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Les patineurs de vitesse sur courte piste canadiens entrent dans une nouvelle ère

Samuel Girard (à gauche) et Charles Hamelin (à droite)
Samuel Girard (à gauche) et Charles Hamelin (à droite) Photo: Getty Images / Tom Pennington/ISU
Radio-Canada

Les patineurs de vitesse sur courte piste entament le nouveau cycle olympique, en fin de semaine, avec les Championnats canadiens présentés à l'aréna Maurice-Richard. Le portrait de famille a passablement changé depuis les Jeux de Pyeongchang.

Un texte de Marie Malchelosse

Ils étaient 48 athlètes, hommes et femmes, à aiguiser soigneusement leurs patins à longues lames mercredi pour un entraînement préparatoire. Ils vont tous rivaliser les uns contre les autres, de vendredi à dimanche, pour se tailler une place au sein de l’équipe nationale. Huit places sont à pourvoir chez les femmes et autant chez les hommes.

Du côté féminin, il ne faut plus chercher les longs cheveux blonds en broussaille de Marianne St-Gelais, partie à la retraite. Ni d’ailleurs la fougue de sa complice des derniers Jeux, Valérie Maltais, qui patine maintenant sur longue piste. Kasandra Bradette, de Saint-Félicien, prend donc le relais. Personne ne sera complètement dépaysé, car elle partage l’accent de Marianne St-Gelais. Le stress de cette compétition nationale, elle l’a laissé à la porte.

Je l’aborde avec calme. Quand je suis stressée, je vois moins les occasions [en piste]. Je suis quelqu’un dans la vie qui aime contrôler beaucoup de choses. J’ai appris à contrôler seulement ce que je peux contrôler.

Kasandra Bradette

La triple médaillée olympique des Jeux de Pyeongchang Kim Boutin ne sera pas non plus à ces sélections. Avec ses entraîneurs, elle a décidé qu’une période de repos prolongée était impérative après les grandes émotions des derniers mois. « Elle a fait un retour à l’entraînement, mais on s’est aperçu qu’elle avait une grande fatigue mentale encore. Elle ne s’était pas encore sortie de son année olympique et même du cycle de quatre ans. On a décidé de prendre un repos plus long », a expliqué l'entraîneur de l'équipe féminine, Frédéric Blackburn.

Boutin sera absente des premières Coupes du monde de la saison, mais devrait revenir à la compétition pour les cinquième et sixième Coupes, en guise de préparation aux Championnats du monde à Sofia, en Bulgarie, en mars.

Chez les hommes, le duo Hamelin est maintenant amputé de moitié. François s’occupe maintenant de son agence d’athlètes, mais il laisse son frère champion du monde dans son sillon. Charles est toujours gonflé à bloc par ses succès des derniers mondiaux, en mars dernier.

Cet été, il y a eu beaucoup de changements dans ma vie, sur la glace et hors glace. Et en ce moment, ça va super bien. Je suis tellement heureux. Être avec les gars et le nouveau coach qui est un ami, un coéquipier, une idole pour moi fait que j’ai retrouvé le goût d’être juste sur la glace et d'avoir du plaisir avec mes coéquipiers.

Charles Hamelin

L’idole de Charles Hamelin, c’est le quadruple médaillé olympique Éric Bédard. Il est entré en poste au début du mois d’août après l’annonce du départ surprise de Derrick Campbell, qui dirigeait l’équipe masculine depuis 2006.

Il y a eu un petit tourbillon. C’est de rentrer dans le bain tout de suite et de connaître les gars. L’équipe est très jeune avec plusieurs patineurs de 22, 23 ans, alors il y a eu une adaptation très rapide. Mais je pense que la chimie a eu lieu instantanément.

Éric Bédard

Au cours des 10 dernières années, Bédard est allé faire le plein d'expérience comme entraîneur national en Allemagne et en Italie. D'entrée de jeu, il a proposé à ses patineurs canadiens de miser sur le relais pour apporter une régularité aux épreuves individuelles. « Je veux aller chercher de la chimie, de la vitesse. Le relais en courte piste, c’est sept ou huit échanges à fond. Ce sont des 13 secondes d’intensité, suivies de 45 secondes de repos. C’est ce qu’on a besoin aux 1000 et 1500 m et la vitesse au 500 m », a dit Bédard.

Pour la première fois de son histoire, la Fédération canadienne de patinage de vitesse a adopté un nouveau mode de sélection, inspiré du modèle européen. Les 16 athlètes sélectionnés au terme des Championnats canadiens le seront pour l’ensemble de la saison. Il n’y aura plus de seconde sélection, en janvier, pour les Championnats du monde.

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