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Avec les Raptors, Chris Boucher revient jouer dans sa cour à Montréal

Il enfile un chandail.

Chris Boucher se prépare pour un entraînement des Raptors, à Burnaby en Colombie-Britannique, le 25 septembre dernier.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

L'attaquant Chris Boucher impressionne depuis le début du camp des Raptors de Toronto, au point où il pourrait obtenir un contrat à deux volets.

Un texte de Jean-François Chabot

L’équipe de la Ville Reine, la seule basée au Canada au sein de la NBA, disputera mercredi son cinquième match préparatoire au Centre Bell, mais le premier en trois ans. Les Nets de Brooklyn seront les adversaires.

Boucher, gaillard de 2,09 m (6 pi 10 po) et 90 kg (200 lb) natif de Montréal-Nord, savoure l’occasion qui s’offre à lui de disputer une rencontre devant parents et amis. Et ils seront très nombreux.

« Hier (mardi), j’avais déjà acheté environ 100 billets. J’ai dû en demander d’autres ce matin pour répondre à la demande. Et ça, c’est sans compter ceux qui les ont achetés eux-mêmes », a lancé Boucher avec le sourire à quelques heures du match.

Ça fait du bien. Ça fait longtemps que j’attends ça, jouer devant la famille, des amis et tellement de jeunes qui aspirent à jouer. Ça fait du bien d’être un exemple pour eux.

Chris Boucher

S'exiler pour apprendre

Il n’y a pas si longtemps, Boucher se serait senti trop nerveux pour pleinement vivre cette expérience. Il a fait le choix de s’éloigner de sa ville pour mieux apprendre les rouages de son métier de basketteur.

Le jeune homme de 25 ans a porté les couleurs des Ducks de l’Université de l’Oregon (NCAA) durant deux saisons.

En 69 rencontres, dont 47 à titre de partant, il y a maintenu une moyenne de 12 points, 2,7 blocs et 6,8 rebonds par match.

C’est à titre de joueur autonome qu’il a signé son premier contrat professionnel en 2017, un pacte à deux volets avec les Warriors de Golden State, où il a pu côtoyer de grands champions comme Stephen Curry et Kevin Durant.

« Longtemps, j’étais loin de ma famille. En vieillissant, tu réalises que tu as besoin de ta famille autour de toi. Je serai maintenant plus proche de la maison pour fêter Noël », a expliqué Boucher.

Bien entouré

À Toronto, il reçoit les précieux conseils de joueurs comme Fred VanVleet, Pascal Siakam et Serge Ibaka, qui ont pris le Montréalais sous leurs ailes.

« Bush [le surnom de Chris Boucher, NDLR] a bien travaillé depuis le début du camp. Il bouge tout le temps. C’est un bon professionnel. Il est toujours à l’heure. Il fait son boulot. Il reste après l’entraînement pour prendre des tirs. Je crois que s’il continue comme ça, il a un bel avenir devant lui », a reconnu Ibaka.

Même Kyle Lowry, vedette de l'équipe, a remarqué l’attitude et la discipline de Boucher.

« C’est un bon jeune. Il sait bien lancer le ballon. Il a ce qu’il faut pour réussir », a indiqué le no 7 des Raptors, qui prendra part à un troisième match sur le plancher du Centre Bell.

L’entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse, n’a que de bons mots pour Boucher.

Il a retenu mon attention dans la ligue d’été. Il est très compétitif. Et même s’il paraît un peu chétif, il fonce et se défend. Il montre une robustesse et une résistance qui font plaisir à voir. Il a de belles aptitudes pour contrer les tirs. Il peut aussi vous surprendre en atteignant la cible sur un tir de trois points.

Nick Nurse, entraîneur-chef des Raptors de Toronto

Adolescent, Chris Boucher a été inspiré par Kevin Garnett, Kevin Durant et Scottie Pippen.

« Ce sont des gars que je regardais parce que je pensais que mon style de jeu était un peu similaire au leur, explique-t-il. Ça me touche que des plus jeunes fassent la même chose avec moi. Ça me motive pour leur montrer qu’il est possible d’atteindre la NBA si on le veut vraiment. »

Une chose est sûre. Les amateurs montréalais auront à l'oeil le no 25 des Raptors.

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