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« Je suis prêt à prendre des responsabilités » - Gabriel Archambault

Gabriel Archambault
Gabriel Archambault Photo: James Hajjar

L'état-major des Carabins est profondément ravi du chemin parcouru par Gabriel Archambault depuis ses débuts à l'Université de Montréal (UdeM) en 2015. Le terme « progression » a fréquemment été utilisé durant la saison morte afin de décrire le vétéran quart-arrière.

Un texte de Félix St-Aubin

Archambault a entrepris vendredi son quatrième camp d'entraînement avec les Bleus. Le principal concerné se retrouve de nouveau au coeur d'une bataille à sa position avec à l'enjeu les clés de l'attaque.

Gabriel Cousineau (2015) ainsi que Samuel Caron (2016 et 2017) l'ont coiffé au fil d'arrivée ces dernières années. Le premier est désormais son coordonnateur offensif, tandis que le second a récemment conclu sa carrière universitaire.

« Le poste est ouvert chaque année, donc il faut montrer ce dont on est capables et prendre le rôle que l'équipe va nous donner », a indiqué celui qui est toujours dans l'attente d'effectuer une première passe en saison.

Archambault a évidemment bien hâte que l'on fasse appel à ses services, mais fait confiance au processus mis de l'avant par son entraîneur chevronné.

« C'est sûr que lorsqu'on s'entraîne comme ça, on veut voir du terrain. Il faut être patient et continuer de travailler fort, à un moment donné ça va payer. Comme j'ai dit, on prend le rôle qu'on va nous donner, mais là je suis prêt à prendre des responsabilités. »

Deux conducteurs, un siège

Un jeune quart en qui les attentes sont très - et le mot est faible - élevées pourrait s'interposer entre Archambault et le titre de partant : Dimitri Morand.

C'est un gars très intelligent. Je n'avais jamais vu un quart de première année regarder tant de vidéos, il se préparait comme s'il était le partant. Tous les jours, il faisait sa demi-heure de séances vidéo. Son Q.I. de football est vraiment plus avancé que le mien à son âge.

Le coordonnateur offensif Gabriel Cousineau

Morand avait conclu son stage collégial en 2016 avec les records pour le plus de relais complétés (203) et tentés (322) ainsi que pour les verges par la voie aérienne (2983). Cette dernière marque a été abattue par Jonathan Sénécal (3116) l'automne suivant.

Et c'est sans compter ses 25 passes de touchés qui lui ont conféré le 4e rang de l'histoire dans la Division 1 du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), soit depuis 1979. Voilà pourquoi « il y a beaucoup d'attentes envers lui, sans qu'il soit en avance », a tempéré Cousineau.

Dimitri MorandDimitri Morand Photo : Carabins de Montréal / James Hajar

Si Morand est perçu comme le futur des Carabins en tant que meneur de troupes à l'attaque, Archambault est quant à lui vu comme une force tranquille et grandissante.

« Gabriel est un vétéran, il apporte énormément d'expérience. C'est un leader sur le terrain et aussi beaucoup à l'extérieur par son exemple [...] Les deux vont avoir le même nombre de répétitions, et à partir de là on va prendre notre décision », a insisté Cousineau.

« C'est quelqu'un qui est tellement intelligent, a renchéri Maciocia. C'est un étudiant en médecine, donc tu n'as pas besoin de lui dire quoi faire plus d'une fois. Il s'est énormément amélioré depuis sa première année, on a confiance en lui. Si jamais il embarque pour gérer notre attaque, on va être très, très à l'aise avec tout ça. »

Archambault considère que cette progression se traduit par des lectures plus efficaces des schémas défensifs et d'un plus grand confort dans la pochette protectrice, sans oublier plusieurs points techniques.

« Il y a toujours place à l'amélioration, surtout concernant [la compréhension] des défenses adverses, on peut toujours en apprendre plus. Gabriel Cousineau était un super quart-arrière qui a connu une très belle carrière, je pense qu'il a beaucoup de choses à nous apprendre [à ce sujet]. »

« Ça fait longtemps qu'il est dans l'organisation, donc il sait quelle est la philosophie, la mentalité, a enchaîné Archambault. Ça fait une belle continuité de l'avoir comme coach maintenant, alors que je l'ai côtoyé comme joueur à ma première année. Je le vois comme un professeur, il a beaucoup de connaissances. J'ai énormément de respect pour lui. »

Maciocia estime qu'il a entre les mains un beau problème avec lequel jongler.

« On a de bons quarts-arrières, il y en a deux autres [Éric Parr et Benjamin Pelletier, NDLR] qui ont tout un avenir aussi. On parle toujours d'avoir de la profondeur, mais tu en as aussi besoin au poste de quart. »

Gabriel ArchambaultGabriel Archambault Photo : James Hajjar

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