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Montréal accueille la crème du triathlon international

Les triathloniens Henri Schoeman, Alexis Lepage, Charles Paquet et Ashleigh Gentle participeront au triathlon international de Montréal
Les triathloniens Henri Schoeman, Alexis Lepage, Charles Paquet et Ashleigh Gentle Photo: Triathlon international de Montréal

Elles seront 37 athlètes de l'élite au départ des Séries mondiales de triathlon, à Montréal, samedi après-midi. Le lendemain, 50 hommes plongeront à leur tour dans les eaux du Saint-Laurent, dont les Québécois Alexis Lepage et Charles Paquet.

Un texte d’Antoine Deshaies

Paquet, qui vient à peine de célébrer son 21e anniversaire de naissance, se frottera à la crème de sa discipline pour la première fois de sa carrière.

« J’ai des idoles et des athlètes que j’admire grandement dans le peloton, et je vais essayer de les imiter, a-t-il dit. C’est un peu intimidant, mais motivant. Je suis un gars plutôt réservé, donc je ne pense pas aller leur parler avant la course. Après, on verra. »

Pour sa troisième édition, le triathlon de Montréal s’attend à attirer 1000 participants pour le volet amateur. C’est une deuxième augmentation annuelle de 25 % pour l’épreuve.

« C’est sûr qu’on aimerait augmenter de 50 % par année, mais il y a un triathlon chaque fin de semaine au Québec, explique Patrice Brunet, président et chef de la direction du triathlon international de Montréal. On est surtout heureux de voir qu’il y a beaucoup de gens qui s’inscrivent pour la première fois et c’est ce qu’on voulait faire, démocratiser le sport. »

L’organisation montréalaise espère même obtenir les Championnats mondiaux amateurs en 2021. L’événement attirerait entre 3000 et 4000 athlètes de partout dans le monde. L’Union internationale de triathlon doit annoncer la candidature retenue plus tard en septembre.

Montréal accueille la crème du triathlon international

Du changement en 2019

En 2019, le triathlon de Montréal aura lieu plus tôt dans la saison, à la fin du mois de juin. La distance olympique cédera sa place à la distance de sprint.

Plutôt que de parcourir 1,5 km, 40 km en vélo et 10 km à la course, les participants franchiront la moitié de chaque distance.

« Ça ne change pas grand-chose pour nous à la différence que les deux courses élites auront lieu la même journée, explique Patrice Brunet. Les bourses resteront les mêmes, 150 000 $ au total. »

La distance sprint pourrait toutefois ouvrir la porte à la tenue d’un relais mixte le lendemain. Cette nouvelle épreuve sera présentée aux Jeux de Tokyo en 2020. Les organisateurs doivent évaluer la faisabilité de la chose.

Préparation perturbée pour les Canadiens

Les feux de forêt qui brûlent dans l’Ouest canadien auront peut-être un impact sur les résultats des triathloniens canadiens en fin de semaine à Montréal.

Triathlon Canada devait tenir les Championnats nationaux la semaine dernière, à Kelowna, en Colombie-Britannique. La qualité de l’air était si mauvaise que les courses ont été annulées. Alexis Lepage n’a même pas été en mesure de s’entraîner à l’extérieur.

« On s’est entraîné dans des gymnases intérieurs et, quand on sortait, on portait un masque, explique Lepage, 29e du triathlon de Montréal l’an dernier. J’aurais aimé travailler en intensité, mais c’était impossible. Il faut voir le bon côté des choses, j’ai pu récupérer. »

Il ne manquera toutefois pas de motivation. La course de Montréal peut toutefois être piégeuse.

« Je ressens plus de pression parce que je veux vraiment impressionner mes proches, explique le triathlonien de 24 ans. Le parcours me convient et j’espère obtenir un meilleur classement que l’an dernier. »

Lepage a l’habitude de déjouer les pronostics. À l’école primaire, des spécialistes lui ont appris qu’il était atteint de dyslexie et il a dû suivre un cheminement scolaire particulier. Plusieurs lui prédisaient qu’il aurait du mal à terminer son secondaire.

Il vient de terminer son baccalauréat en administration des affaires et est inscrit à un programme de deuxième cycle universitaire.

« Ceux qui me disent que je ne suis pas capable de faire quelque chose sont une énorme source de motivation pour moi », confie-t-il.

Il ne faudrait pas que quelqu’un lui dise que les Jeux olympiques de Tokyo lui sont inaccessibles…

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