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Une meilleure saison avec la même défense, c'est possible, croit Karl Alzner

Karl Alzner

Karl Alzner

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Le Canadien a changé de visage pendant l'été : son capitaine a quitté la ville, un autre de ses meilleurs marqueurs également, et une bonne partie du personnel d'entraîneurs a été renouvelée. Mais la défense, pour l'instant, est semblable à celle de l'an dernier. Les résultats pourront-ils être différents?

Un texte d'Alexandre Gascon

Sans l’ombre d’un doute, selon Karl Alzner.

« Les gars sont déterminés. Je pense qu’on peut surprendre quelques équipes. Je crois encore qu’on a une équipe qui peut être dangereuse. Il s’agit de voir si l’on est capables de tous être à notre meilleur en même temps », a affirmé le numéro 22, faisant écho aux paroles de son gardien au tournoi de golf, lundi.

Il le faudra, en effet, pour effacer les sombres souvenirs de la dernière campagne, pendant laquelle le Tricolore a fracassé de nombreux records d’équipe de médiocrité.

Les 26 revers sur la route (11-26-4) ont constitué un nouveau sommet. Les 40 défaites en temps réglementaire (29-40-13) ont égalé les pires saisons de l’histoire de l’organisation.

Impossible de dire si les 16 fois (!!!) où le Canadien a accordé 2 buts en moins d’une minute ont représenté une prestation inégalée, mais inutile de fanfaronner avec cette statistique, disons.

Alzner, visiblement très perfectionniste, était le premier à prendre le blâme pour les mauvaises couvertures défensives, en dépit d’un écart de -7, relativement respectable considérant que l’un de ses principaux partenaires de danse à la ligne bleue, Jeff Petry, a terminé l’année à -30.

« Quelques fois l’an dernier, on s’est dit : "On a juste eu un mauvais match, on passe à autre chose" au lieu de vraiment essayer de comprendre le problème à la racine. »

Un peu d’introspection, donc, pour faire mentir Albert Einstein et espérer des résultats différents en faisant essentiellement la même chose. Ou du moins, avec le même effectif.

Certes, Xavier Ouellet pourrait réussir à s’imposer parmi les six premiers défenseurs. Simon Després, présent au camp sur invitation, aura l’occasion de brouiller les cartes. Victor Mete devrait prendre du galon, et Alzner lui-même ne peut que s’améliorer au sein d’un système qui lui a donné des maux de tête l’an passé, mais qu’il dit avoir réussi à apprivoiser.

« Je veux jouer plus vite », a expliqué Alzner.

« Je veux augmenter le rythme. L’an dernier, personnellement, je jouais sur les talons et j’attendais que le jeu arrive à moi. Quand tu as autant de bons joueurs dans la ligue maintenant, ce n’est pas bon. Je dois essayer d’augmenter le rythme dans mes prises de décisions. »

« Tu n’as pas besoin de patiner rapidement pour jouer vite. Si tout le monde sait ce qu’il doit faire et où se placer, ce sont les décisions qui se prennent rapidement », a précisé Alzner, qui n’est justement pas reconnu pour son coup de patin.

La brigade défensive, particulièrement le flanc gauche, apparaît quand même vulnérable, surtout en l’absence de son meneur, Shea Weber, qui ne reviendra pas au jeu avant Noël.

« Il faudra aussi être meilleurs sur le désavantage numérique. »

Un détail pas banal. Claude Julien a toujours retiré une grande fierté de l’efficacité de ses quatuors défensifs. En quelques mois après son retour à Montréal en février 2017, il avait fait d’un désavantage numérique moyen l’une des forces de sa formation et dans la LNH.

En 2017-2018, le Canadien a terminé l’année avec une efficacité de 66,7 % à l’étranger, une catastrophe et, évidemment, encore une fois, un triste record.

Les chantiers sont donc nombreux pour le CH et se mettent en branle vendredi.

En rafale

Alzner s’est réjoui pour ses anciens coéquipiers des Capitals de Washington qui ont soulevé la coupe Stanley pour la première fois.

Après de nombreux parcours écourtés par les Penguins de Pittsburgh au deuxième tour des séries éliminatoires, les Caps ont vaincu leurs démons au printemps 2018 pour remporter leur premier championnat en 44 ans.

« J’imagine que je ne m’attendais pas à ça au début de la saison. Mais au fil de l’année, quand on jouait contre eux, je n’étais plus surpris. C’était pas mal le discours quand j’étais là : "Si on est capables de passer le deuxième tour, on va gagner." Et une fois que je les ai vus passer le deuxième tour, j’en ai parlé à ma femme, à quelques personnes. Ils me disaient : "Vegas va être dure à battre." Il y a trop de bons joueurs, je savais qu'ils allaient augmenter leur niveau de jeu. C’était bizarre de voir ça arriver. Je n’avais jamais été heureux de voir une autre équipe gagner avant l’an passé. C'est un sentiment doux-amer... »

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