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Le CIO invitera Calgary à être candidate pour les JO de 2026

Calgary est intéressée à présenter les Jeux olympiques de 2026.

Calgary est intéressée à présenter les Jeux olympiques de 2026.

Photo : AFP/Getty Images / JOHN GIBSON

AFP

Quelle ville accueillera les Jeux d'hiver en 2026? La réponse ne sera connue qu'en septembre 2019, mais dans moins d'un mois, les cinq projets encore en lice passeront un premier examen devant le Comité international olympique (CIO).

Calgary, Erzurum (Turquie), Sapporo (Japon), Stockholm (Suède) et un consortium de trois villes italiennes Milan/Turin/Cortina d'Ampezzo se portent candidates.

Au début d'octobre, la session du CIO, réunie à Buenos-Aires (Argentine), « invitera, sur recommandation du comité exécutif, un certain nombre de villes intéressées » à officiellement devenir candidates.

Concrètement, « le président du groupe de travail 2026 présentera un rapport écrit et de vive voix » au comité exécutif, a confié un porte-parole du CIO.

Sur la base de ce rapport et de « discussions avec les villes », le comité exécutif présentera une liste de villes à la session pour approbation.

Pour la plupart des observateurs, les cinq villes en lice seront admises.

« Le CIO veut conserver suffisamment de candidates », explique un proche de l'une des villes en lice.

Mais si le CIO devait inviter Calgary à être candidate, la suite des choses dépendra du résultat d'un référendum prévu le 13 novembre.

Les derniers sondages montrent un équilibre entre partisans et opposants. Mais le budget présenté mardi, plus conséquent que prévu, n'incite pas à l'optimisme même si de nombreux équipements des Jeux d'hiver de 1988 pourraient resservir.

Quant à Stockholm, « la situation politique est incertaine, après les élections législatives durant lesquelles la candidature pour les Jeux d'hiver a été totalement absente de la campagne », ajoute-il.

Le projet des villes italiennes doit fédérer des régions aux aspirations différentes, et semble encore bien incertain. La ville de Rome avait renoncé au dernier moment à la candidature pour les Jeux d'été de 2024.

Après deux éditions des Jeux d'hiver en Asie, Sapporo a indiqué qu'elle pourrait passer son tour pour préférer une candidature pour les Jeux de 2030, afin d'améliorer ses moyens de transport.

Un athlète en plein vol lors d'une compétition de saut à skis à Sapporo au Japon

Sapporo, ville de sports d'hiver

Photo : Getty Images / TOSHIFUMI KITAMURA

Un responsable local, cité par la presse, a indiqué jeudi que la ville située sur l'île d'Hokkaïdo pourrait en aviser le CIO « bientôt », peut-être dans quelques jours lors d'une visite à Lausanne du président du Comité national olympique japonais.

Erzurum, la station d'Anatolie orientale qui a accueilli les Universiades d'hiver en 2011, soulève des inquiétudes, dans une région proche de la Syrie.

La première phase de dialogue avec le CIO, visant à réduire la charge de travail des villes et donc à abaisser leurs coûts, a donné des résultats.

« La phase de dialogue est selon moi un succès, estime l'universitaire suisse Jean-Loup Chappelet. Certes plusieurs villes se sont retirées ou vont se retirer, mais l'idée du CIO, je crois, est de n'avoir que deux ou trois villes candidates pour le vote de 2019 de façon à réduire les possibilités de tractations.

Dans ces conditions, un double vote comme pour les Jeux d'été de 2024 et de 2028 serait-il possible?

« Éventuellement, Calgary 2026 et Sapporo 2030. Mais il faudrait que la troisième ville se retire volontairement », comme Budapest l'a fait pour 2024, a ajouté Jean-Loup Chappelet.

Pour un autre spécialiste du mouvement olympique, Patrick Clastres, le CIO « doit rompre avec une logique de cohabitation avec les régimes dictatoriaux et militaires. Je ne crois pas que la candidature d'Erzurum sera conservée. L'instabilité dans la région sera invoquée ».

Le CIO « doit aussi songer à survivre dans un univers hautement concurrentiel, ajoute l'historien, professeur à l'Université de Lausanne. Il aurait donc tout intérêt à faire coup double pour 2026 et 2030, ce qui lui donnera le temps de repenser son code génétique et son modèle événementiel ».

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