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chronique

Le jeu des prédictions de la MLS

Alejandro Silva, Ignacio Piatti et Saphir Taïder célèbrent un but.

Alejandro Silva, Ignacio Piatti et Saphir Taïder

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Olivier Tremblay

BILLET - Quincy Amarikwa doit rire dans sa modeste barbe.

Il y a une dizaine de jours, les collègues du bureau éditorial de la MLS ont tous prédit que le D.C. United ravirait à l’Impact la dernière place qui donne accès aux éliminatoires.

Amarikwa, débarqué à Montréal le 8 août, mais déjà bien convaincu du niveau de sa nouvelle équipe, a répliqué à peu près en ces termes : « Ce serait bien qu’on souligne le taux de réussite des experts chaque fois qu’ils font une prédiction. Peut-être seraient-ils plus prudents? »

Ce cher Quincy a marqué le troisième but de la tonitruante victoire de 4-1 de l’Impact à Philadelphie. Les Montréalais sont encore plus en maîtrise de leur destinée qu’auparavant. Ils sont 6es, quatre points devant D.C. qui a un match en main. Les prévisions des experts de la MLS n’ont pas belle allure.

À leur défense, le Grand Montréal avait ri d’eux au début de 2014 quand ils avaient avancé que l’Impact finirait au dernier rang de la ligue. Mais bon, la mémoire est sélective.

Le moment est donc bien choisi pour nous replonger dans certaines prédictions formulées au fil de la saison. Ça va faire mal.


« Alerte au divulgâcheur : le Toronto FC terminera la saison devant l’Impact, parmi les équipes qualifiées pour les matchs éliminatoires. » (15 mai 2018)

Oups.

Les Torontois auront besoin d’un miracle pour atteindre les éliminatoires. Leur retard pèse neuf points, et leurs adversaires seront coriaces.

Pourtant, au début de cette saison, on aurait dit que seul un miracle pouvait empêcher la « meilleure équipe de l’histoire de la MLS » de prolonger sa domination de 2017. Le talent est encore là, mais la rage de vaincre a dû s’évaporer.

Le TFC doit encore affronter le Revolution, le D.C. United et l’Impact. Il peut jouer les trouble-fête. Mais il devra se contenter de ce rôle. Au moins, si ses performances sont semblables à son divertissant 5-3 contre le Galaxy, le week-end dernier, ce sera amusant.

Jozy Altidore et Michael Bradley

Jozy Altidore et Michael Bradley

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Et tant qu’à être dans les prédictions liées aux éliminatoires, en voici une autre : l’Impact jouera après le 28 octobre. Le D.C. United aussi. C’est l’Union qui va se mordre les doigts.

Ou ce sera l’auteur de ces lignes, encore.


« D’ici quelques jours, le Toronto FC sera champion des Amériques. » (17 avril 2018)

Il s’en est fallu de peu, quand même.

La séance de tirs au but des Reds en finale de la Ligue des champions de la CONCACAF contre Chivas s’est terminée de façon cruelle pour le capitaine Michael Bradley. Il a catapulté son ballon par-dessus la barre transversale. On raconte qu’il flotte toujours quelque part près de Guadalajara.

Les joueurs célèbres leur victoire.

Orbelin Pineda

Photo : Associated Press / Edurado Verdugo

Champions canadiens encore cette année après leur victoire en finale contre les Whitecaps, les Torontois auront une nouvelle occasion de devenir la première équipe de MLS à régner sur les Amériques. Mais entre-temps, dans l’indifférence quasi totale, le TFC se prépare pour un autre rendez-vous contre un club mexicain.

Les Tigres, que les Reds ont éliminés en quarts de cette Ligue des champions, seront dans la Ville Reine mercredi pour la première édition de la Campeones Cup, un nouveau match de « supercoupe » entre les champions de la MLS et les champions mexicains.

Il faut voir ce match pour ce qu’il est : un élément, peut-être le moindre, du rapprochement commercial entre les ligues américaine et mexicaine.

Au moins, le passé commun des deux équipes devrait donner au match un semblant d’enjeu.


« Mais à revoir le deuxième but montréalais et, surtout, la façon dont il a déposé ce ballon sur le pied de [Ignacio] Piatti malgré un adversaire qui lui fonçait dessus, j’attendrais avant de dire si [Alejandro] Silva est un [Justin] Mapp ou un [Harry] Shipp. » (8 mai 2018)

Enfin, 10 points pour Gryffondor.

Malgré ses débuts en dents de scie, Alejandro Silva a été une superbe recrue pour l’Impact : 4 buts, 10 mentions d’aide, une véritable complicité avec Piatti et une contribution inestimable au retour de l’équilibre entre les flancs gauche et droit en attaque, même si le Bleu-blanc-noir adore toujours autant l’axe.

L’éclosion de Silva est un rappel utile aux partisans qu’il faut souvent être patient envers les joueurs qui apprivoisent la MLS. L’intégration d’Amarikwa est adoucie par le fait qu’il a déjà passé une décennie dans la ligue. Ce qu’il a vu en arrivant à Montréal lui était un peu familier.

Alejandro Silva

Alejandro Silva

Photo : Associated Press / Michael Perez

Silva rate encore son coup parfois. Rémi Garde l’a bien souligné après le match de samedi. Mais ça ne peut qu’aller en s’améliorant.


« Un autre pilote dirigera-t-il le NYCFC au stade Saputo, le 22 septembre prochain, ou [Patrick] Vieira voudra-t-il mener ce projet à terme? Je penche pour la seconde option. » (24 avril 2018)

Votre bilan n’est pas terrible, monsieur le commentateur.

Ça n’a pas pris deux mois que l’entraîneur français est parti faire des vagues à Nice. Ses liens avec le club new-yorkais, c’est dès le 11 juin qu’il les a cassés.

Domènec Torrent, ancien bras droit de Pep Guardiola, a remplacé Vieira. Sa fiche jusqu'ici : six victoires, cinq défaites, trois matchs nuls. Le NYCFC est 3e de l’Est et participera aux éliminatoires. Mais Torrent n’a mené son équipe qu’à un gain en huit rencontres depuis le 29 juillet. Quelque chose ne va pas.

Et, tiens, tiens, le 22 septembre, c’est samedi. Une prédiction?

Non merci.

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