Marc-André Fleury

Marc-André Fleury, comme ses coéquipiers des Golden Knights, connaît un début de saison difficile.

Photo : Getty Images / Harry How

Martin Leclerc

BILLET - Malgré leur statut d'équipe d'expansion, les Golden Knights de Vegas ont vécu un véritable conte de fées à leur première saison en amassant 109 points au classement et en se faufilant jusqu'à la finale de la Coupe Stanley.

Les succès de cette bande de négligés ont tellement marqué les esprits que, durant l’été, plusieurs directeurs généraux se sont inspirés de la recette des Golden Knights pour tenter de relancer leur formation. Or, en ce début de la campagne 2018-2019, il semble que le carrosse doré des hommes de Gerard Gallant se soit transformé en citrouille.

Après cinq matchs, Vegas présente une fiche de 1-4 et se situe parmi les cancres de la LNH dans à peu près toutes les colonnes des statistiques. Les Golden Knights sont 28es en attaque, 23es en défense, leur unité d’avantage numérique n’a pas encore touché la cible et leur unité de désavantage numérique montre un piètre taux d’efficacité de 69,2 %, bon pour le 27e rang.

Outre l’attaquant québécois Jonathan Marchessault, la plupart des joueurs de Vegas ont entrepris la saison du mauvais pied, y compris Marc-André Fleury. Le gardien sorelois, qui avait littéralement transporté sa nouvelle équipe durant les séries éliminatoires, affiche un taux d’efficacité de ,846 qui le place au 33e rang dans la LNH parmi les portiers ayant obtenu au moins un départ.

Cette histoire vous rappelle-t-elle quelque chose? On dirait un copier-coller du début de saison qu’avait connu le Canadien en octobre dernier.

Max Pacioretty, qui n’a récolté qu’un point (un but) en cinq matchs avec sa nouvelle formation, pourra certainement expliquer à ses coéquipiers l’importance de redresser la barque très rapidement.

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Après seulement cinq rencontres, Auston Matthews compte déjà 9 buts à sa fiche, un exploit que seulement quatre autres attaquants (Alexander Ovechkin, Patrick Marleau, Mario Lemieux et Mike Bossy) ont réussi dans l’histoire de la LNH. Ce n’est pas rien.

Le succès de Matthews s’explique par son extraordinaire taux de réussite lorsqu’il tire au filet. Jusqu’à présent, 52,9 % de ses tirs cadrés ont secoué les cordages.

Auston Matthews

Auston Matthews

Photo : The Associated Press / Paul Sancya

Depuis le début de sa carrière (149 matchs), Matthews a plutôt maintenu un taux de succès de 17,2 % lorsqu’il tire au filet, ce qui le place tout de même au 6e rang dans la LNH depuis la saison 2005-2006 (en comptant les joueurs ayant disputé au moins 100 parties).

Au cours des 13 dernières saisons, Anson Carter s’est façonné la meilleure moyenne de succès (20,4 %) dans la LNH, suivi de Paul Byron et de Yanni Gourde (tous deux à 18,1 %).

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Le rendement offensif du capitaine des Blackhawks de Chicago, Jonathan Toews, déclinait sans cesse depuis quelques années. Or, Toews a pris le taureau par les cornes durant l’été. Et à l’âge de 30 ans, il connaît le meilleur début de calendrier de sa remarquable carrière.

La saison dernière, au terme de laquelle les Blackhawks ont été exclus des séries éliminatoires, Toews n’a inscrit que 20 buts et 31 passes, avec un bilan défensif de -1. Individuellement, il s’agissait de la plus faible production de sa carrière. Cette saison, après seulement quatre rencontres, il compte déjà 5 buts et 8 points à sa fiche.

En plus de se soumettre à un rigoureux programme d’entraînement (il joue de manière beaucoup plus dynamique), Toews a travaillé avec un spécialiste des habiletés, Brian Keane, au cours de l’été.

Keane a confié à un confrère du site The Athletic que Toews, que l’on surnomme « Captain Serious », avait consacré son été à parfaire la qualité de son tir, mais pas nécessairement sur le plan de la puissance.

Pour tromper la vigilance des gardiens, les attaquants capables de tirer au filet en mouvement et en s’appuyant sur n’importe quelle jambe (un geste difficile à maîtriser) jouissent d’un net avantage. Toews a aussi ajouté à son répertoire différentes feintes censées lui permettre de gagner du temps et de l’espace lorsqu’il est en possession de la rondelle et pourchassé par un adversaire.

Jusqu’à présent, ses efforts estivaux semblent rapporter.

Jonathan Toews, des Blackhawks de Chicago

Jonathan Toews, des Blackhawks de Chicago

Photo : Getty Images / Claus Andersen

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Avant les matchs de vendredi, les Hurricanes de la Caroline étaient toujours invaincus en temps réglementaire et occupaient le 2e rang du classement général de la LNH. On croyait que cette jeune équipe allait définitivement éclore la saison dernière, mais de sérieuses difficultés devant le filet ont contrecarré les pronostics.

Les Canes ne sont toujours pas dans le trèfle jusqu’aux genoux à la position de gardien avec Scott Darling et Petr Mrazek, mais ça ne les a pas empêchés de démarrer en force.

On parle ici d’une équipe dont personne ne voulait devenir le directeur général la saison dernière parce que le nouveau propriétaire, Tom Dundon, cherchait à embaucher à peu près n’importe qui (à condition que ce soit à rabais) pour occuper ce poste névralgique. Les Hurricanes offraient un salaire maximal de 400 000 $ par année aux candidats qu’ils pressentaient, ce qui faisait en sorte que plusieurs hommes de hockey extrêmement crédibles déclinaient les demandes d’entrevue.

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le président Don Waddell a accepté de prendre les commandes, s’adjoignant au passage les services de Rick Dudley, l’ex-adjoint de Marc Bergevin, à titre de vice-président des opérations hockey.

Sous le leadership du capitaine Justin Williams (36 ans), l’attaque des Hurricanes en ce début de saison est entre autres menée par Sebastian Aho (21 ans), Warren Foegle (22 ans), Andrei Svechnikov (18 ans) et Teuvo Teravainen (24 ans).

Sebastian Aho

Sebastian Aho

Photo : Associated Press / Karl B DeBlaker

Depuis leur conquête de la Coupe Stanley en 2006, les Hurricanes n’ont participé aux séries qu’une seule fois, et c’était en 2009.

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Le Lightning de Tampa Bay montre une fiche de 1-1 et Steven Stamkos n’a encore récolté aucun point. La saison commence et il n’y a rien pour écrire à sa mère, direz-vous.

Stamkos a signé en 2016 un contrat de 68 millions qui ne prendra fin qu’en 2024. Son rendement vaut la peine d’être suivi parce qu’une étrange tendance s’est invitée dans son jeu la saison dernière: il ne marque plus à 5 contre 5.

Depuis le 17 février, Stamkos n’a secoué les cordages que deux fois à égalité numérique en 22 matchs de saison et une seule fois en 17 matchs éliminatoires. Pensez-y. Ça fait 3 buts à égalité numérique en 39 matchs pour un attaquant commandant un salaire annuel de 8,5 millions de dollars.

Victor Hedman et Steven Stamkos

Victor Hedman et Steven Stamkos

Photo : Associated Press / Chris O'Meara

Pour mettre les choses en perspective, depuis février dernier, Stamkos a marqué autant de buts à égalité numérique que Nikita Scherbak, et moins que Nicolas Deslauriers, un joueur de quatrième trio du CH, et Torrey Mitchell, qui a quitté la LNH cet été pour jouer à Lausanne, en Suisse.

Pour les partisans du CH, la mauvaise nouvelle se trouve dans le fait que Jonathan Drouin connaît un creux de vague semblable à celui de Stamkos. Il n’a marqué que deux fois à 5 contre 5 depuis la mi-février et, en trois matchs cette saison, il n’a pas encore obtenu une chance de marquer de qualité.

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