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L'Impact maintient sa version des faits sur l'échec du transfert de Jimmy Briand

Point de presse de Rémi Garde et Adam Braz

« Salut, moi c'est Jimmy! » La blague de Daniel Lovitz, qui s'est présenté à ses coéquipiers en ces mots à son arrivée au centre d'entraînement de l'Impact, montre qu'on est déjà passé à autre chose dans le vestiaire montréalais après le transfert avorté de Jimmy Briand. Mais devant les micros, vendredi, l'affaire a continué de faire jaser.

Un texte d'Olivier Tremblay

Le milieu de terrain Samuel Piette, qui a révélé l’anecdote au grand jour, était prêt à accueillir des renforts, mais il assure que ça ne change rien pour l'équipe.

Rémi Garde, lui, croyait que Briand pourrait même être à sa disposition dès samedi, lorsque son équipe affrontera l'Atlanta United au stade Saputo. L’Impact, cependant, a persisté et signé au lendemain de cet échec des négociations : de nouvelles demandes ont fait dérailler l’embauche.

L’entraîneur-chef, qui dit avoir discuté à quelques reprises avec Briand au cours du processus, a tenu à préciser qu’il n’avait pas directement participé aux pourparlers – le vice-président Nick De Santis s’est acquitté de cette tâche –, même s’il en était bien informé.

« Je suis très déçu, évidemment, a reconnu Garde. Je pensais même pouvoir compter sur Jimmy en fin de semaine. C’est comme ça dans le foot. Tant que ce n’est pas signé, ça peut arriver. Il y a d’autres exemples. Je ne peux que regretter l’issue de ce dossier, car Jimmy était un joueur pour lequel j’avais beaucoup d’espoirs. »

Le cas de Briand a rappelé à Garde celui de l’ailier Malcom, qui jouait jusqu’à tout récemment pour Bordeaux. L’AS Rome attendait patiemment l’arrivée du joueur en Italie, cette semaine, après avoir conclu un accord avec le club bordelais. Mais Malcom a finalement atterri dans la cour du FC Barcelone, avec lequel il s’est engagé formellement.

« Chaque dollar compte » pour la MLS

L’échec de l’embauche de Briand a cependant de particulier que les requêtes de dernière minute auxquelles l’Impact fait référence depuis jeudi auraient eu des répercussions considérables sur le budget salarial de l’équipe.

C'est ce qu'a soutenu vendredi le directeur technique de l'équipe, Adam Braz, qui n’a pas voulu confirmer la nature des demandes ni quelque montant que ce soit.

Entre-temps, l’agent de Jimmy Briand a continué d’affirmer à plusieurs médias que c’est plutôt l’absence d’une garantie écrite pour un ensemble d’avantages parallèles au contrat sportif qui a posé problème.

Braz, de son côté, a souligné que chaque point de négociation – indemnité de transfert, allocations prévues pour le logement ou le déplacement, etc. – peut faire grimper la valeur du contrat du joueur aux yeux de la MLS.

« Il devait y avoir une indemnité de transfert, ce qui n’était pas prévu. C’était un grand geste de bonne volonté de notre président pour finaliser les négociations et faire venir le joueur ici rapidement. Ç’a changé les chiffres du contrat. Chaque dollar compte dans le monde du budget salarial de la MLS. Ajouter des choses, ça ne change pas rien. »

Nick De Santis avait conclu un accord avec le clan du joueur, a répété Braz. L’équipe prévoyait utiliser un montant d’allocation ciblé (TAM) pour diminuer la charge salariale de Briand, qui n’aurait donc pas été le troisième joueur désigné de l’Impact.

Le club, pour embaucher un troisième joueur désigné, aurait dû verser 150 000 $ américains par année à la ligue. L'attaquant aurait été un « joueur TAM » bien payé, selon Braz, qui a semblé fermer la porte définitivement à une association avec Briand.

Les règlements de la MLS prévoient un plafond d’environ 1,5 million de dollars pour la rémunération d’un joueur TAM.

Un joueur TAM est dans la même fourchette qu’un joueur désigné. C’est une étiquette, un mécanisme d’acquisition. Tu peux avoir un joueur TAM qui serait aussi un joueur désigné. Le plus important, c’est d’avoir une entente avec le joueur, et nous pensions que nous avions ça.

Adam Braz, directeur technique de l'Impact de Montréal

« Tout était prêt par rapport aux documents de la MLS pour le contrat de Jimmy et l’indemnité avec Guingamp, a ajouté le directeur technique. Il y avait des billets d’avion pour lui et pour sa famille. Mais il a choisi de ne pas signer et de ne pas prendre l’avion, malheureusement. »

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