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Erik Guay s'offre un dernier tour de piste

Erik Guay s'offre un dernier tour de piste
Radio-Canada

Erik Guay voulait défendre son titre de champion du monde du super-G en février 2019. Alors, cet été, le skieur québécois a travaillé sa condition physique et a écouté son corps, meurtri. Ses deux camps d'entraînement l'ont rassuré.

Un texte de Philippe Crépeau

« Ça progresse bien. Je voulais voir durant les camps d'entraînement à quel point le dos allait me nuire ou non. Et, finalement, le corps se porte très bien, a expliqué Guay à Radio-Canada Sports mercredi.

« La vitesse n'est pas tout à fait là, je dois encore aller chercher quelques dixièmes de seconde, a-t-il constaté. Mais en forme physique, je suis bien comme à mes belles années. Si le corps continue à tenir le coup, je pense que je peux être compétitif. L’idée, c'est de défendre mes médailles. »

Après avoir déclaré forfait pour les Jeux olympiques de 2018, en Corée du Sud, le seul podium qui lui manque, peu de gens pensaient que le vétéran de 37 ans continuerait la compétition, car il était hors de question de penser se rendre à Pékin en 2022.

Erik Guay a remporté aux derniers Championnats du monde, en 2017 à Saint-Moritz, la médaille d'or au super-G et l’argent en descente. Et il a très rapidement exprimé l'envie de défendre son titre et ses médailles.

Erik Guay avec sa médaille d'or du super-GErik Guay avec sa médaille d'or du super-G Photo : La Presse canadienne / Gian Ehrenzeller/AP Photo

Dans une épreuve de ski, tant de choses peuvent mener au succès ou à la défaite. La seule préparation physique et mentale de l'athlète ne garantit rien. Mais les Championnats du monde de 2019 auront lieu à Are, en Suède, sur une piste qu'il connaît bien.

« J'avais fini 4e en 2007, alors que j'étais encore jeune. C'est une piste que j'aime bien où je crois que je peux très bien performer », estime-t-il.

Il avait pris le 6e rang en super-G et la 4e en descente à Are aux mondiaux de 2007

Alors, avec le soutien de ses fidèles commanditaires, le Québécois va se préparer au mieux en choisissant ses pistes, notamment les classiques de janvier et février que sont Wengen, Kitzbühel et Garmisch.

« Même si en ce moment, en camp d’entraînement, je suis moins rapide que j’aurais voulu l’être, il me reste plusieurs mois avant que j’arrive aux Championnats du monde », fait-il remarquer.

Le skieur alpin Erik Guay s'entraîne à l'intérieur sur un appareil de simulation.Le skieur alpin Erik Guay à l'entraînement Photo : Radio-Canada

« Je ne pense pas faire l'impasse sur le début de saison, je vais commencer à Lake Louise, même si ça va moins bien. Je veux quand même commencer quelque part pour essayer de bâtir et de progresser au courant de l'année. »

Le skieur de Mont-Tremblant espère aller chercher les dixièmes qui lui manquent, et pas question de faire un dernier tour de piste pour serrer des mains et faire de la figuration, il veut gagner.

Ce qu'il ne contrôle pas, c'est l’émotion qui pourrait s’immiscer.

« Pour l’instant, tout va bien, j’ai l’impression que je vais pouvoir débloquer et gagner des médailles. Mais ça reste à voir, car je ne sais pas comment je vais réagir en course », admet-il.

Il demande encore six mois de patience aux femmes de sa vie, Karen, Maude, Marlo, Leni et Logann.

« Elles savent que ça ne durera pas longtemps. Elles savent qu'il me reste un an, d'ailleurs en fait, il me reste juste six mois avant que je prenne ma retraite, avant que je sois papa à temps plein. Alors, elles m'appuient à 100 % », conclut-il, la conscience tranquille.

La saison 2018-2019 de Coupe du monde de ski alpin commence à Lake Louise en Alberta le 21 novembre, avec la première des trois descentes d'entraînement.

Erik Guay entouré de ses deux filles aînées, Leni et LogannErik Guay entouré de ses deux filles aînées, Leni et Logann Photo : Gary Yee

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