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Psicobloc : de l'escalade au-dessus de l'eau

Psicobloc

Psicobloc

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des grimpeurs, sans corde ni harnais, feront des éclaboussures au parc Jean-Drapeau, à Montréal, jusqu'à samedi. Leur mission : escalader en vitesse un mur incliné de plus de 16 mètres sans plonger dans une piscine.

Un texte de Jean-François Poirier

Psicobloc s'adresse à un public averti, même si cette épreuve d'escalade extrême est ouverte à tous.

« C'est ma première fois, dit Babette Roy, fébrile après un essai réussi. Je n'ai pas peur de la chute parce que je n'ai jamais vécu ça. C'est plus de l'adrénaline... »

La Québécoise de 16 ans, qui figure parmi l'élite mondiale en escalade, découvre les secrets de cette compétition dont les racines proviennent de l'Utah aux États-Unis.

« C'est l'escalade la plus pure selon plusieurs grimpeurs, affirme l'organisatrice de l'événement, Sophie Claivaz. C'est l'athlète et le mur au-dessus d'un bassin, sans protection. »

Babette RoyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Babette Roy

Photo : Radio-Canada

Intimidant

Quelque 160 grimpeurs, dont quelques-uns de plus de 40 ans, sont inscrits à l'épreuve montréalaise qui est le fruit de trois ans de préparatifs.

« C'est très intimidant, déclare l'ancien cycliste professionnel et animateur de la compétition François Parisien, qui s'adonne à l'escalade depuis sa retraite en 2014. C'est une inclinaison de 70 degrés au surplomb. Je vais peaufiner mon style et apprendre des autres grimpeurs avant de faire un essai à la fin des épreuves. »

Les chutes sont nombreuses et, souvent, les grimpeurs ne peuvent s'empêcher de pousser de forts cris avant de plonger dans la piscine d'une profondeur exigée de cinq mètres.

« Avant chaque séance, on leur enseigne à tomber les pieds pointés. La sécurité, c'est important pour nous. Mais je sais que ce n'est pas facile de se repositionner dans les airs pour éviter de se blesser. »

— Une citation de  Sophie Claivaz, organisatrice

Audrey Larochelle a tenté l'expérience parce qu'elle aime partager sa passion avec d'autres grimpeurs.

« Oui, il y a un certain facteur de risque qui me stresse parce que je ne suis pas habituée à monter si haut sans équipement. Il faut garder le pas activé pour réussir à franchir le mur. »

Psicobloc est présenté en sol canadien pour la première fois.

« On a de grands projets pour 2019 et 2020. On espère que c'est le début d'une aventure », conclut Sophie Claivaz.

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