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Des renforts bienvenus pour l'Impact

Le directeur technique de l'Impact, Adam Braz, répond aux questions des journalistes.
Le directeur technique de l'Impact, Adam Braz, ne voit que du positif dans l'embauche de Bacary Sagna. Photo: Radio-Canada / André Jacques

Les partisans de l'Impact qui espéraient prendre l'apéro tranquillement mercredi soir ont dû revoir leurs plans. Des communiqués en cascade leur ont offert trois acquisitions qui, selon le directeur technique Adam Braz, font que son équipe présentait jeudi un bien meilleur visage qu'il y a 24 heures.

Un texte d’Olivier Tremblay

L’Impact n’a pas comblé toutes ses lacunes avant la fermeture de la fenêtre des transferts, mais il s’est au moins donné les moyens de faire concurrence à ses rivaux à court terme. L’équipe n’a toujours pas de buteur redoutable et expérimenté. Il lui manque probablement un créateur dans l’axe du milieu de terrain.

Tout cela n'a pas empêché le Bleu-blanc-noir de relancer sa saison qui paraissait misérable il y a deux mois. Et d’autres possibilités se sont présentées à l’état-major pour renforcer un effectif qui, malgré sa remontée jusqu’au 5e rang, avait bien besoin d’un coup de pouce pour résister à l’assaut de ses poursuivants.

« Je dirais qu’on a plus ou moins terminé, mais ça ne veut pas dire qu’on ne cherche pas un attaquant, que ce n’est pas une possibilité, a reconnu Braz. Les effectifs seront figés le 14 septembre. Mais ce doit être une bonne option pour Rémi, que ce soit à court terme ou à long terme. »

Ce n’est pas un secret qu’on visait un avant-centre. Mais on a travaillé sur beaucoup de différentes pistes, dans la MLS et à l’extérieur. Ça ne s’est pas concrétisé, mais ça ne veut pas dire qu’on ne travaillait pas sur d’autres positions aussi, en même temps.

Adam Braz, directeur technique de l'Impact de Montréal

L’échange de Dominic Oduro pour Quincy Amarikwa permettrait aux deux joueurs de se relancer dans leur nouvelle équipe, et Amarikwa offre à l’Impact un profil différent de ses autres attaquants de pointe.

Micheal Azira, un pur milieu défensif, laissera Samuel Piette souffler un peu. Les deux nouveaux venus retrouveront leurs coéquipiers à Salt Lake, où ils jouent samedi leur 25e match de la saison.

Bacary Sagna, de son côté, n’a pas besoin de présentation pour quiconque suit le soccer européen. Titulaire dans deux des plus grands clubs anglais, finaliste avec la France à l’Euro 2016, le défenseur latéral droit, qui sera à Montréal samedi, apportera de la sérénité à ce poste malgré ses 35 ans.

« Dans la situation où on est, il reste 10 matchs de grande importance, à domicile et à l’extérieur. Quand tu as la chance d’embaucher un joueur comme Bacary, avec la carrière qu’il a eue et le fait qu’il a joué dans tellement de gros matchs, tu améliores l’équipe dans la course aux séries, a expliqué Braz. Et tu dois saisir cette chance. »

De la marge de manœuvre pour la suite

La pression montait sur la direction pour qu’elle fasse l’acquisition de renforts. Les supporteurs montréalais, sur les réseaux sociaux, le réclamaient depuis longtemps. L’entraîneur-chef Rémi Garde affirmait lui-même en début de semaine que l’équipe ne pouvait pas avoir des objectifs qui ne soient pas en adéquation avec la formation en place.

Il n’y a donc rien de surprenant dans le fait que Garde, « un bon vendeur », selon Braz, a lui-même courtisé et convaincu Sagna. Le joueur l’a lui-même confirmé dans une entrevue au site FootballFancast.

« J’ai beaucoup de respect pour Rémi Garde, a indiqué Sagna. J’ai eu de bonnes discussions avec lui, et il m’a fait sentir que j'étais désiré. Il m’a expliqué le projet, l’organisation de son équipe et les raisons pour lesquelles il voulait que je m’y joigne. »

Braz a cependant assuré que la folle journée de mercredi était le résultat d’un travail de longue haleine et non d’une forme de panique. Chose certaine, du point de vue d’un gestionnaire, la situation contractuelle des trois recrues tombe drôlement bien.

Sagna a signé pour le reste de la saison 2018, avec une option pour 2019. C’est aussi ce que contient l'entente d’Azira. Celle d’Amarikwa vient tout simplement à échéance à la fin de cette saison. L’Impact s’offre ainsi de la marge de manœuvre pour préparer la prochaine saison, même si cela signifie, à court terme, de faire remonter l’âge moyen d’un effectif qu’il a cherché à rajeunir cette année.

Le directeur technique a d’ailleurs soutenu, non sans raison, que l’arrivée d’un joueur d’expérience et de talent comme Sagna pourra aider ses plus jeunes coéquipiers. Les cas de ses collègues au poste d’arrière droit Michael Petrasso (23 ans) et Chris Duvall (26 ans), qui ne connaissent pas une saison à tout casser, sautent aux yeux.

« Quand tu acquiers de bons joueurs avec beaucoup d’expérience, ça améliore tout le monde autour d’eux, tant sur le terrain que hors du terrain, a affirmé Braz. Pour moi, c’est un plus. Les autres joueurs qui jouent au même poste peuvent apprendre de lui. »

La structure de club

Le recrutement, donc, est pour ainsi dire terminé, même si l’équipe peut encore embaucher des joueurs libres de tout contrat d’ici la mi-septembre. Mais les discussions à ce sujet ne le sont sans doute pas. Les commentaires de Rémi Garde, plus tôt cette semaine, au sujet de la « structure de club » à l’Impact ont semblé alimenter les débats à l’interne.

Questionné sur les propos de l’entraîneur-chef, Braz a reconnu qu’une analyse constante de la structure de l’organisation était cruciale.

« Le plus important, c’est de ne jamais penser qu’on est correct tel quel, que ce soit pour l’effectif ou pour la structure, a-t-il précisé. Il faut voir comment on peut s’améliorer. »

Pour le recrutement, je pense que plus tu as de dépisteurs, mieux se porte le club. Si tu regardes au plus haut niveau, les clubs qui ont les plus grosses ressources ont plusieurs dépisteurs. Plus tu en as, plus tu as des chances de viser différents marchés du monde.

Adam Braz

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