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Basketball en fauteuil roulant : le Canada d’attaque à l’aube des mondiaux

Cindy Ouellet, entourée de joueuses américaines, tente d'inscrire un panier.
Les Canadiennes tenteront de monter sur le podium des Championnats du monde. Photo: Getty Images / Matthew Lloyd

À deux ans des Jeux paralympiques de Tokyo, les équipes canadiennes de basketball en fauteuil roulant sont déjà en mode qualifications. Des places continentales seront en jeu aux Championnats du monde, en Allemagne, du 16 au 26 août.

Un texte d'Alexandra Piché

Les Amériques ont actuellement droit à une place chez les femmes et à une autre chez les hommes. Ce nombre pourrait augmenter jusqu’à trois si les formations du continent font des tops 4 aux mondiaux, dernière compétition internationale d’envergure avant les Jeux paralympiques.

Les Jeux parapanaméricains de 2019 serviront ensuite de qualifications continentales.

L’objectif du Canada en Allemagne sera donc d’atteindre le carré d’as.

« C’est vraiment important d’avoir des places de plus pour le continent aux Jeux de Tokyo. Même s’il y en a pour les quatre premières équipes, on vise quand même le podium. Je crois que c’est possible si nous jouons ensemble », indique Cindy Ouellet, vétérane de l’équipe canadienne féminine.

La formation a bien changé depuis les Jeux de Rio, où Ouellet et ses coéquipières n’avaient pas obtenu le résultat espéré. Sorties en quarts de finale, les Canadiennes, championnes du monde en titre, avaient dû se contenter de la 5e place.

Le Québécois Marc-Antoine Ducharme est maintenant à la tête de l’équipe qui compte plusieurs nouvelles joueuses.

« C’est rafraîchissant cette année, nouveau départ, nouvel entraîneur, nouvelles joueuses. Notre style de jeu est aussi différent. Nous sommes encore en construction, mais nous avons gagné la Coupe des Amériques l’an dernier. Je pense que ça s’annonce bien pour 2020 », affirme Ouellet.

Ducharme est aussi rempli d'espoir pour les prochains Jeux paralympiques.

Sur notre cinq partant de Rio, il ne reste que Cindy. Nous avons une jeune équipe qui a peu d’expérience internationale, mais ça augure bien pour Tokyo. C’est l’objectif ultime. Les mondiaux seront un bon test, parce que les meilleures équipes au monde sont européennes.

Marc-Antoine Ducharme, entraîneur de l'équipe canadienne féminine de basketball en fauteuil roulant

Son équipe peut viser la finale, croit-il.

« Nous avons les joueuses pour le faire. Nous avons beaucoup de talent. Ce ne serait pas utopique. »

Une athlète polyvalente

Cindy Ouellet compte déjà à son palmarès des participations aux Paralympiques d’été à Pékin, Londres et Rio et une à ceux d’hiver de Pyeongchang. Elle partage son temps entre le basketball en fauteuil roulant et le ski paranordique, sa nouvelle passion. Elle espère faire escale au Japon dans deux ans.

« Je veux certainement continuer jusqu’à Tokyo. Je ne veux pas abandonner mon équipe avant ce qui sera probablement mes derniers Jeux d’été. J’aime vraiment l’ambiance. C’est complètement différent de tout ce que j’ai vécu dans le passé avec mes autres équipes », indique l’athlète de Rivière-du-Loup.

Elle ajuste ses lunettes de soleil.Cindy Ouellet a participé à ses premiers Jeux d'hiver à Pyeongchang. Photo : Radio-Canada

Comment fait-elle pour jongler entre ses deux sports en demeurant dans l’élite au pays?

Mes entraîneurs s’entendent bien. J’ai manqué des camps de ski de fond cet été pour être au basket, mais en même temps, mon basket me prépare pour mon ski. Ça me fait du bien d’être dans un sport individuel la moitié de l’année et dans une équipe le reste du temps.

Cindy Ouellet

Celle qui pratique aussi le CrossFit pour le plaisir recommencera le ski de fond en septembre après les mondiaux.

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