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Zakaria Diallo tourne enfin la page après sa blessure

Zakaria Diallo tourne enfin la page après sa blessure

Ça ne devait pas se passer comme ça. Zakaria Diallo devait devenir le nouveau patron de la défense de l'Impact de Montréal. Il a plutôt subi une rupture du tendon d'Achille à l'entraînement, le 27 février dernier, et jamais les partisans du Bleu-blanc-noir n'ont pu le voir à l'œuvre en match officiel.

Un texte d'Olivier Tremblay

Presque six mois plus tard, Diallo n’est pas le patron, mais il peut travailler. La défense centrale de l’Impact, un chantier en début de saison, est devenue un secteur concurrentiel au possible. Et Diallo est dorénavant prêt à se battre pour une promotion.

L’arrière français est à ce point remis de sa blessure qu’il participe à toutes les séances, au Centre Nutrilait, et que l’entraîneur-chef Rémi Garde lui a donné un billet d’avion pour Salt Lake City avant la rencontre de samedi dernier, d’où l’équipe est sortie avec un point.

« Ça fait vraiment plaisir après tout ce que j’ai enduré, ces derniers mois, a reconnu Diallo mercredi. C’est la récompense d’un travail effectué depuis des mois. Ça veut dire que je reviens bien, et l’entraîneur, pour me récompenser, m’a mis dans le groupe.

Ça fait du bien au moral, vraiment. Je travaille fort, tous les jours, pour revenir à mon meilleur. Je me sens mieux chaque jour. Je pense bientôt être prêt pour la compétition.

Zakaria Diallo

Diallo savait qu’il allait revenir au jeu. Ce sont ses mots. En mai 2014, il avait passé un peu moins de cinq mois à soigner le même genre de blessure. Il connaissait donc le protocole de réadaptation pour ce nouveau revers.

Du doute? Jamais. Le plus éprouvant dans tout ce processus, qui l’a fait passer par le centre médical du célèbre institut national du football de Clairefontaine, en France, a été le retour sur le terrain, pas son absence elle-même.

« Pendant trois mois, j’ai été plâtré, et je n’ai rien fait, rien du tout, a souligné Diallo. J’ai dû travailler physiquement, me remettre dedans physiquement, travailler la musculation des jambes. Il fallait remettre le corps dedans. C’est ce qui a été le plus difficile, vraiment. »

Diallo, après tout, est d’un naturel optimiste. Le sourire de l’ancien du Stade brestois avait charmé les supporteurs de l’Impact lors de sa présentation, en janvier. Il avait signalé ses intentions de relever les défis devant lui avec une confiance visiblement inébranlable.

Les fidèles du Bleu-blanc-noir avaient aussi aimé ce qu’ils avaient vu de Diallo avant la saison, surtout son aisance avec le ballon et sa prise d’initiatives. Le milieu de terrain Saphir Taïder était alors le cochambreur du jeune trentenaire, qu’il a retrouvé avec bonheur le week-end dernier.

« J’ai toujours été proche de Zak, a soutenu Taïder. Il avait le sourire en venant avec nous à Salt Lake. Il savait que ce serait compliqué de rentrer en jeu puisque c’est un défenseur. Mais il avait le sourire parce qu’il était dans le groupe. Ça lui faisait du bien. »

Il est en train de bosser comme un fou pour revenir. Je pense qu’il sera important pour nous pour cette fin de saison. On aura besoin de tout le monde.

Saphir Taïder

Bien des choses peuvent changer en six mois. Diallo ne s’attendait à rien de moins. À son arrivée, on pouvait présumer qu’il prendrait la place du « Général », Laurent Ciman, parti à Los Angeles. Diallo blessé pour longtemps, l’Impact a dû trouver des solutions au plus vite pour épauler Victor Cabrera, seul défenseur central alors en bonne santé.

Rod Fanni s'est amené à Montréal. Rudy Camacho l’a suivi deux semaines plus tard. Jukka Raitala peut donner un coup de main à ses coéquipiers dans l’axe. Kyle Fisher continue d'espérer un retour au jeu.

Bref, Diallo sait qu’il réintègre le groupe sans garanties.

« Mentalement, je ne me prends pas du tout la tête, a-t-il assuré. Je connais mon niveau. Ça se passe très bien en défense en ce moment, depuis quelques mois. Ils sont solides. C’est très bien. C’est une concurrence saine. Ce sont des mecs avec lesquels je m’entends très bien. Il n’y a aucun souci. Moi, je bosse pour revenir à mon meilleur.

« Le jour où l’entraîneur fera appel à moi, je répondrai présent. C’est la seule chose à laquelle je pense. »

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