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Amélie Kretz veut relancer sa saison au triathlon d’Edmonton

Amélie Kretz sur son vélo, devant des spectateurs

Amélie Kretz n'a pu faire mieux qu'une 23e place cette saison en Séries mondiales.

Photo : La Presse canadienne / Jeff Pachoud

Radio-Canada

La forme y est, mais pas les résultats. La Québécoise Amélie Kretz espère sortir la tête de l'eau vendredi soir à l'étape albertaine des Séries mondiales de triathlon.

Un texte d’Antoine Deshaies

Amélie Kretz vient de rentrer au pays après sept mois passés sur d’autres continents. L’athlète de 25 ans espère que ses trois prochaines compétitions en sol canadien lui apporteront un peu de réjouissance après quelques mois difficiles.

À ses trois premières épreuves des Séries mondiales de triathlon, Kretz n’a pu faire mieux qu’une 23e place, au Japon, en mai. Elle a terminé 38e à Hambourg en juillet et a été contrainte à l’abandon à Leeds, en Angleterre, au mois de juin, en raison d’un virus intestinal contracté dans l’eau lors d’une épreuve précédente.

« L’entraînement va très bien et je suis en meilleure forme que mes résultats le montrent, affirme l’athlète de Blainville en entrevue à Radio-Canada Sports. C’est décevant de ne pas être capable d’obtenir de meilleurs résultats. Ça fait deux courses que je me fais brasser pas mal dans l’eau. Je dois être plus agressive à la nage. Des fois, ça prend aussi juste un peu de chance. »

Kretz participera d’abord au sprint du triathlon d’Edmonton vendredi soir. La course sera d’ailleurs diffusée en direct sur le site Internet des sports de Radio-Canada. Kretz sera aussi au départ des Championnats canadiens à Kelowna, les 18 et 19 août, avant de courir devant les siens pour la première fois à l’étape montréalaise des Séries mondiales.

Elle avait mis un trait sur Montréal en 2016 parce que la course était trop rapprochée des Jeux de Rio, où elle a d’ailleurs pris le 34e rang. En 2017, Triathlon Canada ne l’a pas sélectionnée.

« En début de saison, c’est bien sûr l’épreuve que j’ai ciblée sur mon calendrier, dit Kretz. J’ai vraiment hâte de voir ce que je peux faire devant le public montréalais. »

Une saison complète sans l’aide de Triathlon Canada

Amélie Kretz se trouve au 73e rang du classement de la Fédération internationale. Seules les Canadiennes Joanna Brown (7e) et Dominika Jamnicky (40e) la devancent.

Pourtant, la Québécoise affirme ne pas recevoir d'aide de Triathlon Canada ni de Sport Canada, parce qu'elle s’entraîne tout l’hiver en Australie avec le Néo-Zélandais Jamie Turner. Une fois la saison amorcée, elle établit son camp de base en Espagne.

Puisqu’elle s’entraîne hors du cadre établi par sa fédération, elle n’a droit à aucune aide.

« C’est fâchant et j’ai essayé de faire infirmer leur décision, mais c’est comme ça, confie Kretz. C’est leur politique, mais ça pourrait changer l’an prochain. Selon moi, c’est impossible d’atteindre le plus haut niveau en restant au Canada. Je me concentre à m’entraîner et à leur prouver qu’ils n’ont pas pris la bonne décision. »

Elle finance donc sa saison avec ses propres commanditaires et grâce à une contribution de la Fédération québécoise de triathlon.

En fait, Triathlon Canada ne paie que ses déplacements pour les épreuves de relais lorsqu’elle est sélectionnée. Son déplacement à Edmonton est donc payé, mais pas pour celui à Montréal, où il n'y aura pas de relais.

« C’est moins grave parce que je vais dormir chez mes parents », mentionne-t-elle.

Les yeux sur Tokyo et le nouveau relais

Avant même la fin des Jeux de Rio, elle se voyait déjà à ceux de Tokyo.

« C’est la première chose à laquelle j’ai pensé en franchissant le fil d’arrivée, confie-t-elle. J’étais déçue de ma 34e place et je savais que je pouvais faire mieux. On est à deux ans des Jeux et il me reste beaucoup de travail pour me qualifier. »

Pour la première fois, en 2020, une épreuve de relais mixte en triathlon sera présentée aux Olympiques. L’occasion, pour le CIO, de hausser le nombre d’épreuves sans faire fluctuer le nombre d’athlètes.

Au relais par équipe, deux femmes et deux hommes de chaque pays se succèdent sur un parcours de 300 m de nage, 8 km de vélo et 2 km de course à pied.

En comparaison, les athlètes franchissent 1,5 km à la nage, 40 km en vélo et 10 km à la course en solo.

« J’aime beaucoup la formule parce qu’elle est tellement différente de la routine, explique Kretz. On doit penser à l’équipe et pas seulement à notre personne. L’ambiance est vraiment agréable, mais la distance est difficile. L’effort dure environ 20 minutes et ça fait vraiment mal. »

Un mal pour un bien. C’est une occasion supplémentaire pour le peloton de remporter une médaille olympique.

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