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chronique

Les Alouettes ou le camp qui ne finit plus

Stefan Logan et Kavis Reed ont la mine basse.
Le directeur Kavis Reed n'a plus l'excuse d'avoir hérité des joueurs de Jim Popp. Photo: La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Jean St-Onge

BILLET - Pendant que la plupart des équipes atteignent leur vitesse de croisière et procèdent à quelques ajustements, les Alouettes donnent l'impression d'être dans un camp perpétuel.

Que ce soit en raison d’une évaluation déficiente du talent ou à cause des blessures, la direction a changé la moitié de l'équipe depuis le début de la saison.

Les portes tournantes de la ligne offensive en sont le plus bel exemple. Sept matchs, sept combinaisons différentes sur la ligne.

Dès le début de camp, on a renvoyé Jovan Olafioye pour une question d’argent. L’état-major jugeait qu’il présentait un trop grand risque de blessure pour le salaire qu’il recevait. L’ennui, c’est qu’il n’y avait personne apte à prendre sa place.

Les Alouettes ont acquis le vétéran Ryan Bomben juste avant le repêchage. La semaine dernière, ils l’ont échangé pour boucher un trou dans la ligne tertiaire.

L’entraîneur de la ligne offensive Paul Dunn a maintenant de 8 à 10 joueurs en santé. Aura-t-il le luxe de travailler avec la même ligne deux semaines d’affilée?

Une défense reconstruite (encore)

Quand la saison s’est amorcée, 9 des 12 partants étaient de nouveaux venus, ce qui est déjà une transformation majeure.

Vendredi, contre les Tiger-Cats, il ne restait que quatre partants à la même position que lors du premier match (Muamba, Campbell, Baron et Ackie).

Dans ce cas-ci, c’est surtout en raison des blessures. Avec trois demis défensifs sur la liste des blessés à long terme, les entraîneurs ont dû déplacer plusieurs joueurs sur la tertiaire.

Mais il y a également des choix du personnel de football comme le retour tardif de Chip Cox et le départ de Jamaal Westerman dans l'échange pour Manziel.

Quel est le plan?

Un peu de stabilité ne nuirait certainement pas aux Alouettes.

On aura une meilleure idée de la qualité du personnel d’entraîneurs si on les laisse travailler avec les mêmes joueurs pendant quelques semaines consécutives.

Et, comme Mike Sherman le faisait remarquer, il n’y a pas beaucoup de bons joueurs de football sans emploi qui restent à côté de leur téléphone à attendre un appel de la Ligue canadienne.

Les joueurs américains susceptibles de venir jouer dans la LCF sont dans les camps de la NFL et ne seront pas disponibles avant le mois de septembre.

Tant pour les joueurs que pour les partisans, ce serait intéressant de voir un plan que l’on tente de respecter.

Dans l'intersaison, on nous a dit avoir mis l’accent sur le talent canadien et sur la ligne à l’attaque.

Pour ce qui est du talent canadien, on était fier d’avoir fait les acquisitions d'Henoc Muamba et de Jamaal Westerman, deux étoiles en défense.

Moins d’une demi-saison plus tard, Westerman a été échangé. Un véritable chasseur de quart, canadien en plus, n’est pas facile à trouver.

Pour ce qui est de la ligne offensive reconstruite, les éléments sont peut-être finalement arrivés, notamment avec les jeunes Rutherford et Johnstone, mais a-t-on un plan ou en est-on encore à l’évaluation du personnel en place?

Bref, y a-t-il un pilote dans l’avion? Si oui, pourrait-il trouver un plan de vol rapidement?

L’an dernier, Kavis Reed a travaillé avec l’héritage de Jim Popp. Cette année, il n’a plus cette excuse. L’équipe sur le terrain est celle qu’il a choisie et elle a une fiche d’une victoire et de six défaites.

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