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L’Impact en pleine maîtrise à l'approche des éliminatoires

Des joueurs de l'Impact, en blanc, célèbrent un but.
L'Impact a battu 4-1 l'Union de Philadelphie, le 15 septembre. Photo: The Associated Press / Michael Perez

L'Impact ne s'est pas joué de tour à lui-même cette fois-ci. Les hommes de Rémi Garde ont fait preuve de sérénité après le but de l'Union de Philadelphie à la 11e minute, samedi, en route vers une victoire de 4-1. Et ça ne pouvait tomber à un meilleur moment.

Un texte de Marie Malchelosse

Si vous regardez les années où l'on s’est qualifiés pour les éliminatoires, ce sont aussi des saisons pendant lesquelles on a traversé des moments difficiles.

Evan Bush

C’est bien connu. Faire face à l’adversité forge le caractère. Le gardien Evan Bush a évoqué la saison 2015. Les joueurs eux-mêmes, a-t-il rappelé mardi, croyaient rater les éliminatoires. Ils ont changé d’entraîneur (Mauro Biello a remplacé Frank Klopas) pour finalement terminer cette saison avec force. En 2016, l’équipe a aussi peiné en cours de saison, mais a réussi à trouver sa voie vers les éliminatoires jusqu'en finale de l'Association de l'Est.

Cette saison, le Bleu-blanc-noir a connu plus que son lot de revers et de doutes. Mais depuis deux matchs, il a signé des résultats éclatants et non contre les moindres adversaires, les Red Bulls de New York et l’Union, à Philadelphie.

« Ce que j’ai bien aimé à Philadelphie, c’est qu’on a donné une réponse plus sereine. On a été plus patients. On a été plus collectifs. C’est une grosse progression », a dit l'entraîneur-chef Rémi Garde.

Bush fait d'ailleurs remarquer que la logique inverse est aussi vraie.

« Les équipes dominantes qui perdent deux matchs de suite en ce moment commencent à paniquer, tandis que nous, il y a longtemps qu’on ne panique plus. Tout ce qu’il y a devant nous est un boni », évalue-t-il.

L'Impact occupe toujours la 6e et dernière position donnant accès aux éliminatoires. Le onze montréalais a réussi à éloigner le D.C. United et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre à quatre et cinq points, respectivement. Les deux adversaires conservent un match en main. Juste à temps pour entretenir ses ambitions de fin de saison, il semble avoir fini de tergiverser sur le délicat sujet de son identité.

L’équipe d’aujourd’hui et du début de saison n’est pas la même. On savait tous qu’il fallait qu’on progresse, qu’on se découvre. Le football peut être un jeu très simple, mais il peut aussi être très fragile et très compliqué.

Rémi Garde

L'entraîneur a lui aussi vécu les doutes qui accompagnent les passages à vide d'une équipe. Il s'est inspiré de ses expériences européennes du même type pour « faire le dos rond ». « Ça m’a pris un petit peu de temps pour déterminer dans quelle formule, dans quel management les joueurs pouvaient se sentir bien parce que c’est eux qui détiennent la clé sur le terrain », admet Rémi Garde.

C'est aussi Garde qui a amené Nacho Piatti à se découvrir des talents de passeur.

« Pour moi, il a ajouté quelque chose à son jeu. Ça ne lui a pas enlevé les qualités qu’il avait. Il reste notre meilleur buteur », a-t-il rappelé.

Piatti a inscrit 13 buts et récolté 11 passes décisives jusqu'à maintenant cette saison. Son apport nouveau comme maître passeur est aussi symbolique du talent individuel mis au profit du collectif.

C’est simplement l’évolution d’un très bon joueur et ça ajoute une nouvelle dimension à notre attaque.

Evan Bush

Il est maintenant clair que l’équipe pourra conclure sa saison dans des dispositions beaucoup plus sereines et constructives.

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