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Des adeptes de jiu-jitsu plaident pour la reconnaissance de leur sport

Des participants à l'entraînement public
Des participants à l'entraînement public Photo: Radio-Canada / Meeker Guerrier
Radio-Canada

La jeune Fédération québécoise de jiu-jitsu et son président Johnny Zemouli ont tenu vendredi un entraînement ouvert au public au Centre Pierre-Charbonneau, à Montréal, pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur sport, un art martial qui se trouve quelque part entre la lutte et le judo.

Un texte de Meeker Guerrier

Depuis une modification du Code criminel canadien en 2013, les compétitions de jiu-jitsu sont en théorie interdites au Québec. Elles étaient cependant tolérées jusqu’à ce qu’une plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) vienne changer la donne en 2017. Depuis, il n’est plus possible pour les adeptes du sport de se mesurer l’un à l’autre dans des compétitions organisées.

Selon Johnny Zemouli et d’autres intervenants du milieu du jiu-jitsu, le Québec est la seule province au pays qui interdit encore les compétitions. Ailleurs, les gouvernements provinciaux les ont tolérées ou ont exigé, comme en Ontario, que les athlètes se dotent d’une fédération.

Le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport Sébastien Proulx a déjà été questionné en chambre à ce sujet par le député caquiste de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger. Il avait parlé d’acceptabilité sociale pour balayer du revers de la main les revendications des adeptes de jiu-jitsu.

Après l’annulation de compétitions en sol québécois en 2017, le sénateur à l’origine de la modification au Code criminel, Robert Runciman, a envoyé une lettre au ministre Proulx, lui expliquant que le but de l’amendement était de permettre la tenue de compétitions d’autres sports de combat que la boxe.

Pourtant, selon l'interprétation qu'en fait le SPVM, seuls les sports de combat olympiques sont permis.

Un message aux partis politiques

La Fédération de jiu-jitsu du Québec demande aux partis politiques en campagne de prendre des engagements pour permettre la tenue de complétions de jiu-jitsu, en agissant par décret, comme cela s’est fait en Ontario.

Québec solidaire (QS) s’y est déjà engagé dans un tweet datant du 22 août.

Ses candidats Ismaël Seck (Jeanne-Mance-Viger), lui-même un ancien adepte du sport, et Alexandre Leduc (Hochelaga-Maisonneuve) se sont adressés vendredi aux participants de l’entraînement ouvert pour leur réitérer leur soutien.

Pour Ismaël Seck, le Québec n’a pas fait ses devoirs pour légiférer en faveur de la tenue de compétitions. Alexandre Leduc, lui, s’est engagé à mener à terme le dossier. « Peu importe qu’on prenne le pouvoir ou pas, on va maintenir la pression et porter cette cause », a-t-il dit.

Sylvain Lévesque, candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Chauveau, a mentionné sur Twitter le 24 août que sa formation, en cas de victoire le 1er octobre, agira par décret.

Les amateurs de jiu-jitsu espèrent que le flou juridique entourant leur sport pourra se régler avec la prochaine élection. D’ici là, Johnny Zemouli et les membres de l’embryonnaire Fédération québécoise espèrent que des initiatives comme cet entraînement libre pourront faire connaître leur sport au grand public.

Une photo de groupe après l'entraînementUne photo de groupe après l'entraînement Photo : Radio-Canada / Meeker Guerrier

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