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Psicobloc : de l'escalade au-dessus de l'eau

Psicobloc : de l'escalade au-dessus de l'eau

Des grimpeurs, sans corde ni harnais, feront des éclaboussures au parc Jean-Drapeau, à Montréal, jusqu'à samedi. Leur mission : escalader en vitesse un mur incliné de plus de 16 mètres sans plonger dans une piscine.

Un texte de Jean-François Poirier

Psicobloc s'adresse à un public averti, même si cette épreuve d'escalade extrême est ouverte à tous.

« C'est ma première fois, dit Babette Roy, fébrile après un essai réussi. Je n'ai pas peur de la chute parce que je n'ai jamais vécu ça. C'est plus de l'adrénaline... »

La Québécoise de 16 ans, qui figure parmi l'élite mondiale en escalade, découvre les secrets de cette compétition dont les racines proviennent de l'Utah aux États-Unis.

« C'est l'escalade la plus pure selon plusieurs grimpeurs, affirme l'organisatrice de l'événement, Sophie Claivaz. C'est l'athlète et le mur au-dessus d'un bassin, sans protection. »

Babette RoyBabette Roy Photo : Radio-Canada

Intimidant

Quelque 160 grimpeurs, dont quelques-uns de plus de 40 ans, sont inscrits à l'épreuve montréalaise qui est le fruit de trois ans de préparatifs.

« C'est très intimidant, déclare l'ancien cycliste professionnel et animateur de la compétition François Parisien, qui s'adonne à l'escalade depuis sa retraite en 2014. C'est une inclinaison de 70 degrés au surplomb. Je vais peaufiner mon style et apprendre des autres grimpeurs avant de faire un essai à la fin des épreuves. »

Les chutes sont nombreuses et, souvent, les grimpeurs ne peuvent s'empêcher de pousser de forts cris avant de plonger dans la piscine d'une profondeur exigée de cinq mètres.

Avant chaque séance, on leur enseigne à tomber les pieds pointés. La sécurité, c'est important pour nous. Mais je sais que ce n'est pas facile de se repositionner dans les airs pour éviter de se blesser.

Sophie Claivaz, organisatrice

Audrey Larochelle a tenté l'expérience parce qu'elle aime partager sa passion avec d'autres grimpeurs.

« Oui, il y a un certain facteur de risque qui me stresse parce que je ne suis pas habituée à monter si haut sans équipement. Il faut garder le pas activé pour réussir à franchir le mur. »

Psicobloc est présenté en sol canadien pour la première fois.

« On a de grands projets pour 2019 et 2020. On espère que c'est le début d'une aventure », conclut Sophie Claivaz.

Alpinisme et escalade

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