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Calgary, Stockholm ou Milan pour les JO de 2026? Trois experts se prononcent

Une jeune fille apprend à patiner à la Place olympique de Calgary.
La Ville de Calgary, candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2026. Photo: La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Radio-Canada

Le Comité international olympique (CIO) a écarté jeudi la ville turque d'Erzurum et retenu trois dossiers de candidature pour l'organisation des Jeux d'hiver de 2026: Calgary, Stockholm (Suède) et Milan/Cortina d'Ampezzo (Italie). CBC Sports a demandé à trois experts de présenter les pour et les contre de chacun d'eux.

Robert Livingstone, de Toronto, a fondé le site gamesbids.com, spécialisé dans les reportages sur les candidatures des villes pour les Jeux olympiques. L'Américaine Lisa Delpy est directrice du programme de management sportif de l'Université George Washington à Washington. Dave Doroghy, de Vancouver, est spécialiste en marketing sportif et a été consultant aux Jeux de Vancouver en 2010 et de Londres en 2012.


CALGARY

Les pour

Robert Livingstone. C'est un projet bien ficelé sur lequel l'équipe de candidature travaille depuis trois ans, depuis plus longtemps que les autres villes. Les sites existent (il faudra les rafraîchir), et c'est une chance de laisser un autre héritage olympique, en s'appuyant sur 1988. Et ils ne prévoient pas en faire un éléphant blanc.

Dave Doroghy. Le Canada a une excellente réputation en matière d'organisation des Jeux olympiques. Le CIO et le monde entier savent que le Canada comprend l'esprit olympique. Tout dépend du degré d'implication des paliers de gouvernement. C'est un choix sûr. La promesse du fédéral de contribuer à hauteur de 1,5 milliard de dollars et les déclarations d'intention du gouvernement provincial, ce sont des signes positifs.

Les contre

Lisa Delpy. Après 1988 et 2010, 2026, ça fait beaucoup de Jeux olympiques d'hiver pour un seul pays. De plus, il y a à Calgary un mouvement d'opposition assez puissant. Enfin, le Canada coorganise la Coupe du monde de soccer en 2026. Ça fait beaucoup d'argent dépensé, car il faudra rénover les installations de 1988.

Dave Doroghy. Plusieurs personnes se demandent si c'est juste que le Canada organise des Jeux olympiques pour la quatrième fois en si peu de temps.

La cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver de 1988 à CalgaryLa cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver de 1988 à Calgary Photo : Getty Images / JONATHAN UTZ

STOCKHOLM

Les pour

Lisa Delpy. C'est la candidature la plus solide. La Suède a les montagnes et le climat, Stockholm a les hôtels, car c'est une destination populaire. La candidature a le soutien du Comité olympique suédois, et elle est très modeste en termes d'infrastructures. De plus, la Suédoise Gunilla Lindberg est depuis longtemps membre de l'influent Comité exécutif du CIO.

Robert Livingstone. Le fait que la Suède n'ait jamais organisé les Jeux olympiques d'hiver est un atout pour Stockholm.

Les contre

Robert Linvingstone. Les paliers de gouvernement ne sont absolument pas intéressés. Personne ne veut en parler, et c'est un gros handicap, car Stockholm a besoin de garanties gouvernementales.

Dave Doroghy. Le Comité olympique suédois continue d'appuyer la candidature malgré l'absence de soutien gouvernemental dans le processus. Et c'est vital si ça devait mal tourner. Stockholm a tous les atouts, notamment de permettre aux Jeux de revenir en Europe, ce qui plaît au CIO, mais la candidature a besoin du soutien du gouvernement suédois.

La Suédoise Jennie Öberg lors de la Coupe du monde de ski de fond à StockholmLa Suédoise Jennie Öberg lors de la Coupe du monde de ski de fond à Stockholm Photo : Felgenhauer / NordicFocus

MILAN/CORTINA D'AMPEZZO

Les pour

Robert Livingstone. Il y a une tradition olympique. Ils ont les infrastructures. Cortina a accueilli les Jeux en 1956. Milan a des arénas et pourra présenter les épreuves sur glace. La région est bien pourvue en stations de ski. Il n'y aurait pas besoin d'investir beaucoup pour y arriver. Il y a une atmosphère de sports d'hiver et le CIO a très envie de retourner en Europe. C'est un atout majeur.

Les contre

Lisa Delpy. Le Comité olympique italien a beaucoup d'argent, mais le gouvernement ne veut pas investir. Économiquement, l'Italie a beaucoup de mal en ce moment. De plus, les Jeux de 2006 à Turin n'ont pas eu le succès escompté. Et le CIO a des doutes sur la capacité de Milan de réussir ce tour de force.

Robert Livingstone. L'Italie est tellement désorganisée politiquement. Les candidatures de Rome pour 2020 et 2024 n'ont pas abouti en raison des chicanes politiques qui ont plombé les dossiers. On ne sait pas si le CIO acceptera une candidature sans garantie financière gouvernementale. Il y a trop de questions sans réponse, et si on se fie sur le passé récent, cette candidature pourrait ne pas survivre.

Le patinage de vitesse lors des Jeux olympiques de 1956 à Cortina d'AmpezzoLe patinage de vitesse lors des Jeux olympiques de 1956 à Cortina d'Ampezzo Photo : Getty Images / Keystone

LE CLASSEMENT DES SPÉCIALISTES

Lisa Delpy :

  1. Stockholm
  2. Calgary
  3. Milan

Dave Doroghy :

  1. Calgary
  2. Stockholm
  3. Milan

Robert Livingstone :

  1. Milan
  2. Calgary
  3. Stockholm

(Propos recueillis par Jamie Strashin)

Avec les informations de CBC

Sports