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Triathlon international de Montréal : cinq questions à notre analyste Audrey Lemieux

Alexis Lepage

Alexis Lepage

Photo : Facebook / Alexis Lepage

Radio-Canada

Pour la deuxième année de suite, le Triathlon international de Montréal sera l'un des huit arrêts des Séries mondiales ce week-end. La course élite féminine aura lieu samedi, tandis que les athlètes masculins s'élanceront dimanche. Cinq questions ont été posées à notre analyste Audrey Lemieux, cycliste professionnelle et pilote de tandem aux Jeux paralympiques de Rio.

Une entrevue d'Alexandra Piché

Q. - Qui seront les Canadiens à surveiller?

R. C’est certain que, du côté féminin, il y aura Joanna Brown. Elle avait terminé 4e à Montréal l’an dernier, le meilleur résultat de sa carrière. À Edmonton, en juillet, elle s’est glissée au 26e rang. On l’attendait un peu plus haut dans le classement, mais on va voir comment elle se comportera ici à Montréal.

La Québécoise Amélie Kretz est à la recherche d’un gros résultat depuis le début de l'année, mais ça ne se passe pas comme elle veut, surtout à la natation. Elle n’arrive pas à se démarquer. Parfois, ça joue du coude, et ce n’est pas évident. Elle a été prise dans des situations difficiles qui lui ont nui pour son vélo et sa course à pied.

Sa natation lui coûte cher en énergie, donc elle a de la difficulté à revenir par la suite. Par contre, c’est sûr qu’elle est très motivée. Elle n’a pas pu courir à Montréal l’an dernier, alors elle veut faire un bon résultat cette fois-ci.

La Canadienne Joanna Brown franchit le fil d'arrivée du triathlon des Jeux du Commonwealth 2018 au 3e rang.

Joanna Brown a remporté la première médaille canadienne aux Jeux du Commonwealth 2018.

Photo : Getty Images / Michael Dodge

Chez les hommes, Tyler Mislachuk connaît une bonne saison. Il a eu de bonnes performances à la natation. Il a réussi le meilleur résultat de sa carrière en Séries mondiales cette saison, une 4e place à Yokohama au Japon. À Montréal, ce serait bien de le voir sur le podium. Alexis Lepage et Charles Paquet voudront aussi bien performer parce qu'ils sont à la maison.


Q. - Et à l’international?

R. L’Américaine Katie Zaferes est super constante depuis le début de la saison. La Britannique Vicky Holland, qui a gagné à Edmonton en juillet, connaît vraiment une belle progression. Ashley Gentle avait été couronnée à Montréal en 2017. Elle n’a pas réussi à se placer sur les podiums en début de saison, mais il faudra avoir l'œil sur elle. Ce parcours lui avait réussi l’an dernier.

Côté masculin, il faudra certainement regarder l’Espagnol Mario Mola à l’œuvre. Champion à Hambourg et à Edmonton, il sera en quête d’une troisième victoire de suite. Il était de la compétition l’an dernier, il connaît donc bien le parcours. Il pourrait poursuivre sur sa lancée.

Mario Mola

Mario Mola

Photo : Associated Press / Kenzaburo Fukuhara

À Edmonton, le Norvégien Kristian Blummenfelt a chauffé Mola à la course. On a rarement vu ça cette saison. Nous offriront-ils une autre lutte comme celle-là? L’Australien Jacob Birtwhistle est aussi pas mal impressionnant.


Q. - Quelles sont les particularités du parcours montréalais?

R. Pour la natation, c’est un parcours assez habituel. Je ne vois pas trop d’éléments spéciaux, sauf à la sortie. Les athlètes devront emprunter une rampe montante. Ça peut créer de la fatigue avant la transition.

À vélo, il y a une montée dans le Vieux-Montréal qui peut faire mal tour après tour. Ça n’avait pas créé d’échappée ni de dommages majeurs l’an dernier, mais on ne sait jamais. S’il vente ou pleut, il pourrait y avoir une incidence. Ce sont des parcours très techniques sur des routes très étroites.

Sinon, rien de majeur. C’est un beau parcours dans les rues du Vieux-Montréal.


Q. - Quels sont les meilleurs endroits pour regarder la course?

R. Je me mettrais certainement près du quai de départ de la natation au début pour voir les athlètes plonger et jouer du coude à la nage.

Des triathloniens s'apprêtent à prendre le départ à la nage en 2016.

Des triathloniens s'apprêtent à prendre le départ à la nage en 2016.

Photo : Gracieuseté / Twitter/@TriathlonMTL

Ensuite, je suggère d’aller dans un endroit où l'on voit les athlètes passer deux fois. Il y a une belle boucle en épingle près de la zone de transition, où ils roulent à deux reprises.

Sinon, ça peut être impressionnant de se placer dans une montée. La côte Saint-Jean-Baptiste est la plus grosse du parcours. C’est le fun parce que tu vois vraiment les athlètes forcer. Ils ne vont pas trop vite non plus.


Q. - Quelles sont les différences entre une course cycliste sur route et la portion vélo dans un triathlon?

R. La grosse différence, c’est qu’en cyclisme sur route ça fonctionne par équipe. On se retrouve à être de six à huit coéquipiers en course, à travailler pour un même objectif. Tu veux t’assurer que ton meilleur grimpeur soit bien placé avant la plus grosse montée, que ton meilleur sprinteur soit en position pour batailler à l’arrivée.

En triathlon, il peut y avoir jusqu’à trois athlètes du même pays, mais pas de travail d’équipe. C’est certain que les représentants du même pays ne se nuiront pas, mais chacun travaille pour soi.

Il y a aussi le fait que les athlètes ont la course à pied après le vélo. Ils doivent donc penser à conserver de l’énergie. En cyclisme sur route, c’est fini après.

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