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Le Canadien montre un autre visage

Canadien 5 - Maple Leafs 1 : faits saillants

TORONTO – John Tavares ne se lèvera pas mardi matin en regrettant son choix, pas d'inquiétudes. Mais force est d'admettre que cette nouvelle mouture tricolore est bien plus acharnée et constante que ce qu'on a vu l'an dernier.

Un texte d’Alexandre Gascon

L’affiche n’était pas très relevée, d’un côté comme de l’autre, il est vrai, mais pire encore du côté torontois.

Les Maple Leafs ont envoyé 9 vétérans dans la mêlée, au sens de la convention collective, contre 11 pour le CH. À titre d'exemple, le plus expérimenté de la bande, Colin Greening et ses 286 matchs, comptait comme un vétéran, bien qu’il n’ait plus patiné dans la grande ligue depuis 2015-2016.

Même chose pour Adam Cracknell qui a passé essentiellement la dernière campagne dans la Ligue américaine.

Rien d’emballant sur papier dans ce duel entre le Canadien et les Maple Leafs, mais la victoire convaincante de 5-1 et la fiche de 4-1-0 en matchs préparatoires doivent faire du bien au moral, à tout le moins.

Le fameux système de Claude Julien est appliqué à la lettre : échec avant soutenu à deux, voire à trois attaquants, relance rapide des défenseurs en fond de territoire, tout y est pour le moment.

« Les attaquants ont travaillé fort sur l’échec avant. On est sortis avec beaucoup de rondelles dans les coins de patinoire. C’est une bonne victoire, notre gardien a été excellent aussi », a dit l’entraîneur, visiblement satisfait de ses hommes.

En période d’examen, Kotkaniemi est studieux

Ce n’est plus une évaluation ou un jugement, c’est devenu une rengaine. Jesperi Kotkaniemi progresse constamment et fait vraiment tout pour forcer la main de l’état-major.

Certains doutaient que le Finlandais arrive à se tailler un poste avec l’équipe cette saison. Mais la vulnérabilité criante de la formation dans l’axe, combinée à ses prestations de plus en plus convaincantes, pourrait ouvrir une brèche.

Qui sait, peut-être pour les fameux neuf matchs « gratuits » qu’il peut disputer sans entamer la première année de son contrat.

« Il continue à jouer du bon hockey, a insisté Julien. Quand il est sur la patinoire, il y a des choses qui se passent. Je me répète, c’est un jeune qui continue à s’améliorer […] Il est en train de trouver son propre style. Il montre beaucoup de maturité sur la patinoire pour un jeune de 18 ans. C’est beau à voir. »

De la maturité, en effet, comme l’a constaté Artturi Lehkonen.

Il apprend beaucoup de choses et très rapidement. Il est vraiment très mature pour son âge, c’est ce qui me frappe.

Artturi Lehkonen sur Jesperi Kotkaniemi

En première période, on l’a vu intercepter la tentative de relance de Justin Holl avant de se diriger dans l’enclave, calme, patient avec le disque, et de prendre un bon tir qui a ricoché sur le défenseur avant d’aboutir sur la lame du bâton de Lehkonen qui n’a pas raté l'occasion.

Il a terminé le match avec un différentiel de +3 et a passé la soirée à effectuer de petits jeux efficaces le long des rampes pour maintenir une attaque en vie ou encore faciliter la tâche des arrières.

Kotkaniemi a jugé malgré tout qu’il « doit être meilleur dans [ses] batailles le long des rampes ».

« J’en perds un peu trop. »

Nick Suzuki, l’autre centre qui était attentivement surveillé dans la capitale ontarienne, a aussi offert quelques éclats brillants, mais sur une base moins constante. Le Finlandais a pris l’ascendant dans cette bataille.

Ouellet gagne des points

Xavier Ouellet est peut-être l’autre grand vainqueur de la soirée. Le Québécois de 25 ans a inscrit deux buts en plus de terminer à +4.

Il trouve « très facile de s’ajuster » aux tactiques préconisées par Julien, qui lui vont comme un gant jusqu’ici.

Le pilote a tenu à tempérer l’enthousiasme envers le jeune défenseur, peut-être en raison des nombreux contrats à un volet de ses coéquipiers qui pourraient forcer l’organisation à l’envoyer à Laval.

« Il a un bon match ce soir, a dit Julien. Il ne faut pas seulement regarder les buts, mais regarder le match. On a de grosses décisions à faire. »

« Depuis le premier jour du camp, j’ai en tête de rester ici. Au-delà des deux buts, je retiens surtout que j’ai joué intense et j’étais solide dans ma zone. Les buts sont des bonis, rien de plus », a pour sa part estimé Ouellet.

Hudon ressent la pression

Dans le vestiaire des victorieux, Charles Hudon n’a pas caché son soulagement. Il connaît un camp d’entraînement difficile et l’on a senti que son superbe but, réussi au terme d’un tourniquet spectaculaire dans une descente à un contre un, lui permet de respirer plus librement.

Je ne ferai pas de cachettes, je suis plus nerveux que l’année passée.

Charles Hudon

« Ç’a bien été aujourd’hui. On s’est parlés Lehky et moi. On est des joueurs qui jouent sur la route en présaison, il faut donc sortir avec une grosse performance. Claude a fait en sorte qu’on joue bien aussi. On se connaît depuis l’année passée. Jouer ensemble ça nous aide, on a une belle communication », a ajouté l’attaquant.

Le fait que Nikita Scherbak, malgré de nombreuses occasions, ne parvient pas à se démarquer davantage joue aussi en sa faveur.

Il faut s’attendre à des suppressions dans les prochaines heures.

Julien a spécifié qu’il ne réduirait pas encore son groupe à 23 joueurs, le maximum permis pour le début de la saison, mais qu’il le réduirait considérablement en vue des deux dernières rencontres préparatoires contre les Maple Leafs au Centre Bell mercredi et à Ottawa samedi.

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