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Kotkaniemi progresse, Hudon gagne des points

De gauche à droite : Artturi Lehkonen, Jesperi Kotkaniemi et Charles Hudon

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Du tournoi des recrues à ce premier match préparatoire du Canadien, il ne s'est écoulé que 10 jours. On peut en tirer une conclusion : Jesperi Kotkaniemi apprend vite.

Un texte d’Alexandre Gascon

Dans la victoire de 3-1 contre les Devils du New Jersey lundi soir, le premier choix du Tricolore au dernier repêchage n’avait rien du garçon un peu emprunté, en apparence lent, qui avait affronté les jeunes Sénateurs le 7 septembre.

Kotkaniemi n’a certainement pas survolé la compétition. Il n’a pas étourdi l’adversaire de feintes magistrales, pas plus qu’il n’a maîtrisé le jeu en avantage numérique en dépit des 2 min 20 s qu’il y a passé.

Le Finlandais a disputé une première période ordinaire, une deuxième honnête et un bon dernier tiers.

« Depuis le tournoi des recrues, on voit un gros changement dans son jeu. Il joue avec des joueurs de plus haut calibre. Ça lui permet de mieux paraître. (Artturi) Lehkonen l’aide beaucoup à s’acclimater à l’entourage et à ce qu’on lui demande », a fait valoir Claude Julien après la rencontre.

La fluidité de son coup de patin avait rapidement été perçue comme une lacune potentielle dès le camp de perfectionnement en juillet dernier.

Personne ne le confondra avec Pavel Bure, mais sa glisse est rapidement apparue adéquate, suffisante, contre ses « vrais » premiers adversaires de la Ligue nationale. Pas de problème de ce côté jusqu’à présent.

Il s’améliore tous les jours. C’est encourageant.

Claude Julien sur Jesperi Kotkaniemi

Plus à l’aise au troisième engagement, Kotkaniemi a d’abord gagné une bataille pour la possession du disque près de la rampe en zone offensive avant d’y aller d’une passe vive, en se retournant, à Charles Hudon qui a filé seul et s’est fait voler un but par Mackenzie Blackwood.

Quelques minutes plus tard, il a encaissé la mise en échec de Pavel Zacha sans frémir, a remis le disque à la pointe, s’est fait oublier de son couvreur dans l’enclave et a décoché un puissant tir dès qu’il a vu la rondelle glisser vers lui.

Premier match officiel dans l’uniforme du Bleu-blanc-rouge, premier but. Et éruption des partisans dans le Centre Bell qui espéraient avoir une bonne raison de l’acclamer.

« C’était 10 fois plus fort (qu’à mon premier but en Liiga) », a lancé le jeune homme, sourire aux lèvres.

« C’était fou. Je n’ai jamais entendu une foule aussi bruyante que celle-là. C’était incroyable », a-t-il ajouté, visiblement fier de lui.

Kotkaniemi ne manque pas de confiance en lui. Cette confiance et sa capacité d’apprentissage constituent de bonnes nouvelles pour le CH. Ce premier match n’était qu’une « journée normale au bureau », a-t-il dit.

Et si on lui avait dit avant le match qu’il réussirait son premier filet dans cette ligue, comment aurait-il réagi?

« Je t’aurais dit que tu es un bon gars…et que tu as probablement raison. »

Une bataille à finir

L’exercice est amusant. Jetez un rapide coup d’œil aux joueurs et essayez d’assembler la formation qui va amorcer la saison le 3 octobre à Toronto. Pas de surplus de main-d’œuvre au centre. Pénurie de défenseurs agiles et explosifs. Mais des ailiers, beaucoup d’ailiers.

Dans ce contexte, Charles Hudon sait très bien qu’il doit se battre pour obtenir un rôle offensif, mais peut-être aussi, tout simplement, un poste.

« Tout le monde peut voir qu’il y a beaucoup d’ailiers. Je veux juste faire mes choses, amener la rondelle au filet et apporter de la vitesse. On a des petits gabarits, mais des petits gabarits qui ont du cœur [...] Aujourd’hui, on l’a démontré », a-t-il fait valoir.

Le Québécois a commencé le match avec Tomas Plekanec et Hunter Shinkaruk et l’a fini avec Kotkaniemi et Lehkonen, avec qui il a connu ses meilleurs moments.

N’empêche, Hudon, discret depuis le début du camp, s’est démarqué en raison de son intensité face aux Devils. Son échec avant soutenu a permis à Shinkaruk d’obtenir une chance de grande qualité.

Il a lui-même obtenu plusieurs occasions de marquer avant de réussir le deuxième but des siens avec un jeu à bas pourcentage, en dirigeant simplement la rondelle au filet qui a dévié sur Marcus Johansson.

C’était un jeu anodin. Mais l’année passée, ça ne serait pas rentré.

Charles Hudon

Avec les Paul Byron, Andrew Shaw (blessé), Tomas Tatar, Brendan Gallagher, Nicolas Deslauriers, Lehkonen, Jonathan Drouin (ou Max Domi), Joel Armia et Nikita Scherbak, les flancs sont encombrés. Hudon a encore du pain sur la planche.

En rafale

Les cadets de la défense tricolore, Victor Mete et Noah Juulsen, étaient réunis pour la première fois dans un match. Mete a marqué le premier but des siens et a dirigé cinq tirs vers le filet en près de 21 minutes de temps de glace. Ses percées offensives étaient justes et bien calculées. Étanches, rapides, efficaces, les deux joueurs ont impressionné leur entraîneur.

« Ils ont montré beaucoup de sang-froid. Ils ont confiance. Victor en a toujours eu beaucoup, c’est la raison pour laquelle il a fait notre équipe l’an passé. Il est arrivé sans pression et a fait ce qu’il avait à faire. Le fait que son été a été beaucoup plus tranquille que celui d’avant. Il avait le camp avec Équipe Canada junior, son camp à London, le camp de développement. Il a eu un été très chargé en 2017. Cette année, il a pu se reposer et est arrivé ici en bonne forme. On voit un gars bien reposé, avec beaucoup de confiance. »

« Je me sens plus confiant. J’ai un an sous la ceinture », mentionne Mete.

Pour sa part, Nicolas Deslauriers a quitté le match après la première période. L’attaquant a jeté les gants contre Brandon Baddock et a reçu une solide droite au visage. Claude Julien a précisé qu’il s’est rendu à l’hôpital, « par précaution », sans divulguer la nature de la blessure.

Phillip Danault disait lundi matin que l’ambiance était « 100 fois mieux » dans le vestiaire cette année. Les joueurs voulaient commencer le calendrier préparatoire du bon pied. « Il y a eu des hauts et des bas, mais beaucoup plus de hauts que de bas », a résumé Charles Hudon.

Les Devils avaient scindé leur club en deux, l’autre moitié affrontait les Rangers simultanément.

Les quatre dernières fois que le Canadien a conclu ses matchs préparatoires avec une fiche négative, il n’a pas participé aux séries éliminatoires. Il a déjoué les statistiques pour la dernière fois lors de la saison 2003-2004. Il s’était alors qualifié en dépit d’une fiche de 2-4-1-2 avant le début de la saison.

À la ligne bleue, Simon Després a commis deux bourdes sur des passes transversales, dont une qui a mené au seul but des Devils, celui de Blake Speers. L'ancien choix de premier tour des Penguins s'est repris avec trois coups d'épaule et en bloquant autant de lancers. Julien voulait voir un Després « affamé pour revenir dans la Ligue nationale ». On peut penser que l'entraîneur est resté sur son appétit.

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