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Des installations olympiques de Pyeongchang seraient démantelées

Vue aérienne du Palais des glaces de Gangneung (à gauche), de l'Anneau de glace de Gangneung (au centre) et du Centre de hockey de Gangneung
Les frais d'entretien des installations olympiques seraient au cœur des problèmes de la province de Gangwon. Photo: Getty Images / AFP/Yelim Lee
Radio-Canada

Sept mois après la fin des Jeux de Pyeongchang, de nombreux sites et installations construits pour l'occasion sont inutilisés et l'on songe à en raser certains en raison des coûts d'entretien.

L'anneau de patinage de vitesse sur longue piste est presque abandonné, comme un aréna, la piste de bobsleigh et le centre de saut à ski. Déjà, certains souhaitent replanter des arbres dans la piste qui a accueilli les épreuves de ski alpin.

La province de Gangwon n'a pas réussi à persuader le gouvernement coréen de payer pour l'entretien des installations, et c'est elle qui se retrouve avec la facture annuelle de 6,8 millions de dollars.

La solution qui apparaît la plus simple pour plusieurs serait de démanteler ces installations coûteuses.

« Honnêtement, je ne vois pas d'autres solutions, avance Yoon Sang-ho, un chercheur à l'Institut économique de Corée du Sud. Que ce soit le gouvernement coréen ou le gouvernement régional, quelqu'un devra payer. L'histoire des anciennes villes hôtesses des Jeux n'est pas très prometteuse. Peu d'entre elles ont vécu une hausse substantielle du tourisme après les Olympiques. »

La Corée du Sud a dépensé environ 17 milliards de dollars pour l'organisation des Jeux d'hiver, dont près de 150 millions de dollars seulement pour le stade olympique de Pyeongchang, une structure temporaire qui a été détruite après la conclusion des Jeux paralympiques.

Les fonctionnaires de la province de Gangwon sont réticents à voir l'héritage des Jeux être défini par la démolition des sites olympiques. Ils rêvent qu'une station de ski dynamise l'économie de l'une des régions les plus pauvres de la Corée du Sud.

« Si la province de Gangwon insiste pour conserver les installations, le meilleur plan serait de présenter la région comme un centre d'entraînement pour les athlètes olympiques en prévision des Jeux d'hiver de Pékin de 2022 », ajoute Yoon Sang-ho.

Le Comité international olympique blâme quant à lui les organisateurs coréens pour le coût d'entretien des installations en affirmant qu'il les ont avertis à répétition de ne pas construire des stades inutiles.

Avec les informations de Associated Press

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