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chronique

Pourquoi est-ce plus difficile de mesurer les succès des athlètes de sports d’été?

Des coureurs dans la ville d'Innsbruck, où les attendent de nombreux spectateurs
La course sur route masculine des mondiaux de cyclisme s'est tenue le 30 septembre, à Innsbruck Photo: Getty Images / AFP/Christof Stache
Dominick Gauthier

BILLET - Selon vous, les athlètes amateurs canadiens ont-ils connu un bon été? Si vous connaissez la réponse, c'est parce que vous êtes amateur de sports d'été, que vous travaillez dans la collecte de données pour le Comité olympique canadien ou, encore, que vous êtes très proche d'un judoka ou d'un plongeur.

C’est en voulant écrire un texte sur les succès canadiens que j’ai compris qu’il y avait un problème.

Même pour ceux qui, comme moi, travaillent dans le monde du sport, il est quasi impossible de bien suivre les athlètes canadiens de sports d’été et de comprendre la valeur de leurs résultats.

Les calendriers sont changeants. Dans certains sports, il y a des compétitions toute l’année, pas seulement l’été.

Par exemple, les quelques Coupes du monde de kayak sont au printemps, mais le Championnat du monde est à la fin de l’été. Les judokas, eux, ont des tournois toute l’année et leurs mondiaux se tiennent généralement en septembre. Finalement, pour bien vous mêler, la saison de cyclisme sur piste se déroule durant l’automne et l’hiver.

Aussi, toutes les compétitions ne sont pas également pertinentes. Prenez le triathlon. Le niveau peut-être très relevé dans une Coupe du monde, alors qu’à d’autres occasions, on a l’impression d’assister à une compétition de deuxième niveau. Quand on fait des recherches pour savoir si un athlète canadien a gagné, il faut ensuite pousser plus loin pour savoir si c’est une vraie victoire ou pas.

Voici un petit éventail des événements de sports d’été :

  • Jeux du Commonwealth
  • Jeux panaméricains
  • Championnats panaméricains
  • Tours cyclistes
  • Diamond League
  • Coupe intercontinentale
  • Coupe continentale
  • World Tour
  • Grand Prix
  • Open
  • Challenge
  • Coupes du monde
  • Circuits professionnels

La seule et unique référence pour vraiment savoir qui sont les meilleurs athlètes de sports d’été reste les Championnats du monde.

Notez que dans certains cas, comme en athlétisme, il n’y en a qu’au deux ans. Si toutes les têtes d’affiche sont malades ou se blessent, comme ç’a été le cas en 2017, alors nous devrons attendre les prochains mondiaux pour savoir si , par exemple, Andre De Grasse prendra vraiment la relève d’Usain Bolt ou si Damian Warner pourra faire mieux qu’une médaille de bronze, son résultat aux Jeux de Rio, en décathlon.

J’aime tous les sports, d’été comme d’hiver, mais je crois sincèrement que la constance d’un circuit ou d’un événement est ce qui permet aux amateurs de bien les suivre.

L’hiver, c’est clair. Chaque semaine, pratiquement tous les sports tiennent des Coupes du monde, où tous les meilleurs athlètes sont présents. C’est un peu différent en patinage artistique, qui désire permettre à tout un chacun de faire de l’argent et réunir les meilleurs à la finale du Grand Prix.

En ski de fond, certains athlètes choisiront de s’abstenir lors d’un sprint pour se garder de l’énergie pour un 15 km, mais chaque course compte pour le cumulatif de la saison. Il vaut donc mieux ne pas trop se reposer.

Bref, l’hiver pour les amateurs, c’est facile. À notre réveil le samedi ou le dimanche, on sait si Erik Guay a bien skié à Garmisch ou si Justine Dufour-Lapointe s’élancera dans quelques heures à Lake Placid. À la fin du mois de mars, on saura si le Canada a bien performé en regardant les classements des Coupes du monde.

Pour mieux s’y retrouver dans les sports d’été, nombreux, on pourrait au moins éliminer quelques événements ici et là et trouver une façon de s’assurer que les meilleurs prennent part à chaque Coupe du monde. Ce serait déjà un bon début.

Alors, le Canada a-t-il fait bonne figure cet été, me demandez-vous?

Il reste encore quelques Championnats du monde, mais je vous dirais que ç’a été un été où le talent émergeant s’est pointé le bout du nez et où les grandes vedettes des Jeux de Rio comme Andre De Grasse et Penny Oleksiak ont fait face à plusieurs défis.

Sports