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« Je n’étais pas assez impliqué » - Jonathan Drouin

Il patine dans l'uniforme blanc du Canadien.
Jonathan Drouin Photo: Getty Images / Claus Andersen
Radio-Canada

Ce ciel bleu qui surplombe le Canadien après deux petits matchs joués cette saison n'est toutefois pas sans un petit nuage.

Un texte d’Alexandre Gascon

Entendons-nous, un nuage pas menaçant du tout, mais présent néanmoins.

L’année dernière, les statistiques décevantes de Jonathan Drouin ont à peine surgi dans les critiques dirigées vers l’équipe. C’est que les sources de mécontentement étaient nombreuses.

Les rumeurs les plus saugrenues couraient sur Carey Price, qui a enregistré sa pire fiche depuis son arrivée dans la LNH, Shea Weber a disparu du vestiaire dès le 16 décembre et s’est fait opérer, Max Pacioretty a perdu sa touche de marqueur et Claude Julien s'est plaint du manque d’effort de sa troupe.

Drouin a donc eu droit à une période de grâce qui pourrait s’avérer une simple accalmie s’il tardait à se mettre en marche cette fois-ci. Le Québécois sait qu’il devra faire mieux que ses 13 buts et 46 points en 2017-2018.

La saison démarre à peine, mais il a lui-même reconnu que son niveau d’engagement n’a pas été à la hauteur à Toronto et à Pittsburgh, détonant davantage en comparaison avec ses coéquipiers, pugnaces pour la plupart.

« Je n’étais pas assez impliqué. Je sais que je n’ai pas de chances de marquer, que quand je n’ai pas mes lancers, mes passes sur la palette, il y a quelque chose qui ne va pas », a-t-il admis de but en blanc, mardi.

« C’est un nouveau trio pour moi, mais c’est seulement deux matchs. Je ne suis pas en train de paniquer. L’équipe va bien, les autres trios vont bien, c’est à nous de monter notre jeu d’un cran au niveau des autres lignes », a ajouté le no 92.

Photo : Getty Images / Claus Andersen

Samedi soir face aux Penguins, Drouin a été le seul joueur du CH à terminer la soirée avec un différentiel négatif dans une victoire de 5-1. Il n’a pas effectué de tir au but.

Ses nouveaux compagnons de trio, Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia, ont chacun réussi leur premier point cette saison, en avantage numérique pour le premier et en infériorité pour le deuxième.

Il semble encore y avoir la volonté de faire de Drouin la pierre angulaire de l’attaque massive. On l'a vu posté le long de la bande près du cercle des mises au jeu à la droite du gardien.

Il a déjà passé 6 min 7 s sur la glace en pareilles circonstances. Celui qui doit être le moteur de ces avantages a plutôt enrayé la machine dans les deux premiers matchs, perdant régulièrement la rondelle en entrée de territoire ou tardant à compléter son jeu, ce qui laissait ses compagnons pantois.

L’année dernière, Drouin a maintenu la 111e moyenne de points par tranche de 60 minutes jouées en avantage, soit 4,86.

Sans être impressionnant, son ratio était malgré tout supérieur à ceux de Patrick Kane, Mike Hoffman et Ryan O’Reilly, entre autres.

C’est son jeu à cinq contre cinq qui a néanmoins retenu l’attention après l’entraînement.

« Je suis exigeant avec moi-même, mais on n'a pas créé grand-chose à cinq contre cinq. On a eu de petites chances, mais constamment sur un 60 minutes, ce n’était pas notre meilleur effort. On a joué un peu mieux en présaison. Si on est capables d’aider et avoir plus de chances de marquer, avec les autres lignes qui marchent, ça va vraiment aider », a analysé Drouin.

L’ailier gauche peut profiter d’une semaine axée sur l’entraînement pour peaufiner son jeu en ce début de saison. Le Canadien reçoit les Kings de Los Angeles jeudi et se sera entraîné trois jours d’affilée. En attendant, pas d’inquiétude, assure-t-il.

« C’est le temps pour se mettre en marche. On a un gros match jeudi. »

Séance privée pour Price

Pendant que ses coéquipiers s’éreintaient à exécuter les ordres d’un Claude Julien toujours aussi énergique, Carey Price a sauté sur la glace secondaire du complexe d’entraînement à Brossard pour travailler sur les fameux « petits détails », en compagnie de Stéphane Waite.

Antti Niemi a aussi eu droit à son moment en privé avec l’entraîneur des gardiens.

Photo : Getty Images / Claus Andersen

« Ça fait du bien d’avoir quelques jours pour travailler sur les détails de notre jeu. Ce qu’on ne peut pas faire souvent », a lancé le gardien vedette.

Price aime travailler seul à seul l’été avec Eli Wilson. Il n’écarte pas la possibilité d’augmenter la fréquence de ces séances en solitaire cette année, selon l’horaire évidemment.

En rafale

Parlant d’horaire, le Tricolore jouit d’un calendrier plutôt favorable au mois d’octobre avec 11 matchs en 31 jours, sans jamais jouer deux fois en deux soirs.

Si bien qu’il est permis de se demander quand Niemi aura droit à son premier départ. Votre 2 $ serait relativement bien investi si vous misez sur le 15 octobre et la visite des Red Wings de Détroit.

Si ce n’est pas le cas, peut-être obtiendra-t-il le droit de se mesurer aux Sabres, à Buffalo, le 25. Si Price garde la forme, on pourrait voir le no 31 en action bien plus souvent que l’an dernier.

Jacob De La Rose a participé à un deuxième entraînement complet avec ses coéquipiers. Lorsqu’il sera retiré de la liste des blessés, le Canadien devra décider qui de lui ou de Nikita Scherbak passera par le ballottage.

À moins que Marc Bergevin ne conclue un échange… ou que l’on choisisse de retrancher Kotkaniemi, Victor Mete ou Noah Juulsen, les trois seuls qui éviteraient le ballottage. Une option hautement improbable.

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