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La LCF aura de la compétition au sud de la frontière

Mark Chapman

Le receveur de passes Mark Chapman, premier choix de la LCF

Photo : The Associated Press / Charlie Riedel

Radio-Canada

Les équipes de la Ligue canadienne de football auront bientôt un rival de plus dans leur quête de nouveaux talents. L'Alliance du football américain (Alliance of American Football), une nouvelle ligue, verra le jour en février prochain.

Un texte de Jean St-Onge

Le nouveau circuit, qui aura des équipes à Phoenix, Salt Lake City, San Diego, San Antonio, Memphis, Orlando, Atlanta et Birmingham, présentera un calendrier de 10 matchs du 9 février à la fin avril.

Lancée par le producteur de télé Charles Ebersol et par l’ancien patron des Colts d’Indianapolis Bill Polian, la nouvelle ligue détient un contrat de télévision avec le réseau de sports de CBS et le match de championnat devrait se retrouver sur l’antenne généraliste de CBS.

L’AAF n’a pas de lien direct avec la NFL, comme c’était le cas avec la World League ou la NFL Europe.

Plusieurs anciens entraîneurs du grand circuit américain s’y retrouvent comme Mike Martz (San Diego), Steve Spurrier (Orlando), Brad Childress (Atlanta), Dennis Erickson (Salt Lake), Mike Singletary (Memphis) et Mike Riley (San Antonio).

Riley a dirigé les Blue Bombers de Winnipeg pendant quatre ans à la fin des années 80 et a gagné la Coupe Grey deux fois. Il connaît le niveau du football canadien et n’hésitera certainement pas à venir faire du recrutement.

Les joueurs embauchés par l’AAF signeront des contrats de trois ans pour 250 000 $ US, soit 70 000 $ la première année, 80 000$ la deuxième et 100 000 $ pour la troisième.

Si ces salaires ne sont pas comparables avec ceux de la NFL, ils se comparent aisément avec ceux de la LCF, où le salaire minimum est de 54 000 $ CA.

Mettez-vous à la place d’un jeune Américain qui a l’occasion de rester dans son pays pour pratiquer le sport qu’il connaît depuis son enfance, sans avoir besoin d’apprendre de nouvelles règles, avec un salaire de même niveau.

En plus, le calendrier de seulement 10 matchs dans le sud des États-Unis est certainement moins exigeant que celui de 18 rencontres qui s’amorce dans la canicule pour se terminer dans le froid de novembre au Canada.

Le directeur général du Rouge et Noir d’Ottawa, Marcel Desjardins, reconnaît que le défi est grand pour le football canadien.

« Nous avions un joueur qui s’est blessé au camp d’entraînement et qui est retourné faire sa convalescence à la maison. Nous espérions qu’il nous revienne à un certain moment, mais il a signé un contrat là-bas. »

« Il y a aussi des joueurs à qui nous aurions aimé faire signer des contrats ou qui étaient sur notre liste de négociation, mais qui se sont engagés avec eux et ne sont plus des options pour nous. »

Les nouveaux concurrents ont aussi nui aux Tiger-Cats.

Leur premier choix au dernier repêchage, le receveur de passes Mark Chapman, a choisi de se joindre à l’équipe de Salt Lake City plutôt que d’accepter l’offre de Hamilton.

Théoriquement, l’AAF ne pourra pas vraiment faire de razzia au sein de la Ligue canadienne pour sa première saison, car les joueurs de la LCF n’obtiennent leur autonomie qu’à la mi-février, quand le nouveau circuit aura déjà amorcé ses activités.

C’est par la suite que les choses pourraient se compliquer, surtout si l’Association des joueurs et la LCF tardent à renouveler leur convention collective.

La nouvelle ligue jouera du football à quatre essais, mais présentera quelques différences avec la NFL.

Ainsi, il n’y aura pas de bottés d’envoi ou d’après-touché, l’aspect du jeu où on retrouve les plus grosses collisions et, proportionnellement, le plus grand nombre de blessures.

Il n’y aura pas de bottés de transformation non plus. Les équipes devront uniquement tenter des convertis de deux points.

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