•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Joueurs de quidditch : des magiciens, des athlètes ou des hurluberlus?

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des joueurs des Aurors d'Edmonton s'affrontent lors d'un match intra-équipe.

Le quidditch est un sport qui gagne en popularité dans le monde.

Photo : Radio-Canada / Patrick Henri

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Vingt et un ans après la parution du premier livre et 17 ans après le premier film d'Harry Potter, le quidditch est un sport qui ne cesse de gagner en popularité, partout dans le monde.

Un texte de Patrick Henri

Quand on les voit une première fois, les joueurs de quidditch semblent très étranges.

Ils sont quatorze divisés en deux équipes, se lancent des ballons de différentes couleurs, portent des bandeaux de multiples couleurs et, surtout, ils courent avec un bâton entre les jambes.

Ah oui! Une personne habillée en jaune court dans toutes les directions, avec derrière elle, une balle tennis qui pend dans un bas.

Qui sont ces gens?

Des hurluberlus?

Des magiciens?

Des athlètes?

Lors de l’apparition du sport, en 2005, à l’Université américaine de Middlebury, au Vermont, on retrouvait un peu de tout.

Des hurluberlus déguisés en magiciens et des athlètes qui tentaient de leur mieux de recréer le sport inventé par l’auteur d’Harry Potter, J.K. Rowlling.

Treize ans plus tard, les magiciens ont complètement disparu et les athlètes représentent la grande majorité des joueurs qui composent les équipes de quidditch.

Beaucoup de joueurs n’ont jamais lu ou vu Harry Potter et sont de grands passionnés de quidditch.

Chris Radojewski, capitaine, Aurors d’Edmonton

C’est l’amour d’Harry Potter qui a d’abord attiré Chris Radojewski vers le quidditch. Membre de l’équipe d’athlétisme de l’Université d’Ottawa, il s’est joint à l’équipe de quidditch de l’université et, depuis, il n’a jamais cessé de jouer. Il a même représenté le Canada trois fois sur la scène mondiale.

Des joueurs des Aurors d'Edmonton s'affrontent lors d'un match amical.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bâton (balai) est un accessoire essentiel à la pratique du quidditch

Photo : Radio-Canada

Un sport en croissance

En 2009, l’Association internationale de quidditch (IQA) a vu le jour. Elle compte aujourd’hui une quarantaine de pays membres, dont le Canada.

Quidditch Canada gère le sport au pays depuis 2011. Selon l’association, on compte plus de 630 joueurs au pays.

Plusieurs équipes sont associées à des universités, d’autres, comme les Aurors d’Edmonton, sont des équipes communautaires.

Une Coupe du monde est présentée aux deux ans depuis 2012. Cette année-là, à Oxford en Angleterre, le Canada a pris le quatrième rang.

Deux ans plus tard, à Burnaby en Colombie-Britannique, l’équipe hôtesse a remporté la médaille de bronze.

En 2016, À Francfort en Allemagne, le Canada s’est à nouveau retrouvé en quatrième place.

Cette année, le tournoi a été plus difficile alors que nos représentants ont terminé au neuvième rang, lors de l’événement présenté à Florence en Italie.

En 2012, il n’y avait que cinq équipes. En juillet 2018, ce sont 29 équipes qui se sont affrontées en Italie.

Pas si compliqué

Le quidditch semble être un sport compliqué, mais dans les faits, ce n’est pas si difficile à comprendre.

Joueurs des Aurors d'EdmontonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les joueurs de quidditch ont des bandeaux blancs, noirs, verts ou jaunes

Photo : Radio-Canada

Les joueurs aux bandeaux blancs sont les poursuiveurs. Ils tentent de lancer le ballon blanc, le souafle, dans les anneaux pour marquer des points.

Les joueurs portant des bandeaux noirs sont les batteurs. Ils lancent les ballons foncés, les cognards, sur les joueurs adverses pour les mettre hors-jeu.

Le joueur au bandeau vert est le gardien. Il doit empêcher le souafle de traverser les anneaux de son équipe.

Enfin, l’attrapeur porte un bandeau jaune. Il doit tenter d’attraper le vif d’or, une balle jaune dans un bas, qui pend derrière un joueur neutre, habillé de jaune. C’est à cette position que jouait Harry Potter.

Le vif d’or fait son entrée dans le jeu à la 18e minute. Quand il est attrapé, la partie est terminée.

Le sport comprend des éléments provenant d’autres sports.

- Handball : on doit contrôler le ballon, faire des passes et tenter de marquer

- Rugby : on peut plaquer un joueur et tenter de lui arracher le ballon des mains

- Ballon chasseur : on lance des ballons sur les joueurs pour les mettre hors-jeu

- Flag football : on doit retirer le vif d’or attaché derrière un joueur

Parmi les éléments qui sont exclusifs au quidditch, il y a les trois anneaux aux deux bouts du terrain dans lesquels on peut lancer le souafle, d’un côté ou de l’autre, pour marquer des points et la présence d’un bâton (balai) entre les jambes des joueurs.

Si on n’avait pas le balai, ce serait plus comme le handball. Ça ajoute un élément difficile dans un sport plein de contacts.

Michelle Ferguson, Aurors d'Edmonton

Un sport inclusif

Des joueurs des Aurors d'Edmonton lors d'un match amical. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le quidditch comprend des éléments de plusieurs autres sports, dont le ballon prisonnier.

Photo : Radio-Canada

L’inclusion est un des aspects du sport qui fait la fierté des joueurs. À l’origine, l’inclusion voulait dire que le sport accueillait autant les athlètes que les non-athlètes.

C’est encore vrai selon Michelle Ferguson. Elle dit qu’il arrive fréquemment que de nouveaux joueurs se joignent aux Aurors après avoir mis tous sports de côté pendant quelques années.

Beaucoup de gens arrêtent de pratiquer des sports après l’école secondaire, surtout des femmes. Parce que le quidditch est un sport accueillant, beaucoup de gens viennent essayer de jouer et décident de continuer.

Michelle Ferguson, Aurors d'Edmonton

Aujourd’hui, les règlements officiels du sport font de l’inclusion une obligation

Extrait de la version française de « IQA Rulebook 2016-2018 »

1.5. Règle des « quatre maximum ».

  • Au cours d’un match de quidditch, chaque équipe peut aligner en même temps sur le terrain au maximum quatre joueurs, sans compter l’attrapeur, s’identifiant au même genre (homme, femme ou non-binaire). C’est ce qu’on appelle communément la règle des « quatre maximum ». Le genre auquel un joueur s’identifie peut correspondre ou non au sexe de cette personne. L’IQA accepte ceux qui ne s’identifient pas au système de genre binaire (tous les joueurs ne s’identifient pas au genre « homme » ou « femme »). Tout le monde, quel que soit son origine ou son genre, peut jouer au quidditch.

Version jeunesse

Le quidditch s’est développé au sein des universités et c’est encore beaucoup de jeunes adultes qui le pratiquent aujourd’hui.

Il existe cependant une version « jeunesse » du sport, le kidditch. Cette version du jeu comprend des règles simplifiées et ne permet aucun contact physique entre les joueurs. Le bâton est aussi remplacé par une nouille en mousse.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !