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Une porte légèrement entrouverte pour Michael McCarron

Michael McCarron tire au but.
Michael McCarron Photo: Getty Images / Minas Panagiotakis

Le tournoi de golf battait son plein. Max Pacioretty venait d'être échangé au beau milieu de la nuit et, soudain, dans ce matin frisquet à Laval-sur-le-Lac, une nouvelle est tombée. Toute petite.

Un texte d’Alexandre Gascon

C’est la nouvelle qui était petite, pas celui qu’elle concernait : la prolongation de contrat d'un an de Michael McCarron.

Il commence à se faire tard pour le premier choix du CH en 2013. À son retour à Montréal, Claude Julien disait voir en lui un joueur du calibre de la LNH.

Le grand centre a malgré tout démarré la saison dernière dans les mineures et s’est fait rappeler pour seulement huit matchs à la fin octobre, pendant que le Canadien plongeait déjà en pleine tourmente.

Après avoir joué 6 min 50 s contre Vegas, il est retourné à Laval et n’est revenu qu’au mois de mars. La saison du Tricolore était alors une cause entendue et McCarron passait simplement une (autre) audition.

Cette saison, le retour de Tomas Plekanec, l’arrivée de Matthew Peca, la présence de Byron Froese et de Jacob De La Rose plaident tous contre lui.

Michael McCarronMichael McCarron Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Pour son premier match préparatoire contre les Panthers, mercredi, on l’envoie mener le quatrième trio d’une demi-équipe, flanqué de Joël Teasdale et de William Bitten. Tirez-en vos propres conclusions.

Mais voilà que Nicolas Deslauriers, « un gros gabarit et un gars qui apporte une dimension physique », a expliqué Julien, a laissé la porte entrebâillée en raison de son absence qui pourrait s’étirer.

« Personne ne joue comme lui », a répondu McCarron lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait remplir le rôle du Québécois.

« Il joue avec intensité. Il est méchant. C’est difficile de jouer contre lui, j’ai eu à le faire quelques fois. Mais oui, je peux jouer ce genre de rôle. Je ne veux pas trop me projeter. Je pense qu’il y a disons neuf joueurs de centre qui sont prêts pour la LNH. On a vu (Jesperi) Kotkaniemi, on va voir (Nick) Suzuki, un autre joueur de centre qui est vraiment bon. »

Il y a les centres et les très nombreux ailiers. Mais pour le moment, en voilà un de moins. Que ce soit à l’aile ou au centre, il devra prouver son utilité rapidement, parce qu’il reste à peine quelques grains dans le sablier.

Pour ce faire, il a fallu travailler fort cet été.

« J’ai travaillé sur mon patin, que crois-tu. J’ai travaillé sur l’explosivité, de 0 à 100, ce genre de truc. Ça a été un bon été pour moi, j’avais une bonne entraîneuse de patin », a dit le grand hockeyeur de 1,98 m (6 pi 6 po).

« Je ne sais pas si tu as vu ma grandeur, mais je suis encore en train de grandir dans mon corps […] Mes muscles commencent à grossir sur mes jambes, j’attendais ça depuis longtemps, finalement ça arrive, petit à petit. »

Julien pour une disparition progressive des bagarres

Cette sempiternelle question est revenue sur la table cette semaine après le combat entre Deslauriers et Brandon Baddock lundi soir. Faut-il les interdire?

« Tous les ans, ça semble diminuer, c’est un bon signe. Il reste que ce n’est pas toujours facile de prendre une décision comme celle-là. Quand on ne peut pas se défendre de cette façon-là, on peut avoir tendance aussi à utiliser nos bâtons, ce qui peut être encore plus dangereux. C’est une question délicate, une discussion qu’on a toutes les années. Tranquillement, j’espère que ça se modifie tout seul et on commence à le voir avec la diminution des bagarres », a expliqué Julien.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

D’un autre côté, Deslauriers a surtout réagi à l’initiative de Baddock qui s’est carrément jeté sur lui après avoir encaissé sa mise en échec.

Il aurait été difficile pour l’attaquant de 27 ans d’éviter cette bagarre, selon Julien.

Les débuts de Suzuki, Domi et Ouellet

Après Jesperi Kotkaniemi, c’est l’autre pivot et espoir de premier plan du Canadien qui est lancé dans la mêlée contre une formation bigrement bien garnie des Panthers.

Nick Suzuki aura la chance de se faire valoir au centre de Nikita Scherbak et de Paul Byron, et il compte utiliser la vitesse de ce dernier pour se démarquer.

« Il repousse les défenseurs, ça va créer de l’espace au milieu. Je pense que je vais juste essayer de l’utiliser sur les flancs. S’il décolle, je vais lui lober la rondelle ou essayer de lui envoyer la rondelle sur le ruban. Il peut faire exploser la ligne de défense », a dit le parent éloigné de David Suzuki.

Nick Su7zuki à l'entraînementNick Suzuki Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

En plus de Nick Suzuki, le centre Max Domi et le défenseur Xavier Ouellet seront également en uniforme.

Domi a été acquis des Coyotes de l'Arizona par le Canadien contre Alex Galchenyuk en juin dernier.

Le Québécois Xavier Ouellet a signé un contrat à deux volets cet été avec le CH, après que les Red Wings de Détroit eurent racheté son contrat.

Les trios du Canadien à l'entraînement :

  • Jonathan Drouin - Max Domi - Joel Armia
  • Paul Byron - Nick Suzuki - Nikita Scherbak
  • Kenny Agostino - Matthew Peca - Alexandre Grenier
  • Joël Teasdale - Michael McCarron - Will Bitten

En défense :

  • Jordie Benn - Jeff Petry
  • Mike Reilly - Brett Lernout
  • Xavier Ouellet - Josh Brook

Devant le but :

  • Carey Price
  • Antti Niemi

Les formations des deux équipes :

Hockey

Sports