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Le Marathon international de Montréal sous le signe de la renaissance

Des coureurs en action
Toutes les épreuves de l'édition 2018 du Marathon international de Montréal seront courues dans les rues de la ville. Photo: Justrun.com

Les quelque 25 000 participants inscrits dans l'une des cinq épreuves du Marathon international de Montréal, ce week-end, seront au cœur d'un événement modernisé.

Un texte de Jean-François Chabot

L’édition 2018 marque notamment le retour de la catégorie élite dans l'épreuve reine du marathon (42,2 km), tenue dimanche, qui accueillera pour la première fois en huit ans certains des meilleurs coureurs du monde.

Ces athlètes, tant chez les hommes que chez les femmes, ont été sélectionnés sur la base de leurs performances homologuées. Du côté masculin, il faut déjà avoir couru un marathon en moins de 2 h 17 min. Chez les femmes, la barre a été fixée à 2 h 40 min.

L’un des plus en vue sera sans doute le Kényan David Emmanuel Cheruiyot, quadruple vainqueur à Ottawa, champion à Toronto, et couronné trois fois à Houston au Texas.

Le Kenya sera d'ailleurs bien représenté avec 7 coureurs parmi les 16 inscrits à l’épreuve élite masculine, dont Wycliffe Biwott, gagnant à Zagreb en 2017 avec un chrono de 2:09:55.

Six Québécois d'élite s’aligneront aussi au départ, dont Anthony Larouche qui, l’an dernier, a parcouru le marathon de Sacramento en Californie en 2:24:42.

Chez les femmes, la Kényane Joan Kigen, 4e à Rotterdam plus tôt cette année en 2:30:33, devrait s’élancer en tant que favorite. Jennifer Moroz, de Vancouver, et Leanne Klassen, de Calgary, y défendront les couleurs canadiennes.

Tous batailleront pour la bourse totale de 50 000 $, dont 10 000 $ chacun pour le gagnant et la gagnante. Des bourses seront également décernées aux meilleurs coureurs et coureuses du Canada et du Québec.

« Un temps parfait »

Le directeur de l'événement, Dominique Piché, se réjouit de la tournure des choses à un peu moins de 72 heures de la présentation des premières épreuves.

« On est un peu surpris par la chute soudaine des températures, mais on prévoit un temps parfait pour la fin de semaine. » Les deux jours devraient être ensoleillés avec une température à 15 ou 16 degrés. Voilà qui contrastera avec la chaleur extrême qui avait contraint les organisateurs d'annuler la présentation du marathon en 2017.

À ce propos, M. Piché estime que 99,9 % des participants ainsi privés de leur marathon ont été remboursés pour les frais reliés à leur inscription. Le patron dit que s'il s'avère que quelqu'un attend toujours de recouvrer son argent, il se dit prêt à s'occuper de ce cas personnellement.

Dominique Piché est heureux de voir Montréal, ville olympique, reprendre sa place sur l'échiquier mondial des marathons.

« Je suis ému de revoir Montréal sur la scène mondiale, tout en conservant le caractère familial de l'événement. On regarde du côté d'Ottawa ou de Toronto, et je fais abstraction de Boston et New York. »

Il fallait avoir un début. Et quand on parle de début, on y va modestement avec ces bourses totalisant 50 000 $.

Dominique Piché, directeur du Marathon international de Montréal

En totalité sur l’île

L’ensemble des parcours a été redessiné. Les épreuves de 1 km (pour les enfants), 5 km, 10 km, demi-marathon (21,1 km) et marathon (42,2 km) se dérouleront entièrement dans les rues de Montréal.

Ainsi, pour les marathoniens et participants au demi-marathon, il n’est plus nécessaire de se rendre sur le tablier du pont Jacques-Cartier. Les lignes de départ et d’arrivée sont toutes aménagées au cœur du Quartier des spectacles.

Dominique Piché affirme que la Ville de Montréal et les responsables de chantiers qui jonchent les parcours ont été des partenaires exemplaires à l'approche de l'événement.

« Dans le cas d'endroits plus difficiles que d'autres, les partenaires et les entrepreneurs en construction ont trouvé les solutions pour assurer la sécurité des athlètes, mais aussi leur expérience sur le parcours en général. Parce que refaire cinq parcours dans un temps aussi court, dans une métropole, il faut en être fier », a-t-il expliqué.

« Il faut aussi mentionner la collaboration des ministères du Transport, tant du côté québécois que du fédéral, étant donné que le parcours s'approche aussi du chantier du futur pont Champlain. »

Le demi-marathon et le marathon sont constitués de boucles. Ainsi, les athlètes reviendront inévitablement sur leurs pas.

Les distances les plus courtes (1 km, 5 km et 10 km) seront courues samedi. Le deux plus longues seront présentées dimanche avec un départ dès 7 h 30 pour l’élite et 5 minutes plus tard pour le départ de masse.

En date de mercredi, on estime le nombre total de participants à 23 000 ou 25 000, dont près de 15 000 pour le marathon.

« Je souhaite que les gens redécouvrent leur marathon au coeur de leur métropole, avec entre autres la découverte du Jardin botanique que les marathoniens auront l'occasion de parcourir pour la première fois. »

J'imagine 14 000 ou 15 000 participants, en plus de 6000 ou 7000 spectateurs. Imaginez-vous l'énergie que l'on va recevoir à cet endroit.

Dominique Piché

Plus vert

L’organisation mettra également l’accent sur l’environnement en essayant de réduire l’empreinte laissée par la tenue de ce 28e rendez-vous.

Les bouteilles d’eau de plastique seront remplacées par des citernes et des gobelets biodégradables.

Les participants seront enfin initiés au « plogging », qui consiste à ramasser les déchets qui joncheront le parcours.

Ce mouvement est né en Suède du jumelage entre le jogging et le « Plokka upp », terme suédois signifiant ramasser.

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