•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
chronique

Revoici Johnny!

Johnny Manziel
Johnny Manziel Photo: The Canadian Press / Graham Hughes
Jean St-Onge

BILLET - S'il avait pu se taire une semaine de plus, Johnny Manziel aurait repris le poste de quart partant des Alouettes tout naturellement et sans pression.

Maintenant, il a certainement perdu une partie de son capital de sympathie auprès des partisans et peut-être de ses coéquipiers.

Antonio Pipkin n’avait pas de marge de manœuvre et il le savait. Il était condamné à gagner.

À seulement 23 ans, Pipkin a cependant montré qu’il avait les qualités requises pour jouer dans la LCF. Il devrait obtenir d’autres chances de se faire valoir. Mais, malheureusement pour lui et pour les autres qui sont dans le même genre de situation, les équipes veulent toujours rentabiliser leur investissement.

C’est vrai au hockey, où un premier choix comme Jesperi Kotkaniemi obtiendra de meilleures chances de se faire valoir qu’un Alexandre Alain qui a signé un contrat à deux volets comme joueur non repêché.

C’est la même chose au baseball, où c’est presque toujours le joueur qui a obtenu le plus gros boni à la signature qui est rappelé le premier, même s’il n’est pas le meilleur de son équipe à ce moment-là.

Même s’il n’a que 25 ans, Manziel sait déjà tout ça. C'est pour ça qu'il aurait dû se taire. Comme il l’a rappelé, les Alouettes ont donné beaucoup pour faire son acquisition. C’était donc inévitable qu’il joue.

« Johnny Football » avait dit toutes les bonnes choses depuis son arrivée au Canada ou à peu près. Cette fois, sa complainte l’a fait paraître égoïste, le pire défaut dans un vestiaire de football.

S’il avait fait sa sortie en début de semaine, elle aurait été plus compréhensible. Mais, il n’était pas là. Ça a l’air qu’il souffrait d’un virus…

En parlant la veille du match, quand il ne s’est pas entraîné de la semaine, il disait simplement que peu importe ce qui arrivait contre les Lions, c’est lui qui devrait être le partant cette semaine à Winnipeg.

Avec la contre-performance de Pipkin, la question ne se pose plus vraiment. Manziel sera donc certainement en poste vendredi soir.

Les anglophones disent souvent : « Be careful what you wish for, it might just come true » (« méfiez-vous de ce vous souhaitez, car ça pourrait bien se réaliser »).

À Winnipeg, Manziel se retrouvera face à l’équipe qui a provoqué le plus de revirements (interceptions et ballons perdus) au cours des deux dernières saisons.

Les Blue Bombers reprennent l'action après une semaine de congé. Ils seront donc bien reposés et bien préparés.

Ils ont subi quatre revers d’affilée et seront affamés.

Et, du côté des Alouettes, après deux matchs où la protection a été adéquate, elle a été plutôt ordinaire contre les Lions.

Bref, comme Pierre Lalonde, Johnny Manziel pourrait trouver qu’à Winnipeg, les nuits sont longues.

Bonne chance Johnny!

Football

Sports