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L’insupportable attente de l’Impact

Les yeux de Rod Fanni sont rivés sur le ballon.
Il ne reste que deux matchs à la saison de l'Impact. Photo: La Presse canadienne / John Raoux
Radio-Canada

La prochaine semaine sera un mélange d'angoisse et d'espoir pour l'Impact de Montréal qui, faute de jouer, pourrait voir le D.C. United le devancer au classement.

Un texte de Jean-François Chabot

Ce n’est plus un secret pour personne que le onze montréalais n’a plus sa destinée entre ses mains.

Washington n’accuse que deux points de retard sur l’Impact et le 6e rang de l’Association de l’Est, dernier échelon donnant aux éliminatoires, avec deux matchs de plus à disputer.

D’ici à la prochaine rencontre du Bleu-blanc-noir contre le Toronto FC, le 21 octobre au stade Saputo, le D.C. United aura joué ses deux matchs en main face au Dallas FC, samedi, et au TFC, mercredi prochain, à domicile.

Du côté l’Impact, on espère pour le mieux, tout en sachant qu’on ne contrôle plus l’ensemble de l’œuvre. La victoire de 3-0 contre Columbus était belle, mais la correction subie à Washington pèse encore lourd.

Le défenseur Rod Fanni confirme l’état d’esprit qui anime les joueurs en ce moment.

« Gagner 3-0 contre Columbus a fait du bien. Mais à choisir, j’aurais choisi l’inverse et gagné à Washington. Ça nous aurait arrangés étant donné la physionomie de la course aux séries. On va quand même tout faire pour garder le cap. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Ça reste difficile d’être dans l’attente des résultats des autres », a-t-il admis.

« Il ne faudrait pas que l’on ait des regrets parce que l’on n’aurait pas fait ce que l’on a à faire. Il faut rester professionnel jusqu’à la dernière journée et on verra par la suite » a ajouté le Français.

Pour sa part, le milieu de terrain Alejandro Silva se serait bien passé de la longue période de deux semaines sans disputer de match.

« Idéalement, j’aurais aimé affronter Toronto tout de suite. Ce n’est pas le cas. On va continuer de travailler. Nos entraînements et notre préparation vont se dérouler de la façon habituelle », a laconiquement reconnu l’Uruguayen.

Spécial pour l’entraîneur aussi

« Cette pause va nous permettre de savourer la dernière victoire, parce que parfois dans le foot, on n’a pas le temps, mais aussi tout de suite se projeter sur les deux matchs qu’il nous reste, a dit l'entraîneur-chef Rémi Garde. On respecte les deux équipes (Toronto et la Nouvelle-Angleterre) qu’on va affronter, mais notre objectif est de prendre les six points disponibles. »

Face à la possibilité que Washington puisse avoir ravi la 6e position à son équipe durant sa semaine d’inactivité, Garde n’y voit rien d’angoissant.

« Je dirais plutôt que je serais content de jouer le prochain match en sachant que la situation est claire. Cette équipe de D.C. joue je ne sais plus combien de matchs de suite à la maison en connaissant déjà à l’avance le résultat que l’on a… Je ne veux pas m’étendre là-dessus, mais c’est assez curieux. Le plus tôt cette situation prendra fin, le mieux ce sera », a enchaîné le Français.

Il a ensuite précisé qu’en Europe, les cas où une équipe a un ou deux matchs de retard sur les autres sont surtout le fait de rencontres reportées en raison des intempéries.

« Ce que l’on ne voit jamais, c’est une équipe qui dispute 80 % de ses 10 derniers matchs à la maison », a dit Garde, visiblement offusqué par cette façon de faire en MLS.

Une occasion à saisir

Enfin, pour Rémi Garde, l’attente de deux semaines entre deux matchs n’est pas si longue.

« On prépare des matchs, mais on se prépare aussi individuellement, a indiqué l'entraîneur-chef. Comme je le dis aux joueurs, chaque séance d’entraînement est importante. Il ne faut pas perdre son temps. C’est un endroit où durant une heure et demie ou deux heures, on peut progresser individuellement. »

Il voit dans le fait que trois membres de l’Impact joueront avec leur équipe nationale (le milieu Samuel Piette et le gardien James Pantemis pour le Canada, le milieu Saphir Taïder pour l'Algérie) au cours des prochains jours, une occasion à saisir pour d’autres.

« Ça peut être l’occasion pour certains de montrer un peu plus où ils en sont. Les entraînements sont des moments pour progresser collectivement et individuellement », a conclu l’entraîneur-chef.

Élu entraîneur de la semaine en MLS, Garde lui-même admet avoir évolué au gré des changements apportés à l’équipe. Il estime, en pensant à la saison prochaine, qu’il y aura moins de temps perdu à choisir les bons joueurs.

« Il y aura bien sûr, comme dans toute intersaison, des changements, des mouvements. La base de joueurs que nous avons constituée pour la deuxième moitié de cette saison peut servir à se projeter sur la prochaine. »

Des mentions pour l'Impact

Trois membres de l'Impact de Montréal ont été honorés en étant nommés au sein l'équipe de la dernière semaine en MLS. Le gardien Evan Bush et le milieu de terrain Saphir Taïder ont vu leurs noms inscrits au sein du onze par excellence, tandis que Rémi Garde se retrouve à la barre de cette sélection.

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