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Simon Yates, nouveau roi de la Vuelta

Le Britannique Simon Yates célèbre sa victoire après la dernière étape du Tour d'Espagne 2018.

Le Britannique Simon Yates succède à son compatriote Chris Froome comme vainqueur de la Vuelta.

Photo : Getty Images / AFP/Benjamin Cremel

Agence France-Presse

Figure de proue de la relève du cyclisme mondial, Simon Yates a changé de dimension, dimanche, en remportant à 26 ans la 73e édition du Tour d'Espagne, son premier grand tour de trois semaines, après une dernière étape gagnée à Madrid par le sprinteur italien Elia Viviani.

Le Britannique Yates (Mitchelton-Scott), très à l’aise tout au long des 21 jours de course et porteur du maillot rouge pour 10 étapes, a fini au sein du peloton lors de la traditionnelle parade du dernier jour dans les rues de la capitale espagnole, où Viviani a remporté sa troisième étape de cette Vuelta.

L’Anglais succède au palmarès à son compatriote Chris Froome, tout premier Britannique à gagner l’épreuve l’an dernier, mais absent cette saison.

Le prometteur Espagnol Enric Mas (Quick-Step, 23 ans) et le grimpeur colombien Miguel Angel Lopez (Astana, 24 ans) complètent le podium dans cet ordre. C’est le trio de tête le plus jeune de l’histoire de la Vuelta depuis 1936, beau symbole du rajeunissement du cyclisme sur route autour de nouvelles figures comme le Néerlandais Tom Dumoulin (27 ans) ou le Colombien Egan Bernal (21 ans).

Du côté canadien, Michael Woods a terminé 127e de l'étape et Antoine Duchesne, 152e. Au classement général, ils ont fini 34e et 127e.

À 38 ans, l’Espagnol Alejandro Valverde (Movistar) incarne la vieille garde et a atteint ses limites en haute montagne. Il a chuté du podium samedi, après avoir longtemps rêvé du maillot rouge.

Le vétéran, 5e du classement général derrière le Néerlandais Steven Kruijswijk (4e) et devant le Français Thibaut Pinot (6e), se console avec le maillot vert du classement par points, qu’il remporte pour la quatrième fois.

Le Belge Thomas De Gendt (Lotto-Soudal) a pour sa part décroché le maillot blanc à pois bleus de meilleur grimpeur, tandis que Simon Yates a aussi rapporté à Madrid le maillot blanc du combiné.

Le triomphe de Yates sonne comme la confirmation de son immense potentiel sur les courses de trois semaines, surtout après sa désillusion au Tour d’Italie en mai, où il avait dominé la concurrence avant de s’effondrer dans la dernière semaine avec le maillot rose sur les épaules.

« C'est une expérience vraiment incroyable. J'étais encore nerveux aujourd'hui en arrivant dans Madrid, tout aurait pu arriver, mais maintenant je l'ai fait, a dit Yates. Et c'est incroyable. J'étais très déçu après le Giro, j'ai mis du temps à surmonter tout ça, mais je suis arrivé ici avec une motivation redoublée. J'ai fini par réussir. »

Puisque la Vuelta est souvent considérée comme le plus ouvert des trois grands tours, Yates va désormais devoir confirmer à l’échelon supérieur son nouveau statut... au Tour de France, mais également au Giro, où il reconnaît avoir « un compte à régler ».

D’ici là, avec sa forme du moment, ce grimpeur de poche (1,72 m, 58 kg) peut aussi aspirer à de belles choses aux Championnats du monde très montagneux d’Innsbruck (Autriche), à la fin septembre. Lui et son jumeau Adam devraient être les meneurs de la sélection britannique en l’absence de Chris Froome, lauréat du Giro en mai, et de Geraint Thomas, vainqueur de la Grande Boucle en juillet.

Au passage, la Grande-Bretagne est le troisième pays à réussir un carton plein dans les trois grands tours la même saison après la France (1964) et l’Espagne (2008), symbole des gros investissements consentis par les autorités britanniques dans le cyclisme. C’est en outre la première fois que trois coureurs d’une seule nationalité remportent les trois grands tours la même année.

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