•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Françoise Abanda s’incline dans la douleur à Québec

Françoise Abanda
Françoise Abanda Photo: Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

S'il n'en tenait qu'à elle, Françoise Abanda n'aurait même pas disputé son match de deuxième tour à la Coupe Banque Nationale, rencontre qu'elle a perdue en deux manches de 6-4 contre l'Américaine Sofia Kenin.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Blessée au pied droit depuis la fin de son premier duel au PEPS mardi soir, la Québécoise a accepté de fouler le court simplement pour ne pas « gâcher le spectacle » à la maison, devant les partisans.

« J’ai pensé me retirer plein de fois, mais les gens viennent voir le tennis, alors j’ai fait de mon mieux. Je me sentais un peu mal d’annuler le match. J’ai essayé de prendre une décision pas trop égoïste. »

Si elle a accepté de jouer le match, c’est aussi, selon elle, parce que Sylvain Bruneau l’a convaincue de le faire, en dépit de la douleur, avant et pendant la rencontre.

Alors qu'Abanda perdait 0-3 en première manche, elle a demandé à discuter avec l’entraîneur de l’équipe canadienne pour lui faire part de son intention de concéder la victoire à Kenin.

« À 0-3, il est venu et je lui ai répété que je voulais arrêter, mais il m’a conseillé de continuer », a-t-elle mentionné, tout en exprimant le souhait qu’on écoute davantage les joueurs.

Après le match, Bruneau s’est dit très surpris et déçu par les propos d'Abanda. Il affirme n’avoir jamais mis de pression pour influencer sa joueuse dans sa décision de poursuivre ou d’abandonner son match.

« À 0-3, elle m’a dit qu’elle voulait arrêter. Je lui ai répondu qu’elle devrait consulter les physios de la WTA et essayer avec le taping. “Peut-être que ce sera inconfortable, mais peut-être que la douleur sera moins grande et que tu pourras jouer ton match, un match important.” Je ne lui ai jamais dit : “Il faut que tu joues ton match” ou quelque chose comme ça. »

Bruneau s’explique mal pourquoi Abanda a tenu de tels propos.

« Ça fait longtemps que je connais Françoise. Je peux comprendre qu’elle est déçue. Elle avait envie de bien jouer à Québec. Je pense qu’elle aurait pu faire un bon tournoi. Je vais essayer de me dire qu’elle a mal compris mon message. Il me semble que c’était clair, mais bon... »

Incapable de se déplacer

Même si elle dit avoir abordé ce duel comme un entraînement, Abanda s’est malgré tout bien défendue contre une rivale efficace, particulièrement pour déposer l’amorti.

En retard 1 à 0, la Montréalaise de 21 ans s’est offert 2 balles de bris qui lui auraient permis de prendre l’avance 5-3, mais elle a été incapable d’en profiter.

« Dès qu’elle frappait sur mon coup droit et que j’étais bousculée, j’étais en douleur et je n’étais pas en mesure de faire quelque chose avec la balle. »

L'adversaire d'Abanda a brisé le service de celle-ci dès le jeu suivant pour s’offrir une chance de servir durant le match, ce qu’elle a fait.

Comme elle disputait son dernier tournoi de 2018 du circuit WTA, Françoise Abanda compte se donner du temps pour soigner sa blessure et revenir en force la saison prochaine.

De son côté, Kenin poursuit son chemin à la Coupe Banque Nationale. Elle a maintenant rendez-vous avec la troisième favorite, la Portoricaine Monica Puig, en quart de finale jeudi.

Rebecca Marino, de Vancouver, a écarté Georgina Garcia-Perez 6-7 (3/7), 6-2 et 6-4. Faisant fi de la douzaine d'as de l'Espagnole, Marino a obtenu 6 bris en 12 occasions.

Vendredi, sa rivale sera la Britannique Heather Watson.

Tennis

Sports