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Vélodrome intérieur à Bromont : la fin des exils d’Hugo Barrette

Hugo Barrette en piste

Hugo Barrette

Photo : Getty Images / Kevin Lee

Radio-Canada

L'annonce de la construction d'un toit au vélodrome de Bromont pour 2020 a été reçue comme une bouffée d'air frais par le sprinteur madelinot Hugo Barrette, qui a quitté le Québec il y a neuf ans pour poursuivre sa carrière.

« Ça annonce mon retour au Québec. Du côté personnel, c'est rêvé. Il ne pouvait rien avoir de mieux pour moi. C'est une nouvelle exceptionnelle. Ça fait déjà neuf ans que je dois m'expatrier pour faire le sport que j'aime, que j'adore. Mais j'arrive à un moment dans ma carrière où je veux être proche de ma famille et de mes amis », a dit le cycliste de 27 ans, double médaillé d’or aux Jeux panaméricains en 2015.

Jusqu’à l’ouverture en 2015 du vélodrome de Milton, en Ontario, construit pour les Jeux panaméricains de Toronto, Barrette avait dû s’exiler entre autres au Centre mondial du cyclisme, en Suisse, où de nombreux cyclistes n'ayant pas ce type d'infrastructures dans leur pays s'entraînent, puis pendant six ans à Los Angeles.

Après quelques années au Centre national de Milton, le cycliste québécois explique qu'il remettait en question de continuer sa carrière d’athlète en vivant en permanence à l’extérieur de la province.

« J’arrive à un point où il est temps que je revienne au bercail. Le Québec, c’est ma maison, mes racines. Ça me prend ça pour continuer dans le vélo. Je me rends jusqu’à Tokyo (en 2020) et après, on prépare les choses au Québec. Je n’aurais jamais cru que ç’aurait pu arriver », a-t-il confié.

Je peux continuer mon objectif de devenir champion du monde. Mais ça me prend ça. D'entendre ça, ça m'a donné toutes sortes d'émotions. Je suis tellement heureux.

Hugo Barrette

« Ça va tout changer pour le vélo au Québec »

Le cycliste voit surtout le retour d’un vélodrome intérieur au Québec, 30 ans après la fermeture de celui de Montréal en 1989, comme un atout majeur pour le développement du sport dans la province, qui compte déjà plusieurs cyclistes dans l’équipe nationale comme les spécialistes de l’endurance Ariane Bonhomme et Kirsty Lay, et les sprinteurs Joël Archambault et Patrice St-Louis Pivin.

« Ça va être incroyable, a-t-il insisté. On a déjà les athlètes, là on va avoir une structure, une maison pour représenter le tout. Et ça, c'était nécessaire et essentiel pour l'essor du vélo, et ça va tout changer pour le vélo au Québec. Je nous vois très bientôt être un des pays les plus dominants dans le sport grâce aux infrastructures qui vont être établies au Québec. »

Ça va permettre non seulement aux plus jeunes de nous voir à l’œuvre, mais aussi de réaliser que nous sommes des humains comme n’importe qui. Et ça permet aux jeunes de se dire : "Si Hugo a réussi à se rendre là, peut-être que moi aussi?"

Hugo Barrette

Il relève aussi que, dans la situation actuelle, de nombreux cyclistes québécois abandonnent le sport à 19-20 ans, parce qu'ils doivent s'expatrier.

« Ce n'est pas nécessairement un sacrifice que tous les athlètes veulent faire. On ne s’imagine pas à quel point ça va changer l’état du vélo au Québec. Pour l’avoir vu dans d’autres pays, États, provinces, [un vélodrome], ça accélère l’évolution du sport », a-t-il ajouté.

Même s’il ne modifiait son parcours de cycliste globe-trotteur pour rien au monde, Hugo Barrette ne peut s’empêcher de penser que si un vélodrome intérieur avait existé au Québec dès le début de sa carrière, il aurait déjà atteint le sommet de ses disciplines de prédilection. Au classement de l'UCI, le Québécois est 9e au sprint et 12e au keirin.

« Je pense que comme athlète, je serais probablement meilleur. Les chances sont que je serais peut-être déjà champion du monde… »

D'après les informations de Geneviève Lapalme

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