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Simona Halep et l’improbable renaissance du tennis roumain

Simona Halep souriante avec le trophée.

Simona Halep a remporté la Coupe Rogers pour la deuxième fois de sa carrière.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En devenant numéro un mondiale, Simona Halep a réalisé son rêve, et celui de tout un peuple. En Roumanie, la championne de la Coupe Rogers est la personnalité publique la plus importante. Pourtant, rien ne laissait présager qu'elle connaîtrait pareil succès.

Un texte de Christine Roger

Il y a 10 ans à peine, il était impensable d’espérer voir six Roumaines parmi les 100 meilleures joueuses au classement de la WTA, comme c’est le cas actuellement avec Simona Halep (1re), Mihaela Buzarnescu (20e), Irina-Camelia Begu (55e), Monica Niculescu (62e), Sorana Cirstea (52e) et Ana Bogdan (78e), qui ont toutes participé à la Coupe Rogers à Montréal.

« Ça montre que nous sommes vraiment de bonnes athlètes, de réelles bagarreuses », soutient Buzarnescu.

« Pour nous, c'est incroyable d'avoir autant de succès. C'est bien pour notre pays et j'espère voir plusieurs adolescents émerger. J'espère qu'un jour nous pourrons avoir une réelle structure », ajoute Bogdan, 25 ans.

Les joueurs roumains ne peuvent pas compter sur une structure d'entraînement ni sur le soutien de leur fédération, comme les Canadiens peuvent s’appuyer sur Tennis Canada. Ils carburent essentiellement à leur passion et à leur rêve.

« Je pense que c’est grâce à l’entêtement de nos parents, estime Cirstea. Nous savons que nous n’avons pas l’appui de notre fédération, alors nous devons trouver nos propres moyens. C’est un rêve. Du moins, dans mon cas, c’était le rêve de mes parents. »

Il n'y a pas d'explication. Il n'y a pas de structure. Il n'y a pas de système qui permet d'amener plus de joueurs. C'est l'ambition. Les familles, les entraîneurs et notre tempérament font la différence. Nous sommes des battantes.

Une citation de : Irina-Camelia Begu

Plusieurs joueuses roumaines sont persuadées qu’elles ne seraient pas parvenues à percer le top 100 si Simona Halep ne leur avait pas d’abord ouvert la voie.

« Je pense vraiment que Simona a joué un rôle important. Elle est la meneuse et quand elle a franchi le pas, qu'elle est devenue numéro un et qu'elle a gagné plusieurs tournois et un tournoi du grand chelem, je pense que, d'une certaine façon, elle nous a donné de la confiance. Elle nous a permis de croire que c'était possible, que nous pouvions y arriver », mentionne Sorana Cirstea.

Sorana Cirstea frappe une balle en fond de terrainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sorana Cirstea à la Coupe Rogers

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Le tennis avant le soccer

Depuis que Simona Halep a réussi à s’imposer sur la scène mondiale, les enfants roumains ont commencé à délaisser le soccer et à s’intéresser de plus en plus au tennis. Aujourd’hui, c’est probablement le sport le plus populaire au pays.

« Maintenant, les jeunes jouent au tennis. Ç’a commencé avec Simona. Plus elle avait de la visibilité dans les médias, plus les gens ont commencé à l'aimer, à s'identifier à elle. Elle est une inspiration pour tous les jeunes », indique Ana Bogdan.

Ana Bogdan s'étire pour atteindre une balle en fond de terrainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ana Bogdan à Wimbledon

Photo : Getty Images / Clive Mason

Plusieurs milliers de personnes ont rendu hommage à Halep à Bucarest à son retour à la maison après son triomphe à Roland-Garros, en juin, manifestation de l’engouement qu’elle suscite en Roumanie. Les attentes sont élevées à son endroit. Elle s’en sert comme source de motivation.

« C'est une belle responsabilité. Je prends ça comme quelque chose de positif. J'essaie d'inspirer les enfants. Beaucoup d'enfants ont commencé à jouer au tennis grâce à mes résultats », reconnaît la joueuse de 26 ans.

Ça me donne beaucoup d'énergie et beaucoup de confiance. Nous sommes des joueuses très ambitieuses. Nous venons d'un petit pays, nous avons peut-être un plus grand désir de gagner.

Une citation de : Simona Halep

Pourra-t-elle accomplir ce que Nadia Comaneci a réussi en gymnastique?

Nadia Comaneci, elle-même, semble persuadée que oui.

« La Roumanie avait besoin de Simona », avait-elle affirmé après la victoire de sa compatriote à Roland-Garros.

Gros plan de Simona Halep souriante avec le trophée des Internationaux de France.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Getty Images / THOMAS SAMSON

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