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Marie-Michèle Gagnon et Valérie Grenier tournent la page sur leur blessure

Marie-Michèle Gagnon
Marie-Michèle Gagnon Photo: Getty Images / Christophe Pallot/Agence Zoom

Si les premiers soubresauts de l'automne délivrent enfin les Québécois des chaleurs tropicales qui ont enveloppé la Belle Province lors des derniers mois, ils rappellent aussi aux amateurs de glisse que l'hiver approche à petits pas... au grand bonheur de Marie-Michèle Gagnon et de Valérie Grenier, toutes deux incommodées par des blessures la saison dernière.

La campagne 2017-2018 de Gagnon a été interrompue et ses troisièmes Jeux olympiques se sont envolés du même coup en raison d'une déchirure du ligament croisé antérieur du genou droit durant un entraînement en descente la veille des premières épreuves de vitesse en Coupe du monde, à Lake Louise, en novembre.

Une première blessure majeure pour la Québécoise de 29 ans qui n’avait jamais raté jusque-là une saison complète dans le grand cirque blanc.

Deux récents stages sur neige, en Italie, à Zermatt, et au Chili, lui donnent confiance pour la campagne à venir où elle maintiendra le cap prévu la saison dernière avant sa blessure, soit l’accent sur les épreuves de vitesse.

Avoir été blessée m’a donné le courage de délaisser le slalom. Si j’avais fait une saison pas pire en slalom où j’avais été dans le top 15, même 20e, j’aurais dit : "Je ne peux pas lâcher ça, ça va quand même bien." Le fait d’avoir pris du recul me dit que j’ai vraiment pris la bonne décision. C’est une décision qui est basée sur ma passion, je trippe vraiment sur la vitesse. Je crois vraiment que je peux gagner en vitesse, alors qu’en slalom, c’était un peu parti.

La skieuse alpine Marie-Michèle Gagnon
Valérie GrenierValérie Grenier Photo : Getty Images / Alain Grosclaude/Agence Zoom

Grenier, elle, a pris part à l’entièreté de la saison, mais avec un mal bien connu qui l’a affligée de nouveau au milieu de la campagne, le syndrome des loges. Cette anomalie, aussi appelée syndrome du compartiment, empêche les muscles de prendre leur pleine expansion durant un effort, ce qui entraîne des douleurs aiguës aux tibias.

La Franco-Ontarienne de Saint-Isidore, qui était déjà passée sous le bistouri pour tenter de régler ce problème aux deux jambes au printemps 2016, a subi une nouvelle chirurgie en avril, mais seulement au tibia gauche cette fois.

Elle espère maintenant que le problème est derrière elle.

« En ce moment, ça va super bien [...] Ç'a été quand même long comme réhabilitation, j'ai dû prendre mon temps, j'ai eu quelques rechutes, a confié Grenier. Les choses vont bien présentement, je reviens d'un camp au Chili. J'ai fait une dizaine de jours de ski sans avoir de douleurs. C'est vraiment positif. »

Comme c'était mon premier camp sur la neige, j'ai vraiment dû prendre mon temps. J'ai pris plusieurs congés, je skiais une journée ou deux, puis j'étais au repos. Après je recommençais. J'ai aussi fait moins de descente que les filles, et je n'ai pas encore poussé à 100 %. C'était un camp pour bien me sentir sur la neige.

La skieuse alpine Valérie Grenier

Surprenante 6e du combiné aux Jeux de Pyeongchang, la prometteuse skieuse de 21 ans espère retrouver de nouveau les sensations qui lui avaient permis d’obtenir, en Corée du Sud, son meilleur résultat sur la scène internationale depuis ses titres de championne (descente) et de vice-championne (super-G) aux mondiaux juniors de 2016.

Pour Grenier, la saison reprendra probablement à Sölden à la fin octobre, tandis que Gagnon prendra une décision dans quelques semaines. Si elle fait l’impasse sur l’Autriche, elle sera assurément du rendez-vous de Killington, aux États-Unis, un mois plus tard.

« Je ne suis pas encore certaine exactement, mais je vais peut-être faire un petit peu moins de descente pour me concentrer sur le slalom géant et le super-G. Et je veux faire les combinés, évidemment », a-t-elle indiqué.

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