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Ilya Kovalchuk dans la cour des rois

Ilya Kovalchuk, à l'entraînement des Kings à Montréal
Ilya Kovalchuk Photo: Radio-Canada / Michel Chabot
Radio-Canada

Ilya Kovalchuk est de retour dans la Ligue nationale après cinq années à jouer dans sa Russie natale. Et malgré ses 35 ans bien sonnés, le nouvel attaquant des Kings de Los Angeles ne semble pas avoir perdu la forme.

Un texte de Michel Chabot

Dans le vestiaire de l’équipe californienne, jeudi, après un court exercice matinal avant le match contre le Canadien, l’ancien des Thrashers d’Atlanta et des Devils du New Jersey s’est dit heureux de revenir jouer en Amérique du Nord.

« C’est toujours plaisant, c’est encore du hockey. Peu importe où c’est, j’aime tellement ce sport. C’est génial d’être de retour », a-t-il lancé.

Avec trois points, dont un but, à ses trois premiers matchs, l’ailier droit maintient sa moyenne d’exactement un point par match depuis ses débuts dans la LNH (819 en 819).

« Je fais de mon mieux, mais ce n’est pas ce qui compte, dit celui qui porte à nouveau le numéro 17. Je crois que nous pouvons jouer beaucoup mieux. »

Le jeu dans le circuit Bettman est plus rapide que jamais et plusieurs se demandent si Kovalchuk pourra soutenir cette nouvelle allure. Mais il dit ne pas avoir constaté de différences dans le rythme depuis son retour.

Je n’ai pas affronté tellement d’équipes avec des jeunes joueurs arrivés depuis mon départ. Quand tu vois les faits saillants de Toronto et d'Edmonton, c’est incroyable. J’ai vraiment hâte de les affronter.

Ilya Kovalchuk

Quelques matchs préparatoires lui ont suffi pour retrouver ses repères. Il dit se sentir à l’aise et heureux de la façon dont il a été accueilli dans le vestiaire des Kings.

Il aimerait maintenant que son équipe affiche un meilleur rendement.

« Nous avons trois points en trois matchs, mais nous n’avons pas joué à la hauteur de nos capacités. Notre avantage numérique doit s’améliorer », dit-il.

L’arrivée de l'auteur de 138 buts en avantage numérique pourrait grandement contribuer à améliorer cette facette du jeu des Kings.

« C’est une arme que nous n’avions pas encore, dit l'entraîneur-chef John Stevens, petit sourire de satisfaction en coin. Il exécute beaucoup de jeux et son tir est au plus haut niveau. Il a le gabarit, la vitesse et un esprit compétitif. C’est un excellent ajout à notre équipe. »

L’entraîneur-chef se pince encore depuis l’acquisition de son nouveau joueur et avoue avoir été surpris par l’un des aspects de son jeu.

J’ai la chance de voir à quel point il est créatif. Il a le don de conserver la rondelle et de figer l’adversaire avec ses feintes. Il a toujours ce tir efficace, mais il est un meilleur fabricant de jeu que ce que je me souvenais de lui.

John Stevens, entraîneur-chef des Kings

Le défenseur Drew Doughty, qui aime la personnalité de son nouveau coéquipier, a également participé au concert d’éloges.

« Quand il a la rondelle, c’est un joueur spécial, dit-il. Il fait des jeux en zone centrale et à un contre un dont peu de gars sont capables. Il a évidemment un excellent tir et joue avec passion. Nous sommes enthousiasmés qu’il soit avec nous. »

Alex Iafallo brille

La possibilité de jouer avec le centre Anze Kopitar n’est pas étrangère à la décision prise par Ilya Kovalchuk de poursuivre sa carrière à Los Angeles. Il ignorait toutefois qui se retrouverait sur le flanc droit du premier trio.

Ils se félicitent.Alex Iafallo célèbre un but avec Anze Kopitar Photo : The Associated Press / Chris Carlson

Quand Dustin Brown est tombé au combat avec un doigt fracturé le 30 septembre, les Kings se sont tournés vers le jeune Alex Iafallo, qui a saisi l’occasion pour se signaler.

« Je ne l’avais jamais vu avant, raconte Kovalchuk. Il patine très vite et fabrique des jeux. Il joue en désavantage numérique et dans différentes situations. C’est un bon joueur. »

L'Américain de 24 ans a inscrit 11 buts et 18 passes en 78 rencontres à sa première saison dans la Ligue nationale en 2017-2018. Et l’ancien de l’Université Minnesota-Duluth compte déjà quatre points, dont deux buts, en trois matchs.

John Stevens est satisfait de ses performances jusqu’ici.

« Alex a le souci du détail et une bonne énergie, explique l’entraîneur-chef. Quand Brownie [Dustin Brown, NDLR] s’est blessé, nous avons fait quelques expériences. Kopitar et Kovalchuk développaient leur chimie de jour en jour et Alex s’intègre bien à ce genre de joueurs parce que son jeu est facile à lire, il applique un bon échec avant, il a de bonnes habiletés pour les appuyer et il est rapide. »

Ignoré au repêchage, Iafallo écoule la dernière année de son contrat. Sa saison pourrait être fort lucrative s’il continue de produire au même rythme et que l’on continue de l’utiliser avec Kopitar et Kovalchuk.

Le jeune homme est conscient de l’occasion en or qui lui est offerte. Il est reconnaissant de compter sur des mentors aussi chevronnés.

« Ils communiquent avec moi et me disent quoi faire pour m’aider. J’apprends d’eux tous les jours », se réjouit-il.

Iafallo a joué sporadiquement avec Kopitar à son année recrue. Il espère maintenant que cette association devienne permanente.

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